Auteur/autrice : Celia Fernandes
A l’occasion des 45 ans de l’APPA, un symposium a été organisé à Antibes au congrès de psychiatrie SIP-SPH. Parmi les intervenants, Marie Pezé et Nicolas Doudeau nous partagent leur témoignage sur cet événement.

De gauche à droite : Nicolas Doudeau, Marie Pezé et Dr Jacques Trévidic.


De gauche à droite : Dr Marc Bétrémieux et Dr Jean-Charles Pascal.
Témoignage de Marie Pezé
L’accélération du travail est un voleur de vie
Que dire sur le symposium de l’APPA sur « La crise de l’hôpital, quelle souffrance au travail, quelles solutions » le vendredi 3 octobre 2025, au cœur du congrès de psychiatrie dont le thème était la crise ?
Ce fut d’abord la joie des retrouvailles avec la fine équipe des praticiens bénévoles qui font vivre cette association comme je fais vivre le réseau des consultations Souffrance et travail. La joie devant le travail commun, le travail collectif devant la santé dégradée de nos pairs, des patients en général.
La joie aussi de constater que partout dans les territoires émergent des réseaux de prise en charge qui se mobilisent sans tout attendre des institutions, trop défaillantes. APESA pour les chefs d’entreprise, HELPEN pour l’Éducation nationale, SPS pour les soignants, Souffrance et travail et tant d’autres que je ne peux citer pour tous ceux qui se sentent seul, petit et sans arme devant le rouleau compresseur des nouvelles organisations du travail.
Les soignants, comme tant d’autres professionnels, que l’on a ponctuellement applaudi à nos fenêtres, évoquent depuis des années le manque d’effectifs, les flux tendus, les statuts précaires et l’épuisement devant des soins dégradés, l’intensification du travail, la perte de l’autonomie. L’injonction « au travail à tout prix pour sauver des vies » s’est déployée dans un environnement professionnel tout aussi dégradé qu’avant par le manque de masques, d’EPI, de matériels de ventilation, de kits et réactifs pour les tests diagnostic, de produits de sédation, de temps, de compétences, de perspectives sur la durée de l’investissement.
Si les soignants ont tenu, c’est aussi grâce aux retrouvailles avec le travail collectif, l’autonomie de décision dans les soins, la mise au rebut temporaire du chiffrage constant de l’activité, le retour à l’inventivité, au sens du soin. Le retour à une autonomie procédurale et au sens du travail a, comme par miracle, rendu leur énergie aux soignants épuisés confirmant ce que disent les cliniciens du travail : le terreau du burn-out chez les soignants n’est pas tant la charge de travail que la perte de sens du soin et la souffrance éthique de mal faire son travail. Il faudrait tirer ces leçons de cette période inédite.
Malheureusement, l’exemplaire construction collective que le monde des soignants a mis en œuvre par temps de pandémie, s’est dissoute dans le retour frénétique au monde d’avant, celui des tableaux de bord, de la santé réduite aux algorithmes dont on a vu qu’ils étaient sans effet sur le COVID.
Le retour « à l’hôpital d’avant », s’il signifie la fin de la visibilité des héros du moment, a été ressenti comme un abandon, un mensonge, voire une trahison. Or, celle-ci peut conduire à des effondrements psychiques ou physiques.
Beaucoup se sont interrogés, lors de cette table ronde sur les raisons de cette dégradation : certains ont produits de remarquables études chiffrées sur l’état des internes comme le Président de l’AFFEP Nicolas Doudeau, d’autres ont enfoncé le clou de la médiation des conflits comme le docteur Jacques Trévidic, tandis que les fondateurs rappelaient les missions fondatrices de l’APPA.
Je resterai sur cette idée de crise qui n’en est pas une, mais qui déclenche nos crises psychiques, physiques, sociales.
Car voici qu’arrivent dans nos consultations, les cadres sup, les managers de projets, les directeurs généraux, les DAF, les directeurs d’hôpitaux, les médecins… Tous ces grands professionnels à la personnalité solide, si sûrs de leur métier, de leur implication, corps et âme, si identifiés à leur entreprise, à leur institution, s’essouffleraient donc, eux aussi ?
