Une stratégie de prévention des pathologies infectieuses qui nous attendent au tournant
Quelles sont les stratégies ou comportements que nous devons adopter face aux pathologies infectieuses qui risquent de ruiner nos journées et détériorer notre santé ?

Dr Crespin Codjo ADJIDÉ, Trésorier de l’APPA

A retenir :
Retrouvez ci-dessous les liens utiles sur les différentes vaccinations :
« La santé est comme l’amitié, sa valeur est rarement reconnue avant qu’elle ne soit perdue » (Proverbe Chinois). Ce n’est pas pour rien que tout le monde court derrière sa santé en espérant rejoindre l’autre monde en bonne santé. En effet, « Mourir en bonne santé », c’est le vœu le plus cher de tout bon vivant bien portant (Pierre Dac).
Pour atteindre ce sommet de l’Art du bien vivre, quelques petits gestes apparaissent sinon indispensables, du moins nécessaires :
- Se protéger
- Surveiller son état de santé
- Rester, à tout moment, informé(e) sur les dangers qui nous guettent
La Vaccination
À Méditer : la vaccination est un outil essentiel de santé publique, prévenant les maladies, réduisant la mortalité et protégeant les communautés. Elle est même l’action de santé publique la plus efficace dans la lutte contre les maladies infectieuses. À l’exception de l’assainissement des eaux, aucune modalité d’intervention n’a eu autant d’impact sur la réduction de la mortalité et la croissance de la population (Santé Publique France).
La prévention des infections respiratoires aiguës (IRA)
Les infections respiratoires aiguës sont causées par divers virus, notamment le SARS-CoV-2 (COVID-19), les virus grippaux, le virus respiratoire syncytial (VRS), le rhinovirus et le métapneumovirus.
Les virus grippaux ainsi que d’autres virus respiratoires comme le VRS suivent une circulation saisonnière, des épidémies de grippe et de bronchiolite survenant généralement chaque année entre octobre et mars.
Le SARS-CoV-2, à l’origine de la COVID-19, ne semble pas pour l’instant avoir de saisonnalité marquée avec des vagues observées tout au long de l’année, mais la période hivernale peut favoriser sa circulation.
La concomitance de la circulation de ces différents virus peut constituer un enjeu d’importance pour le système de santé (Santé publique France).
Le moyen le plus efficace pour prévenir les IRA est la vaccination contre les agents pathogènes en cause :
- Vaccination anti-grippale désormais soumise à la prescription obligatoire
- Vaccination anti-COVID-19
- Vaccination anti-VRS
Pour ce qui concerne le VRS, la HAS recommande aussi la vaccination saisonnière des sujets âgés de 75 ans et plus pour prévenir leur contamination, afin de réduire le nombre d’infections aiguës des voies respiratoires basses liées au VRS. La HAS considère que le vaccin Arexvy et le vaccin Abrysvo peuvent être utilisés dans le cadre de cette recommandation. De plus, la HAS recommande la vaccination chez les sujets âgés de 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires chroniques (particulièrement BPCO) ou cardiaques (particulièrement insuffisance cardiaque) susceptibles de décompenser lors d’une infection à VRS.
Enfin, la HAS rappelle l’importance, outre les vaccinations contre les agents pathogènes des IRA, des gestes barrières pour limiter la transmission de ces virus saisonniers.
Pour plus d’informations sur la vaccination contre la grippe et contre la Covid-19 comme mesures de prévention des infections respiratoires : cliquez ici.
La prévention des maladies à transmission vectorielle
Les maladies à transmission vectorielle sont transmises par la piqûre d’arthropodes infectés comme les moustiques, tiques, phlébotomes et puces, qui propagent des agents pathogènes tels que bactéries, parasites et virus. Elles sont suivies par Santé publique France.
Les maladies transmises par les moustiques
1. La Dengue
La dengue est une maladie infectieuse due à un arbovirus : le virus de la dengue. Ce virus est transmis par des moustiques du genre Aedes : Aedes aegypti et Aedes albopictus aussi appelés moustiques tigres. Ces vecteurs sont installés dans 67 départements métropolitains.
