L’APPA soutient « Le rire médecin » : (re)découvrez l’interview du Pr. Philippe Hubert


« On a été le premier service de réanimation en France à accueillir des clowns… »

(Interview réalisée dans le magazine des 40 ans de l’APPA, publiée en janvier 2021)


Ancien chef de service en réanimation pédiatrique à l’hôpital Necker – Enfants malades, Dr. Philippe Hubert, aujourd’hui retraité, préside l’association Le Rire médecin qui a fêté ses 30 ans en 2021. Il a traversé l’Atlantique en 14 jours sur le voilier « Lamotte / Module Création » skippé par Luke Berry. Itinéraire d’un médecin engagé…

Comment avez-vous découvert les clowns à l’hôpital ?

La réanimation, ça paraît assez loin des clowns mais, pendant ma carrière, j’ai eu la chance d’avoir un chef de service qui s’intéressait beaucoup à la dimension psychologique et relationnelle des soins, vécue par les enfants et par leur entourage. Pendant de nombreuses années, par exemple, un psychiatre pédiatrique est intervenu dans le service. De nombreuses choses ont été lancées à son initiative – et avec la demande soutenue d’une infirmière, afin de développer une approche médicale aussi large que possible, pas seulement technicienne mais aussi familiale. Là-dessus s’est greffée, à l’époque, une demande de Caroline Simonds, la fondatrice du Rire médecin, qui nous a proposé de faire intervenir les clowns. Ils étaient déjà présents en immuno-hématologie, un service ultra-spécialisé avec des enfants originaires de toute la France dont certains, hélas, atterrissaient en réanimation. Ils connaissaient donc bien les clowns, en raison de leur situation d’hospitalisation de longue durée, c’est pourquoi Caroline nous a proposé de prolonger les visites dans notre service. Je vous avoue, au départ, que j’avais quelques réserves car je connaissais mal leur travail et je ne voyais pas très bien comment cela pouvait fonctionner en réa. Nous avons finalement accepté et, très rapidement, tous les doutes ont été levés grâce à un fonctionnement efficace et des résultats très positifs ! On a été le premier service de réanimation en France à accueillir les clowns. Depuis, plein d’autres ont suivi…

Quels sont ces « résultats » ?

Pour les enfants malades, c’est un plus, indéniable, qui est lié à la régularité des visites (jusqu’à deux fois par semaine) et à l’importance du rire, des bulles d’évasion, dans les moments difficiles. Plus largement, les clowns forment aussi un outil de médiation avec les frères et sœurs, les parents, les équipes soignantes (infirmiers, médecins, etc.). D’ailleurs, comme souvent en réanimation, nous avons développé des relations humaines très fortes, parfois amicales, avec ces artistes professionnels, même au-delà du cadre de l’hôpital.

Pourquoi vous êtes-vous engagé dans l’association ?

Caroline Simonds m’avait sollicité, à plusieurs reprises, pour participer à des réunions, réfléchir à la formation des clowns, etc. Un jour, elle m’a contacté pour me proposer de prendre la succession d’un confrère, qui était également réanimateur pédiatrique mais ne pouvait plus assumer la présidence. J’ai un peu réfléchi et accepté la mission avec beaucoup de plaisir. Je suis donc arrivé dans l’association, en mars 2017, en tant que président, sans la connaître véritablement de l’intérieur. Les premiers mois ont été un peu compliqués car la situation n’était pas très favorable, mais nous avons beaucoup travaillé pour résoudre les difficultés. On a pu faire des recrutements et mettre l’accent sur la gestion administrative et financière. C’est fondamental quand on manipule des sommes d’argent importantes, issues de dons, et que l’on travaille avec des artistes.

Comment l’association a-t-elle fonctionné durant la crise sanitaire ?