Eux aussi racontent qu’ils vont travailler à reculons depuis quelque temps, la peur au ventre. Qu’on leur demande de faire de « sales petites choses », qu’ils ont mis en place les systèmes de pilotage, qu’ils contrôlent tout en temps réel, qu’ils contrôlent en fait un travail théorisé, faussement objectif, qu’il faut désormais tricher sur les résultats, sur les bilans pour légitimer ce système devenu fou. Ou bien rajouter plus de normes, de procédures, de contrôles. Qu’ils sont épuisés par la charge de travail et la perte du sens de ce qu’ils font.
Celui qui s’en sort dans les organisations actuelles du travail n’est pas, comme autrefois, le plus fort, le plus intelligent, mais le plus rapide. L’augmentation de la cadence des tâches à accomplir est présente partout, dans tous les secteurs professionnels, à des niveaux d’intensification qui pulvérisent les seuils neurophysiologiques et biomécaniques.
Les effets de l’hyperactivité sur la santé sont connus : épuisement physique et psychique, troubles du sommeil, de l’éveil, de l’attention, de la concentration, de la mémoire. Troubles cardio-vasculaires, mort subite au travail, accidents, conduite addictive, suicides…
L’organisme humain a des cycles, des alternances de veille et de sommeil, des pics de production de certaines hormones. Si on soumet l’organisme à une intensification des tâches sur un temps trop prolongé, il fabrique des toxines, il doit mobiliser beaucoup de cortisol pour tenir, il sur-fonctionne en permanence.
Ce corps inoxydable, ce « corps machine » que veut l’organisation du travail, n’existe pas. Ce corps-là est un moyen, juste une force motrice.
Le nôtre est une origine.
Sans véritable moyens ou concepts permettant la déconstruction de la mise en œuvre de la casse de l’hôpital, Le burn-out a surgi comme un mot-valise mis à toutes les sauces. Nos « athlètes/ esclaves de la quantité » font des syndromes d’épuisement professionnel s’actualisant sous des formes diverses dont la terminologie de burn-out ne rend pas compte suffisamment finement, au risque de devenir comme le harcèlement moral, un nouveau concept poubelle : on peut ne pas arriver à mettre le pied à terre un matin, ou bien faire un AVC, ou trouver la fenêtre derrière le bureau du N+1 bien tentante, ou exploser en sanglots dans une réunion.
On qualifiera le burn-out de syndrome de désadaptation à des organisations du travail pathogènes, à l’accélération frénétique de nos fonctionnements neurophysiologiques, bref à un des aspects de la psychopathologie des violences collectives définie par F. SIRONI.
Le burn-out est de surcroît dans une phase de récupération médiatico-sociale qui écrase la possibilité de faire un diagnostic nuancé. D’autres tableaux cliniques liés au travail existent mais sont méconnus, au profit d’intitulés venus d’ailleurs, bore out, Brown out. Rajoutons que la CPAM ne reconnait que les troubles suivants hors tableau : trouble anxieux généralisé, dépression, stress post-traumatique).
Certains dans la salle s’étonnaient de la gravité des décompensations, se souvenant qu’ils travaillaient de façon forcenée dans leur jeunesse, s’interrogeant sur le manque d’engagement peut-être des nouvelles générations.
- C’est oublier que le travail en mode dégradé, est le terreau de l’épuisement professionnel ;
- Procéduraliser à outrance le travail asphyxie le travailleur sous des tâches de traçabilité, de reporting ;
- Travailler de façon trop séquencée, sans vision du produit fini, entraîne une perte de sens de son travail ; cette taylorisation a envahi tous les métiers ;
- Travailler à la limite du « mal faire » et de l’illégalité, sans les moyens, le temps, les effectifs, génère des souffrances éthiques surtout lorsque la sécurité du patient est impliquée ;
- Donner trop de travail permet d’obtenir un surcroît de productivité mais place le travailleur dans une hyperactivité compulsive qui l’empêche de penser à son état.