- Prévention individuelle
Elle repose sur la vaccination et surtout sur la protection contre la piqûre des moustiques Aedes.
- La vaccination contre la dengue
Vaccin Qdenga® du laboratoire Takeda, pour la prévention de la dengue chez les personnes de plus de 6 ans (Antilles, Guyane, Mayotte et La Réunion) selon un schéma bien défini.
Plus d’infos par ce lien
- Les moyens de protection contre les piqûres de moustiques
Répulsifs en sprays ou crèmes, serpentins, diffuseurs électriques, vêtements longs, moustiquaires. Une protection particulièrement nécessaire la journée, les moustiques vecteurs Aedes piquant surtout la journée, essentiellement à l’extérieur des maisons, avec une activité plus importante en début de matinée et en fin de journée.
- Prévention collective et lutte antivectorielle
Elle repose non seulement sur la lutte antivectorielle (larvicide, adulticide), mais aussi sur la lutte communautaire (détruire les gîtes larvaires potentiels autour des habitations et se protéger contre les piqûres de moustiques).
Cette prévention, collective et lutte antivectorielle, s’applique aussi contre le chikungunya et le zika.
2. Le chikungunya
Le chikungunya est une maladie virale transmise par des moustiques du genre Aedes, Aedes aegypti et Aedes albopictus (moustiques tigres). Une maladie classique de la zone intertropicale qui peut se transmettre aussi en zone tempérée (France métropolitaine et Europe). Actuellement, 80% des départements français rassemblent les conditions propices à l’émergence de la maladie, en raison de la présence du moustique tigre.
La prévention de cette infection repose sur :
- la lutte contre la propagation des moustiques (lutte anti-vectorielle),
- la prévention individuelle qui consiste à se protéger contre les piqûres de moustique,
- La vaccination qui permet de prévenir les formes graves d’infection par le chikungunya : le vaccin Ixchiq aux personnes de 18 à 64 ans et après un examen approfondi des bénéfices et des risques individuels, le vaccin Vimkunya personnes âgées de 12 ans et plus (plus d’information par ici https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/vaccin-contre-le-chikungunya).
3. Le Zika
Le Zika est une maladie due à un arbovirus : le virus Zika, un Flavivirus qui appartient à la même famille (les Flaviviridae) que les virus de la dengue, du West Nile et de la fièvre jaune.
Mode de transmission du Zika : par les moustiques, par voie sexuelle, de la mère au fœtus, par transfusion et par greffe. Cette maladie induit un risque d’infections embryo-foetales et de malformations congénitales en cas d’infection pendant la grossesse.
- Traitement : pas de traitement spécifique contre ce virus
- Prévention : pas de vaccin contre ce virus. Il faut prévenir la piqûre des moustiques. Cette prévention repose sur des actions individuelles et collectives
Les principaux messages de prévention à l’attention des personnes qui vivent et/ou des personnes qui se rendent dans une région à risques :
- Consulter les conseils aux voyageurs sur le site du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=1439
- https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-des-populations/article/recommandations-sanitaires-pour-les-voyageurs
- Informations complémentaires sur https://www.santepubliquefrance.fr/zika/la-maladie
Pour les personnes atteintes de la dengue, du chikungunya ou du Zika :
- Éviter la propagation de la transmission :
- Porter des vêtements amples et couvrants
- Appliquer des répulsifs cutanés
- Utiliser des ventilateurs
- Limiter les déplacements
- D’autres moyens peuvent être utilisés : moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins en extérieur
- Informez-vous, par exemple avec cette infographie ou ce podcast ou celui-ci
- Enfin, n’oubliez pas de signaler sans attendre chaque cas de ces infections à la plateforme régionale de veille et d’urgences sanitaires de l’ARS de votre région.
Les maladies transmises par les tiques
1. La borréliose ou maladie de Lyme
La maladie de Lyme est la plus fréquente des maladies à tiques.