2020 a été une année assez particulière, comme vous pouvez l’imaginer, car nous venions justement de finaliser notre plan stratégique pour développer l’association et intervenir sur de nouveaux territoires. Il y a beaucoup d’autres clowns intervenant dans les hôpitaux ; l’objectif n’est évidemment pas de s’additionner aux activités en place, mais de remplir les espaces vides. Pendant le confinement, les comédiens-clowns étaient éloignés des enfants pour des raisons sanitaires, mais on a réussi à organiser un relais vidéo, qui a finalement très bien fonctionné. Nous avons également profité de cette période pour préparer le 30e anniversaire de l’association, en 2021, afin de communiquer sur notre projet et nos actions, notamment en direction des médias.

Pour en savoir plus ou soutenir Le Rire Médecin :

L’association réunionnaise éclats des îles – rencontre avec Pernette


L’association Éclats de l’île propose des interventions de « clowns hospitaliers » dans les services pédiatriques du CHU de l’île de La Réunion.


Les clowns sont tous des comédiens professionnels sélectionnés par l’association et bénéficiant de formations spécifiques pour intervenir à l’hôpital. Toujours en duo, ils cherchent par leurs interventions dans les services, à redonner aux jeunes patients leur place d’enfant en permettant l’accès au jeu et au rêve. Ils interviennent à raison de deux journées par semaine sur chaque site du CHU de La Réunion. Les clowns interviennent toujours en étroite collaboration avec le personnel soignant et adaptent leurs interventions aux réalités des patients et de leurs proches. Les clowns sont soumis au secret professionnel et peuvent ainsi bénéficier d’informations lors des transmissions pour être au plus juste de chaque situation. Ils peuvent également être sollicités pour accompagner les actes de soins potentiellement douloureux avec l’accord de l’enfant et de ses parents. Depuis sa création Éclats de l’île a pu visiter plus de 7 000 enfants hospitalisés. Afin de mieux cerner et comprendre leurs actions nous avons pu rencontrer l’un des clowns hospitaliers de l’association et nous lui laissons la parole.

Rencontre avec Pernette, Artiste, Clown Hospitalier à Éclats de l’île

Bonjour, alors tout d’abord comment voulez-vous que je vous appelle ? Zaza, Pernette ou bien Isabelle ?

Zaza c’est mon nom de comédienne, Pernette c’est mon nom de clown hospitalier et sinon je suis Isabelle dans la vraie vie. Disons que pour aujourd’hui c’est un peu les trois que vous rencontrez …

Comment vous êtes-vous retrouvé à faire le clown à l’hôpital ?

Au départ je suis d’abord Infirmière DE. J’ai fait cela car à l’époque, mes parents ne voulaient pas que je devienne comédienne. Du coup, dans les années 1990 j’ai suivi leurs conseils et suis devenu IDE. Selon mes parents, comédien ce n’était pas un métier pour en vivre, alors j’ai travaillé une petite dizaine d’année comme infirmière. Durant les années 2000, à la Réunion, j’ai rencontré la ligue d’improvisation réunionnaise et j’ai recommencé à reprendre goût au théâtre. Finalement, j’ai fini par abandonner la blouse car le théâtre était vraiment ma vocation. En 2012 l’association Éclats de l’île a organisé des auditions et j’ai été recrutée à ce moment-là. Depuis, je retourne à l’hôpital mais sans blouse et avec le sourire et le nez rouge.

C’est quoi une journée type d’un clown à l’hôpital ?

Une journée à l’hôpital, nous démarrons vers 9 h par un tour du service en civil. Nous faisons des transmissions succinctes avec l’équipe médicale. Ces transmissions nous renseignent surtout sur l’état de santé des enfants, sur son état du jour, sur les précautions particulières d’hygiène à respecter. Nous cherchons également à avoir des informations de contexte sur la famille puisque nous intervenons également auprès des accompagnants.

Ensuite nous nous habillons en clown et nous faisons ce que nous appelons la parade. Nous défilons, toujours en duo, dans le couloir du service, avant de rentrer dans toutes les chambres où nous sommes autorisés à intervenir. Dans la chambre nous nous adaptons à chaque situation, nous pouvons commencer par un petit tour de magie, une petite chanson ou encore raconter une petite histoire. Nous faisons souvent des cabrioles et des âneries pour faire rire les enfants.