Le corps peut démissionner si le déséquilibre entre temps biologique et temps du travail est trop grand. Derrière le bruit des machines, il y a le silence des hommes, dit Jean Auroux qui a tant œuvré pour y mettre fin. Le bruit feutré des mains qui règlent, ajustent, conçoivent, réparent, pas très loin d’ici, les mains des compagnons du devoir qui reconstruisent Notre-Dame. Honorons le travail avant qu’il ne soit trop tard.
Marie Pezé, psychanalyste et fondatrice du réseau Souffrance et Travail
Témoignage de Nicolas Doudeau
J’ai eu la chance de participer au symposium de l’APPA, notamment sur la souffrance au travail, permettant de mettre en avant le mal-être des internes à travers la présentation des résultats de l’enquête sur la santé mentale des étudiants en médecine en 2024, puis de propositions de solutions, avec en première solution possible et simple, l’application de la “Loi dans nos internats”.
L’échange qui m’a le plus marqué vient de l’ancien président de l’APPA, Dr Jean-Pierre Provoost, qui a pu décrire que cette enquête lui permettait de voir plus clairement ce phénomène du mal-être des internes, difficilement perceptible à cause de l’habituation que nous avons dans nos hôpitaux à notre cadre de travail, trop souvent maltraitant les usagers et les soignants. Mais surtout que ce phénomène n’est pas nouveau et qu’il faut qu’on continue de lever le voile sur tous ces phénomènes.
Nicolas Doudeau, Interne en Psychiatrie et Président de l’Association Française Fédérative des Étudiants en Psychiatrie (AFFEP)
L’APPA remercie chaleureusement Marie Pezé et Nicolas Doudeau d’avoir pu intervenir lors de ce symposium organisé pour les 45 ans de l’APPA.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Dès le 1er janvier 2026, des évolutions importantes seront intégrées au contrat de prévoyance des Praticiens Hospitaliers et des Hospitalo-Universitaires actifs à l’hôpital.

Vous souhaitez faire le point sur votre statut ou sur vos garanties APPA ?
Les experts en protection sociale de Bessé, partenaire de l’APPA, vous accompagne tout au long de votre carrière.
Par téléphone au 09 69 36 37 10 ou par mail : gestion.appa@besse.fr.
Ces changements visent à répondre aux dernières évolutions réglementaires qui, dorénavant, vous pénalisent fortement en cas d’arrêt de travail, mais aussi à renforcer vos garanties.
Voici les principales évolutions qui vous concernent :
1. Prise en charge de la baisse à 90% du maintien de votre rémunération
Depuis le 1er mars 2025, pendant un Congé de Maladie Ordinaire, le maintien de votre rémunération est de 90% durant les 3 premiers mois. Cette règle s’applique sur votre émolument hospitalier de base (la valeur de votre échelon) mais également sur l’ensemble de vos primes et indemnités. La perte de rémunération est ainsi rapidement significative.
Votre contrat de prévoyance, souscrit auprès de l’APPA, prend d’ores et déjà en charge la perte de revenus associée, à hauteur de 100% du traitement de base (et du traitement universitaire le cas échéant) et pour vos primes et indemnités, dans la limite des garanties que vous avez définies pour les revenus complémentaires.
L’APPA confirme ainsi sa volonté de compenser toutes pertes de rémunération liées à une situation de maladie, afin de maintenir votre niveau de vie.
2. Prise en compte de la baisse des IJSS (Indemnités Journalières de Sécurité sociale)
Au 1er avril 2025, la Sécurité sociale a modifié les règles de calcul des indemnités journalières et revu à la baisse le plafond de ces dernières. Ainsi, le montant maximum de l’indemnité journalière passe de 53,31 € à 41,47 €.
Votre contrat de prévoyance compense d’ores et déjà cette baisse et ce désengagement de la Sécurité sociale pour vous permettre de maintenir votre rémunération tout en garantissant une protection optimisée.
3. Augmentation du forfait de la garantie « maternité et adoption »
En 2023, l’APPA a imaginé et mis en place la garantie « maternité et adoption » dans le but de limiter les pertes de revenus liées à la dispense de garde et/ou durant le congé maternité. Cette garantie, exclusive en 2023 a été plébiscité dès sa mise en place.