Mode de transmission : Cette maladie est due à la transmission des bactéries du genre Borrelia par la piqûre d’une tique infectée. La bactérie se transmet après plusieurs heures de fixation de la tique. Il s’agit d’une maladie non contagieuse qui se manifeste souvent par une plaque rouge et arrondie qui s’étend en cercle autour de la zone piquée puis disparaît en quelques semaines à quelques mois.
- Traitement : par antibiotiques
- Prévention :
- Pas de vaccin.
- Il faut prévenir la piqûre des tiques (voir la tactique anti-tiques par ici)
Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?
Petites par leur taille, les tiques sont difficiles à repérer. Lorsque l’on se promène en forêt, dans des prés ou lorsque l’on jardine, quelques conseils à suivre pour se protéger de leurs piqûres :
- Porter des vêtements longs et de couleurs claires pour faciliter le repérage des tiques pendant les activités de plein air ;
- Rentrer sa chemise dans le pantalon et le pantalon dans les bas pour créer une barrière ;
- Utiliser des répulsifs adéquats (attention aux contre-indications éventuelles) ;
- Eviter les zones où la présence des tiques est avérée (zones boisées, herbes hautes, …) ;
- Emprunter les sentiers de randonnée lorsque c’est possible et rester bien au milieu du sentier ;
- Ne pas s’arrêter si on trouve une tique, car il pourrait y en avoir d’autres ;
- Vérifier minutieusement la présence de tiques en rentrant chez soi après une balade en plein air, en forêt ou après avoir jardiné ;
- Examiner les enfants, les animaux de compagnie et soi-même et retirer toute tique trouvée le plus tôt possible ;
- Prendre un bain peu de temps après être revenu de l’extérieur est une bonne façon de trouver des tiques ;
- Ne pas oublier de vérifier des articles comme les sacs à dos et les serviettes qui pourraient être entrées en contact avec la végétation.
En cas de piqûre, trouver et retirer rapidement les tiques à l’aide d’un tire-tique ou à défaut une pince fine peut réduire de façon significative la possibilité de transmission de maladies. En effet, le risque d’infection par la bactérie est plus important si la tique reste longtemps attachée.
Une surveillance accrue devra également être effectuée pendant 4 à 8 semaines (plus d’information ici).
2. Les rickettsioses
Les rickettsioses sont des maladies engendrées par des bactéries (les rickettsies) qui sont transmises aux êtres humains par la piqûre d’un insecte infecté (tiques, les poux, et les acariens) à travers la peau, ou la conjonctive.
Elles comprennent, plusieurs pathologies (plus d’information par ici) dont :
- La fièvre boutonneuse méditerranéenne (Rickettsia conorii).
- La fièvre pourprée des montagnes Rocheuses (Rickettsia rickettsii).
- Le typhus exanthématique (Rickettsia prowazeki).
- Le typhus des broussailles (Rickettsia tsutsugamushi / R. Orientalis ou Orientia tsutsugamushi).
La rickettsiose se manifeste habituellement par une fièvre d’apparition brutale accompagnée de céphalées intenses, d’une sensation de malaise, de prostration et, dans la plupart des cas, d’une éruption caractéristique.
- Traitement : antibiothérapie
À retenir :
Ces maladies nécessitent un diagnostic précoce. En effet, un traitement antibiotique adapté permet généralement une guérison complète. Cependant, sans prise en charge, certaines formes peuvent évoluer vers des complications graves (ne pas hésiter à consulter en cas de symptômes).
- Prévention de la rickettsiose
Prévenir la piqûre des insectes infectés dont les moustiques et les tiques. Pour la prévention contre la piqûre des tiques (voir “Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?” plus haut).
3. L’anaplasmose
L’anaplasmose est une maladie infectieuse causée par une bactérie (Anaplasma phagocytophilum) transmise principalement par la morsure d’une tique à pattes noires (Ixodes) infectée. Sa prévalence est croissante en Europe du Nord. Elle est suivie en Belgique. Elle est connue chez les animaux y compris en France
- Symptômes de la maladie :
Le début de la maladie est brutal avec fièvre, frissons, céphalées, des douleurs musculaires et une sensation de malaise. Dans la plupart des cas, l’anaplasmose est une infection bénigne, mais les personnes âgées ou dont le système immunitaire est affaibli peuvent être atteintes plus gravement et nécessiter une hospitalisation.