Nous pouvons effectuer plusieurs services le matin. Le midi, en civil nous prenons notre pause déjeuner puis nous revenons l’après-midi dans d’autres services de pédiatrie. On refait la parade puis, de chambre en chambre et tranquillement, notre journée se termine vers 16 h.

Comment se passent vos interventions avec les soignants ? Comment êtes-vous accueillis par les médecins et les équipes ?

En général c’est super. Nous sommes très bien reçus. Les soignants nous attendent souvent. Ils sont ravis de nous voir car les jours où nous sommes là, le service est plus détendu. Ils savent qu’il va y avoir de la musique, qu’ils vont pouvoir se détendre un peu. Parfois ils dansent un peu avec nous dans les couloirs. Toutefois nous sommes très attentifs, nous veillons à ne pas déranger les actions de soin, on se cale pour ne pas déranger la visite par exemple. On s’adapte tout simplement.

Vous intervenez dans quels services ?

Nous n’intervenons que dans les services de pédiatrie du CHU. Dans les services des petits mais aussi des grands. En oncologie pédiatrique, en HDJ pédiatrique, les urgences pédiatriques, la chirurgie pédiatrique mais aussi la dialyse pédiatrique à Saint-Denis, à Saint-Pierre nous allons chez les grands, les petits, la réa pédiatrique, les urgences, le service de mucoviscidose, l’HDJ et la chirurgie pédiatrique, le SSR aussi, voilà je crois que je n’ai rien oublié. Nous n’intervenons que sur le CHU et avec des jours fixes pour chaque site. Nous sommes 10 clowns hospitaliers dans l’association et nous intervenons toujours en duo. Nous organisons nos plannings à l’avance pour que nos interventions soient programmées dans les services.

Avez-vous une formation spécifique pour assurer votre mission de clown hospitalier ?

Nous sommes tous des artistes accomplis et des professionnels. Nous savons faire de la musique, jouer la comédie, certains d’entre nous sont plus magiciens ou jongleurs. Nous avons tous une formation initiale qui est assurée par le Rire Médecin qui vient régulièrement faire cette formation spécifique de clown hospitalier à La Réunion. Nous apprenons notamment comment se comporter en clown à l’hôpital. Nous avons une formation continue tout au long de l’année avec les services hospitaliers pour avoir des connaissances plus « médicales », par exemple nous avons pu avoir une formation autour de la douleur chez l’enfant ou autour des différents cancers chez l’enfant. Nous avons aussi eu une formation sur la dialyse et bien-sûr la première chose que nous apprenons ce sont les règles d’hygiènes à respecter dans un service pédiatrique. Nous sommes par exemple très informés sur les modes de contagions et les règles à respecter pour les limiter. Nous savons quel type de surblouse il faut mettre et quel type de masque il faut porter dans les différents lieux où nous intervenons. Bon c’est sûr que maintenant le masque on ne se pose plus la question et on le porte tout le temps.

Pouvez-vous partager une petite anecdote qui vous a marquée dans vos interventions

Il y en a plein, mais là tout de suite ce qui me revient c’est une rencontre en chirurgie infantile.

Durant les transmissions on nous avait dit que c’était un petit bébé de 6 mois et qu’il était avec sa maman qui était stressée, triste et pas contente d’être là car l’hospitalisation était plus longue et grave que prévue. Lorsque nous sommes rentrés dans la chambre le bébé est dans son lit avec maman à côté, avec un visage fermé. Nous avons commencé à chanter une petite berceuse de notre répertoire et l’enfant a levé les yeux vers nous et avec notre ukulélé, tout de suite, il a souri. Nous avons senti que la musique lui faisait du bien. Tout le temps où nous sommes restés avec lui et sa maman, il avait un énorme sourire. Il était vraiment séduit par le son du ukulélé et la maman le regardait tout sourire. Puis au bout d’un moment elle a commencé à nous regarder aussi en souriant et on a senti que cela lui faisait du bien de voir son enfant sourire.