A compter du 1er janvier 2026, le forfait actuellement de 2 000€ par grossesse ou par adoption sera portée à 4 000 €.
Ce renforcement vise à offrir une meilleure prise en charge des gardes et astreintes non réalisées durant le congé maternité ou d’adoption.
A noter que cette évolution ne sera pas appliquée sur le contrat « début de carrière ».
4. Prise en charge du jour de carence
Le jour de carence appliqué par le centre hospitalier pour tout congé de maladie ordinaire, représente une perte de revenu immédiate face à laquelle le contrat de prévoyance proposé par l’APPA ne pouvait jusqu’alors apporter de compensation.
Aussi, à compter du 1er janvier 2026, votre contrat APPA va prendre en charge le jour de carence pour tout arrêt maladie d’une durée supérieure à 14 jours.
Cette évolution majeure permettra d’éviter les pertes de revenus au début d’un arrêt maladie prolongé, apportant ainsi une sécurité financière accrue.
A noter que cette évolution ne sera pas appliquée sur le contrat « début de carrière ».
5. Modification du barème pour l’invalidité permanente
Enfin, nous avons révisé le barème d’indemnisation pour l’invalidité permanente.
Dorénavant, la grille sera ajustée pour adopter un barème « professionnel », remplaçant le barème fonctionnel en vigueur.
Cette modification vise à mieux indemniser l’impact de l’invalidité sur l’activité professionnelle et à offrir des compensations plus justes et adaptées à votre profession et à vos spécificités.
A noter que cette évolution ne sera pas appliquée sur le contrat « début de carrière ».
Pourquoi ces évolutions sont-elles importantes pour vous ?
Ces ajustements ont été pensés pour répondre à vos besoins croissants de sécurité financière et de soutien dans les moments difficiles. En renforçant la couverture de vos droits en matière de prévoyance, nous vous offrons des garanties plus solides et mieux adaptées aux défis de la vie quotidienne.
Quel sera l’impact de ces évolutions sur les cotisations ?
La force des contrats proposés par l’APPA en prévoyance et en santé pour l’ensemble des Praticiens Hospitaliers et des Hospitalo-Universitaires actifs à l’hôpital est de préserver et de maintenir les cotisations sur une période de 3 ans.
Ainsi 2026 marquera le début d’un nouveau cycle triennal renforçant la qualité des contrats et permettant d’ajuster les cotisations face aux désengagements des remboursements de plus en plus prononcés de la Sécurité sociale, tant en santé qu’en prévoyance et pour permettre la mise en place des nouvelles garanties innovantes et rassurantes.
Une communication individualisée sera adressée à chaque adhérent dans les prochaines semaines. Cette dernière détaillera l’ensemble des garanties et les cotisations associées.
Rédacteur : Christophe Vérillaud, Responsable Affinitaire chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Vous n’avez pas pu assister au webinaire consacré à la protection sociale des internes ? Pas de panique, le replay est disponible !

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
Au programme :
- Les réalités du quotidien d’un interne… et ce que personne ne vous dit sur vos droits
- Pourquoi votre statut ne vous protège pas autant que vous le pensez ?
- Comment éviter une chute de revenus en cas d’arrêt de travail ou d’accident ?
- L’APPA, l’association solidaire créée par et pour les praticiens
- Zoom sur des solutions concrètes : des contrats sur-mesure conçus pour vous avec notre partenaire Bessé.
Intervenants :
- Michaël FERREIRA-DIAS, Expert en protection sociale chez Bessé
- Christophe VÉRILLAUD, Responsable affinitaire chez Bessé
Visionnez le replay et découvrez toutes les clés pour choisir votre protection social.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Grâce au contrat APPA, les retraités disposent de la garantie APA. Découvrez ses spécificités :

Vous avez des questions complémentaires ?
N’hésitez pas à nous contacter directement :
- par téléphone au 09 69 36 37 10
- par mail à l’adresse gestion.appa@besse.fr.
Qu’est ce que l’activité adaptée (APA) ?