- Traitement : par antibiotique
- Prévention :
- Il faut prévenir la piqûre des tiques (voir “Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?” plus haut).
À retenir :
- Maladie bactérienne transmise par les tiques Ixodes
- Infection des granulocytes neutrophiles
- Augmentation de 35% de l’incidence en 5 ans en France
- 200-400 cas diagnostiqués annuellement (sous-estimation probable)
- Transmission exclusive par morsure de tiques Ixode
- Traitement par antibiotique
- Pas de vaccin
4. Encéphalite à tiques en France
L’encéphalite à tique est une infection qui atteint le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) dans une proportion importante des cas, et 40 % de ceux-ci peuvent présenter des séquelles neurologiques pendant plusieurs années.
En France, les cas d’encéphalite à tiques sont diagnostiqués chaque année.
Le virus de l’encéphalite à tiques est transmis à l’humain par piqûre de tiques lors des activités professionnelles ou de loisirs, dans les zones boisées humides comme le camping, les randonnées, le ramassage de champignons… Plus rarement, la contamination peut se faire par consommation de lait cru ou de fromage au lait cru principalement de chèvre ou de brebis.
- Prévention de l’encéphalite à tiques
Prévention et protection contre les piqûres de tiques (voir “Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?” plus haut).
- La vaccination contre l’encéphalite à tiques
La vaccination contre l’encéphalite à tiques est recommandée chez les voyageurs adultes et enfants exposés en pays très endémique. Pour en savoir plus : cliquez ici
En résumé, voici les indispensables à retenir sur les maladies à transmissions vectorielles :
| Mode | Description | Exemples de vecteurs / maladies |
| Transmission biologique | L’agent pathogène se développe ou se multiplie à l’intérieur du vecteur avant d’être transmis à l’hôte. | Aedes spp. (dengue, Zika, chikungunya) ; Anopheles spp. (paludisme) ; Ixodes spp. (maladie de Lyme) |
| Transmission mécanique | Le vecteur transporte simplement le micro-organisme sur ses pièces buccales ou son corps, sans qu’il se reproduise en lui. | Mouches domestiques (diarrhée bactérienne) ; moustiques Culex (transmission de virus sans réplication) |
| Transmission par salivation | Le vecteur injecte de la salive contenant le pathogène lors de la piqûre. | Aedes spp. (dengue, Zika) ; Anopheles spp. (Plasmodium) |
| Transmission par ingestion | L’hôte contracte la maladie en ingérant le vecteur contaminé (souvent accidentel). | Mouches ou moustiques ingérés accidentellement (certaines helminthiases) |
| Transmission par contact cutané | Le pathogène est transmis par la peau lésée après une piqûre ou un grattage. | Puces (Yersinia pestis – peste) ; tiques (Borrelia – maladie de Lyme) |
| Transmission par excrétion | Le vecteur libère le pathogène dans ses déjections, qui contaminent la peau ou les muqueuses de l’hôte. | Moustiques Phlébotomes (leishmaniose) – parasites présents dans les fèces ; mouches tsé-tsé (trypanosomes) – salive contenant le parasite |
| Transmission transovarialle (verticale) | Le vecteur transmet le pathogène à sa descendance via les œufs. | Tiques (Rickettsia spp.) ; moustiques Aedes (certaines flaviviruses) |
| Transmission inter hôte par le vecteur | Le vecteur agit comme un pont entre deux hôtes infectés (ex. transmission entre animaux domestiques). | Puces (bubonic plague) ; poux (typhus) |
Appel à une vigilance renforcée à la recrudescence de la coqueluche et de la rougeole en Europe
1. Vigilance face à la coqueluche
Selon les données actualisées de surveillance en 2022 et 2023, il y a une recrudescence de la coqueluche en France et en Europe depuis le début de l’année 2024.