Voilà ce sont ce genre de petits moments un peu magiques qui sont importants pour nous et qui nous permettent de garder notre motivation. Ce que nous faisons, cela reste d’abord des moments d’humanité au-delà de moments de détente dans des instants qui sont souvent stressants pour les enfants et les parents. C’est beau de voir que pouvons apporter des vibrations plus positives.

Merci Pernette et nous vous souhaitons bon courage dans la poursuite de vos actions pour les enfants. Bonne journée et pouêt-pouêt…

L’APPA est fière de soutenir et de vous présenter l’association Eclats de l’île

En 2003, Anne Tixier a eu l’idée de mettre en place, à la Réunion, une association de clowns à l’hôpital.

En collaboration avec le docteur Yves Réguerre, directeur du service d’oncologie pédiatrique de l’Hôpital universitaire Félix Guyon de Bellepierre, ils fondent l’association Éclats de l’île.

Anne TIXIER mise sur l’expérience et le professionnalisme du Rire Médecin pour bâtir l’association mais aussi pour recruter et former les premiers comédiens clowns de La Réunion.

En 2005, débutent les premières journées des clowns, aujourd’hui, l’association continue son ascension en recrutant de nouveaux comédiens et en multipliant les apparitions.

Tous les clowns d’Éclats de l’île sont des acteurs professionnels, des artistes issus de l’univers du cirque, du théâtre ou de la musique.

Le but de l’association est de dédramatiser l’hospitalisation, de permettre aux enfants de 0 à 18 ans et à leurs proches de retrouver le sourire.

Pour les enfants : Recréer à l’hôpital une parenthèse, où la joie, le jeu, la musique, l’imaginaire et la poésie peuvent prendre leur place et améliorer le vécu des soins et de l’hôpital. Le maintien d’un univers imaginaire et le jeu aident l’enfant à développer des ressources nouvelles et des mécanismes de résilience pour faire face à l’hospitalisation : gestion de la douleur, détresse émotionnelle, solitude.

Pour les parents : Permettre de s’évader, de faire une pause, mais aussi d’avoir de l’énergie pour mieux vivre la maladie de son enfant.

Pour les soignants : Soutenir le personnel soignant en lui offrant des moments ludiques et joyeux dans un cadre professionnel plus agréable.

Il s’agit également d’une collaboration entre clowns et soignants, les clowns peuvent être en mesure de fournir des informations complémentaires, non médicales qui sont parfois utiles pour le suivi des enfants hospitalisés.

De nouveaux projets sont attendus en 2023, notamment « l’école solidaire » qui a pour but de développer et faciliter, avec les inspecteurs académiques, les équipes enseignantes, les principaux et proviseurs, l’émergence de projets solidaires pour l’association et qui permettront la sensibilisation des enfants.

« Réuni’tour II » : Des circuits à parcourir à vélos qui permettrons de récolter des fonds. La première session du « Réuni’tour » avait permis le financement de 2 simulateurs d’IRM ainsi que 80 interventions des comédiens-clowns.

Des projets qui nous tiennent à cœur et que nous aurons l’occasion de vous faire partager.

Pour en savoir plus ou soutenir l’association Eclat de l’île : www.eclatsdelile.com

Replay webinaire : « Statut, droits, rémunération : Psychiatres hospitaliers, tout ce que vous devez savoir 


Si vous l’avez manqué, le mercredi 16 novembre se tenait le webinaire organisé par le Congrès Français de Psychiatrie.


Au programme, des informations sur vos droits statutaires, un décryptage des nouvelles réformes et leurs impacts sur vos statuts et émoluments hospitaliers.

Vous découvrirez également comment l’association APPA s’engage au quotidien pour améliorer la qualité de vie au travail des praticiens hospitaliers et des internes et les outils qu’elle met en place au quotidien pour les aider à faire face aux risques psychosociaux.

  • Visualisez dès à présent le replay :

  • Ont participé à ce webinaire :
    Gérard Shadili, psychiatre addictologue et administrateur de l’APPA.
    Marc Betremieux, psychiatre et vice-président de l’association APPA
    Elisabeth Gery, responsable marketing et développement chez BESSE pour le compte de l’APPA
    Julie Morales, chargée de marketing chez BESSE et pour le compte de l’APPA

    Les équipes Bessé-APPA seront présentes au prochain Congrès Français de Psychiatrie ce 1er et 2 décembre, au stand n°63.

    Le replay de l’édition 2021 sur, notamment les carences des droits statutaires en protection sociale des praticiens hospitaliers et des internes est disponible sur le lien suivant : https://www.appa-asso.org/2021/11/18/webinaire-carco/
    À très vite !

Interview de Marion Giry et Valentin de la Noue, membres de l’association ANJMIR


« La Médecine Intensive et Réanimation a vraiment pris un tournant, depuis plusieurs années, sur les questions de qualité de vie au travail car nous savons tous qu’un médecin malheureux est un médecin qui soigne mal… »

L’APPA soutient l’Association Nationale des Jeunes Médecins Intensivistes Réanimateurs (ANJMIR) qui représente les internes et jeunes praticiens de la spécialité et se mobilise également sur le sujet de la qualité de vie au travail. Échanges avec Marion Giry et Valentin Villiers de la Noue, Présidente et Secrétaire général de l’association.


Qu’est-ce que l’ANJMIR ?

Marion

L’ANJMIR a été créée en 2017 lorsque le nouveau DES (Diplôme d’Études Spécialisées) de Médecine Intensive – Réanimation (MIR) a été mis en œuvre. L’objectif était de réunir tous les nouveaux internes de cette spécialité, dans un cadre associatif, pour les représenter et les accompagner dans leur future carrière. Je faisais moi-même partie de la première promotion du diplôme et je suis engagée dans l’association depuis 4 ans. Tous les internes de la spécialité font partie de l’ANJMIR, ce qui représente environ 500 adhérents. Et un peu plus d’un millier avec les jeunes médecins…

Quelles sont ses missions ?

Valentin

Le premier objectif est d’informer les futurs internes sur la spécialité, notamment sur son mode d’exercice et les différents débouchés qu’elle permet. Ensuite, on a une mission d’intégration des nouveaux internes, lorsqu’ils ont fait leur choix, par exemple à travers des journées d’accueil ou des webinaires organisées en lien avec les sociétés savantes. La MIR est une discipline où il y a beaucoup de recherche et de nouvelles connaissances, donc notre rôle est d’encourager la formation et la pédagogie, de façon individuelle ou collective. L’ANJMIR intervient également pour favoriser la qualité de vie des internes et des médecins, au travail et en dehors, sachant que nous sommes dans une spécialité intensive, qui ne s’arrête jamais, sujette aux risques psychosociaux. Notre mission est ainsi de veiller aux bonnes conditions de travail, à la prise en compte des problèmes et à tout ce qui permet de garantir le travail en équipe, inhérent à la discipline. Nous avons enfin un pôle communication pour faire connaître la médecine intensive-réanimation auprès du grand public ainsi que pour créer du lien au sein de la spécialité. En ce moment, par exemple, nous préparons des informations sur les grandes avancées en recherche médicale induites par la spécialité.

La médecine intensive – réanimation a été très exposée durant la crise sanitaire… Quels en sont les impacts pour les internes et jeunes médecins que vous représentez ?

Marion

Le COVID a été effectivement une période où les réanimateurs ont été extrêmement sollicités. Nous n’avons pas encore le recul nécessaire, ni toutes les données, mais nous avons tous conscience qu’il y a eu une surcharge majeure de travail, avec un impact négatif sur les équipes médicales et paramédicales. Nous venons d’ailleurs de lancer une enquête pour interroger tous les internes de MIR de métropole et d’outre-mer sur leur qualité de vie au travail. L’objectif est d’évaluer la situation actuelle et de proposer des axes d’amélioration, à partir des résultats qui seront connus, analysés et publiés durant le premier semestre 2023.