Cette infection bactérienne due principalement à la bactérie Bordetella pertussis est très contagieuse, plus contagieuse que la varicelle et autant que la rougeole. Elle se transmet par voie aérienne, et en particulier au contact d’une personne malade présentant une toux.
La transmission se fait principalement au sein des familles ou en collectivités. Les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés (les moins de 2 mois) sont les plus touchés par les formes graves, les hospitalisations mais aussi les décès.
Les personnes à risque de formes graves de coqueluche sont, au-delà des nourrissons non protégés par la vaccination, les personnes souffrant d’une maladie respiratoire chronique (asthme, broncho-pneumopathies chroniques obstructives…), les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes.
- Prévention de la coqueluche
Pour protéger les personnes à risque de formes graves, il est important d’appliquer les mesures de prévention et de se vacciner et de faire vacciner son entourage pour avoir un schéma complet de vaccination.
- La vaccination : elle peut être réalisée à tout âge, elle est le seul moyen de protection contre la coqueluche
Tout le monde peut être concerné par la vaccination contre la coqueluche (les nourrissons , la femme enceinte, les professionnels des établissements ou organismes de prévention et/ou de soins) dans un calendrier vaccinal bien structuré à connaître.
Il est ainsi rappelé que la vaccination est recommandée chez les personnes immunodéprimées, les professionnels de santé (y compris dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), les personnes travaillant en contact étroit et répété avec les nourrissons âgés de moins de 6 mois, les étudiants des filières médicales et paramédicales, les professionnels de la petite enfance dont les assistants maternels, les personnes effectuant régulièrement du baby-sitting.
- Le traitement antibiotique : les personnes en contact direct avec le malade atteint de coqueluche, peuvent être protégées par la prise d’antibiotiques. Toutefois, la meilleure prévention reste la vaccination.
- Le port du masque : une barrière efficace.
Pour prévenir la coqueluche comme pour prévenir toute infection des voies respiratoires (rhume, maux de gorge, toux, fièvre), le port du masque est fortement recommandé, et particulièrement
- Pour les personnes présentant des symptômes d’une infection des voies respiratoires, quelle qu’en soit la cause.
- En présence de personnes fragiles, dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, dans les espaces clos et dans les transports en commun.
En effet, le port du masque constitue une protection individuelle vis-à-vis de l’infection et du risque de développer une forme grave, mais également une protection collective, permettant de réduire le risque de diffusion au sein de la population et d’infection des personnes à risque de formes graves.
2. Vigilance face à la rougeole
La rougeole est une maladie virale très contagieuse et parfois grave. Après une phase de recrudescence de la maladie en 2019, une très forte baisse du nombre de cas a été observée en 2021 et 2022. Une augmentation du nombre de cas est apparue en 2023 et 2024 et elle se poursuit en 2025.
Il n’y a que par la vaccination que nous pourrons espérer nous débarrasser enfin de la rougeole, l’une des maladies infectieuses les plus contagieuses.
3. Ne pas sous-estimer le Zona
Le zona mérite aussi l’attention des personnes d’âge mûr. Le zona est dû au virus de la varicelle et du zona (VZV pour varicella-zoster virus), un herpesvirus (HHV-3), qui se transmet principalement par voie respiratoire ou via les lésions cutanées. Après une infection par la varicelle dans l’enfance, le virus peut rester « en sommeil » dans certains ganglions nerveux. Sous l’effet de l’âge, de la fatigue, d’une maladie ou sans raison apparente, il peut se réactiver sous la forme d’un zona.
Les personnes de plus de 50 ans sont les plus touchées. Plus l’âge avance, plus le zona est fréquent et sévère, car le système immunitaire devient moins efficace pour garder ce virus « sous contrôle ». D’où la nécessité de se faire vacciner contre le Zona.
Cette vaccination contre le zona peut être proposée chez les personnes adultes, qu’elles aient déjà eu la varicelle ou non, pour diminuer le risque de zona et surtout le risque de douleurs de névralgies post-zostériennes. En effet, le zona chez l’adulte peut s’avérer hyper douloureux.
Rédacteur : Dr Crespin Codjo ADJIDÉ, Trésorier de l’APPA