Valentin

De façon générale, c’est un sujet qui nous tient beaucoup à cœur, à titre personnel et à l’échelle de l’ANJMIR. Quelle que soit leur spécialité, les internes sont très exposés aux risques de dépression, d’épuisement professionnel voire de suicide ; c’est une profession et un statut qui ont été très affectés par des drames à répétition et nous sommes tous très vigilants sur le sujet. En Médecine Intensive-Réanimation, nous avons aussi la chance de collaborer avec des sociétés savantes et un collège d’enseignants particulièrement mobilisés sur la question du temps de travail et des conditions d’exercice. La Médecine Intensive et Réanimation a vraiment pris un tournant, depuis plusieurs années, sur les questions de qualité de vie au travail car nous savons tous qu’un médecin malheureux est un médecin qui soigne mal…

Est-ce que vous collaborez sur ce sujet, comme sur d’autres, avec d’autres associations d’internes ?

Valentin

Oui, bien-sûr. Nous organisons par exemple des webinaires avec des associations d’autres spécialités lorsque certains sujets se recoupent. C’est le cas, par exemple, de la gériatrie. On a souvent entendu que les personnes âgées ne pouvaient pas aller en réanimation, ce qui n’est pas toujours vrai et cela nous a conduit à organiser un module d’information en commun. Nous partageons également des outils avec d’autres spécialités, comme les néphrologues ou les dermatologues, et entretenons aussi des liens avec les différents syndicats d’internes, à l’échelle locale et nationale.

Marion

Concernant notre enquête sur la qualité de vie au travail, nous avons souhaité la « limiter » à notre spécialité, afin d’avoir un aperçu réel et précis de la situation, en prenant en compte nos spécificités, comme le fait d’être une discipline « à gardes ». Une fois les résultats connus, les prochaines étapes consisteront peut-être à l’élargir et à discuter avec d’autres entités pour communiquer dessus et réfléchir à des moyens d’action collectifs.

Qu’est-ce que vous apporte le partenariat avec l’APPA ?

Marion

Au-delà du soutien financier, qui est important pour une structure comme la nôtre, nous sommes très heureux de collaborer avec l’APPA car nous partageons les mêmes valeurs. C’est une association qui se met entièrement au service de ses adhérents, tout en se mobilisant sur le sujet des risques psycho-sociaux et de la santé mentale des praticiens hospitaliers. C’est toujours enrichissant et valorisant d’avoir des partenaires qui sont sur la même longueur d’onde, car cela permet à la fois de travailler ensemble, de façon constructive et de s’entraider, au service de nos adhérents respectifs.

Quels sont les grands projets de l’ANJMIR pour 2023 ?

Marion

L’objectif, c’est de continuer à se développer et s’améliorer dans toutes nos missions. L’enquête en cours va être très importante pour identifier et trouver des solutions d’amélioration à la qualité de vie des internes dans notre discipline. Nous cherchons également à mieux faire connaître la spécialité auprès des externes mais aussi vers le grand public. Nous avons par exemple produit une série de vidéos, qui permettent d’expliquer concrètement le rôle d’un médecin de MIR et les différentes carrières possibles. La première a été diffusée début novembre et 9 autres vont suivre, tout au long de l’année…

Pour en savoir plus : anjmir.fr

Assistez au webinaire APPA organisé en partenariat avec le CFP le 16 novembre


Pour ceux qui l’ignorent encore, l’APPA organise également pour la 2ème année consécutive un webinaire sur le thème « Statuts, droits, rémunération : Psychiatres hospitaliers, tout ce que vous devez savoir ».



Les équipes Bessé-APPA seront présentes au Congrès Français de Psychiatrie (CFP) du 30 novembre au 3 décembre 2022 à Lille Grand Palais. Cette 14ème édition aura pour thématique « Transmettre ».

Vous pourrez retrouver nos équipes au stand n°63 ; que vous soyez adhérents ou simplement curieux de découvrir les offres prévoyance et santé des contrats APPA, n’hésitez pas à venir à leur rencontre.


Cet événement vous permettra d’être parfaitement informé sur la réforme des nouveaux statuts, vos droits statutaires et surtout de bien comprendre les impacts et conséquences sur votre protection sociale.

Y seront abordés : quelques exemples des spécificités de certains statuts, des modes de rémunération également à connaître pour bien comprendre leurs incidences sur les droits statutaires existants et surtout sur la nécessité de s’informer sur les lacunes du système et les solutions possibles pour se protéger.

Le webinaire se déroulera le mercredi 16 novembre à 12h30 ; les inscriptions en ligne sont déjà ouvertes ; pour y accéder, cliquez sur ce lien.

Interview du Dr Eric Henry et Catherine Cornibert, membres de l’association SPS


Catherine Cornibert et le Dr. Eric Henry font partis des fondateurs de l’association SPS (Soins aux Professionnels de la Santé) qui a vu le jour en 2015 et qui a pour mission d’accompagner tous les professionnels de la santé en souffrance et d’agir pour leur mieux-être.


Depuis 6 ans, Catherine Cornibert est notamment en charge des actions et de la communication de l’association. C’est en très grande partie grâce à elle que SPS a été reconnue d’intérêt public en 2019.

En 2020, l’arrivée du COVID propulse rapidement SPS comme une référence pour les professionnels de la santé et les institutionnels lui permettant ainsi l’année suivante d’être à l’initiative des projets « Soins aux Étudiants » et « Maisons des soignants ».

Face au mal-être de plus en plus croissant des professionnels de santé, SPS a lancé lors de la « rentrée 2022 » une campagne de prévention contre le suicide. Leur spot volontairement choquant pour alerter sur les dangers des risques psychosociaux est disponible depuis le 1er septembre sur ce lien.

L’APPA était présente lors de sa journée de lancement qui s’est déroulée le mardi 30 août à Paris à la Maison des soignants. Pour visualiser le programme, vous pouvez encore cliquer sur ce lien.

L’association en a profité pour réaliser une interview de Catherine Cornibert et du Dr. Eric Henry, tous deux à l’initiative du projet. Origine du projet, nécessité de réaliser une campagne coup de poing pour alerter sur les dangers psychologiques auxquels sont confrontés quotidiennement nos professionnels de santé ; ils nous disent tout !

Pour découvrir l’interview, rendez-vous sur ce lien.

L’APPA apporte son soutien financier à l’Ukraine


Fidèle à ses valeurs associatives et solidaires, l’APPA a décidé de soutenir financièrement l’Association Aide Médicale et Caritative France-Ukraine (AMCFU).


Fondée en 2014 à la suite du premier conflit dans le Donbass, l’ONG s’est donnée pour mission de construire un réseau de solidarité médicale et humanitaire entre la France et l’Ukraine. Concrètement, elle met en œuvre plusieurs projets comme des échanges de savoir-faire entre professionnels de santé, des convois d’aide humanitaire ou des dispositifs d’aides psychologiques auprès des populations fragilisées par le conflit.

Plusieurs hôpitaux français  se sont déjà mobilisés, par son intermédiaire, pour envoyer des médicaments et des équipements médicaux sur son terrain grâce à une tournée de camions entre les établissements.

Le don réalisé par l’association APPA a permis notamment l’achat de 11 840 trousses de premier secours et de participer à des convois : 28 camions chargés de médicaments, matériels, équipements et consommables médicaux, ainsi que des véhicules sanitaires pour procéder à l’évacuation des blessés des hôpitaux détruits ou endommagés.

Il a également contribué à financer la tenue de séances d’art-thérapie dispensées auprès d’orphelins et de jeunes traumatisés pris en charge par des établissements d’aide à l’enfance situés aux environs de Lviv et Ivano-Frankivsk en Ukraine.

Vous souhaitez obtenir plus d’informations sur l’association AMCFU ? Rendez-vous sur ce site : https://amc.ukr.fr/

Interview du Dr Danièle Goumard – L’Enfant à l’Hôpital


L’association L’enfant à l’hôpital, partenaire de l’APPA depuis plusieurs années maintenant, offre aux enfants une méthode d’apprentissage innovante qui allie technologie et jeux.


Elle aide ainsi l’enfant malade, handicapé ou en décrochage scolaire à poursuivre sa vie scolaire. Elle l’aide aussi à maintenir sa vie affective, sociale et culturelle, grâce à l’usage du logiciel Kolibri, une plateforme numérique offrant aux enfants une méthode leur permettant d’apprendre à travers les aventures des voyageurs.

L’association a récemment interviewé le Dr Danièle Goumard, trésorière de l’APPA.

Pour connaître l’association : L’enfant @ l’hôpital

Si vous aussi vous souhaitez soutenir cette association : Faire un don

Correspondant local APPA


La plupart d’entre vous ignorent peut-être ce qui se cache derrière cette appellation de « correspondant local ».
Alors, c’est le moment de le découvrir !


Un correspondant local APPA, c’est :

  • Un membre de l’APPA plus « engagé » que les autres dans la vie associative,
  • Le visage de l’association dans son CH et sa région,
  • Un garant de l’ancrage local de l’APPA,
  • Un relais de l’APPA pour en faire sa promotion au niveau local/régional.

Le saviez-vous ?

L’APPA compte déjà une vingtaine de corresponds locaux implantés dans plusieurs régions de France. Pour les situer et découvrir qui ils sont, accédez à leur cartographie en cliquant sur ce lien.

Intrigué(e) mais pas encore totalement convaincu(e) ?

Envoyez vos questions à contact@appa-asso.org et nous vous apporterons toutes les informations que vous souhaitez pour devenir correspondant local APPA.

Envie de rejoindre le réseau des correspondants locaux APPA ?

Rendez-vous sur notre page dédiée afin d’accéder à notre formulaire d’inscription : https://www.appa-asso.org/devenez-correspondant-local-appa/

L’APPA compte sur vous pour la faire connaître davantage !

En juin, venez retrouver les équipes Bessé-APPA lors des congrès médicaux !


Ce mois-ci, l’APPA sera présente sur trois congrès, dont deux à Paris et un à Lille.


Congrès de Pédiatrie

Le Congrès des Sociétés de Pédiatrie, organisé par la Société Française de Pédiatrie (SFP) se déroulera du 1er au 3 juin au Palais des Congrès à Lille.

Au programme : des conférences sur les actualités en pharmacovigilance pédiatrique, communication orale, phobies des graisses… et bien plus encore.

Pour découvrir le programme complet, cliquez ici

Pour vous inscrire, cliquez ici

Des questions sur vos contrats santé et/ou prévoyance ? Les équipes Bessé-APPA vous attendront sur le stand n°35 pour y répondre.

Congrès Urgences

Organisé par la Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU), le congrès Urgences se déroulera du 8 au 10 juin au Palais des Congrès à Paris.

Au programme : des sessions interactives, des ateliers et des programmes complets pour les médecins, médico-soignants et étudiants.

Pour vous inscrire, cliquez ici 

Pour découvrir tous les programmes, cliquez ici

Les équipes Bessé-APPA se tiendront à votre disposition au stand n°71.

Congrès SRLF

Le Congrès de la Société de Réanimation de Langue Française se déroulera du 22 au 24 juin au Palais des Congrès à Paris.

Au programme : des conférences sur les infections des personnes fragiles, le syndrome de microangiopathies thrombotiques, l’égalité femmes-hommes… et bien plus encore.

Pour découvrir le programme complet, cliquez ici

Pour vous inscrire, nous vous invitons à cliquer ici

Retrouvez les équipes Bessé-APPA au stand numéro 53.

N’hésitez pas à partager ces informations auprès de vos confrères. Nos équipes se feront un plaisir de les renseigner pour toute question liée à leur protection sociale statutaire et complémentaire.

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