L’activité physique adaptée (APA) consiste en des exercices physiques créés spécialement pour chaque personne, selon sa santé et ses capacités. Un professionnel aide à choisir les bons exercices et à les adapter. En général, ce programme comprend 2 à 3 exercices par semaine, d’une durée de 45 à 60 minutes. Les exercices peuvent inclure de l’endurance, du renforcement musculaire, ainsi que des exercices d’équilibre ou de coordination. L’APA est conçue pour aider les personnes malades ou ayant des problèmes de santé à pratiquer une activité physique de manière sûre et progressive.
Qui peut bénéficier de l’activité physique adaptée ?
L’activité physique adaptée (APA) est destinée aux personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD), de maladies chroniques (comme le diabète ou le cancer) ou en perte d’autonomie. Elle est reconnue comme un traitement non médicamenteux qui aide à ralentir l’évolution des maladies, prévenir la perte d’autonomie et améliorer la qualité de vie. L’APA n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie, mais des financements peuvent être proposés par certaines collectivités ou organismes pour réduire le reste à charge.
Comment se prescrit l’activité physique adaptée ?
Avant de prescrire l’APA, le médecin fait une évaluation médicale et peut aussi recommander une consultation spécifique en fonction de la maladie du patient. Il rédige ensuite une prescription avec le type d’activité, sa durée, sa fréquence et son intensité. Le patient est dirigé vers des professionnels spécialisés comme les Maisons sport-santé pour suivre le programme. Si nécessaire, un kinésithérapeute peut renouveler ou ajuster la prescription, sauf si le médecin en décide autrement.
Prise en charge de l’Activité Physique Adaptée (APA) dans le contrat santé des retraités APPA
Afin d’accompagner ses adhérents retraités, le conseil d’administration de l’APPA a sollicité l’assureur Generali pour intégrer cette garantie « Activité Physique Adaptée » dans le contrat santé des retraités.
Le forfait prévu est de 200€ par an et par bénéficiaire inscrit sur la complémentaire santé APPA sur présentation d’une prescription médicale.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Comme chaque année, d’octobre à mars, les pays européens sont confrontés aux infections respiratoires aiguës.

Pour résumer :
La campagne de vaccination 2025-2026 se déroule du 14 octobre 2025 au 31 janvier 2026 et permet de se faire vacciner contre la grippe et la Covid-19.
Elle concerne les personnes de 65 ans et plus, les personnes souffrant de maladies chroniques, les femmes enceintes, celles souffrant d’obésité, ainsi que les professionnels de santé sont prioritaires.
Les vaccins sont pris en charge à 100% par l’Assurance maladie. Il est également important de respecter les gestes barrières, et une dose de rappel est recommandée pour les plus de 80 ans.
La couverture vaccinale reste trop faible, notamment pour la grippe (46,5 % en 2024-2025).

En savoir plus :
Consultez les informations liées à la vaccination sur Service-public.fr et sur Sante.gouv.fr .
Ces infections sont dues, entre autres, aux virus de la grippe, aux coronavirus dont ceux des rhumes banals et de la COVID-19, au rhinovirus, au virus respiratoire syncytial (VRS), au mycoplasma pneumoniae, au parainfluenza virus, à l’adénovirus, au métapneumovirus humain, etc. Ces virus sont très contagieux et se disséminent très rapidement dans une population qui n’applique pas ou peu les mesures de prévention dont l’efficacité est connue et reconnue.
Les infections respiratoires aiguës sont transmises par les fines gouttelettes diffusées dans l’air par la toux, la parole et les éternuements de personnes malades. Ces gouttelettes, porteuses de germes dont les virus des IRA, peuvent être inspirées par d’autres personnes qui vont alors contracter la maladie.
La prévention de ces infections est basée sur un ensemble de mesures synergiques dont la vaccination, lorsqu’il en existe, les précautions respiratoires ou gestes-barrières, que sont le port du masque, l’hygiène (lavage, friction hydro-alcoolique) des mains, les mesures d’aération et de ventilation, la réduction de la dissémination des gouttelettes (tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir, se moucher dans un mouchoir à usage unique à jeter immédiatement après).
Retrouvez les gestes barrières pour limiter la transmission des virus saisonniers et du Covid-19 sur Améli.fr.
Malheureusement, depuis la pandémie de Covid-19, la population adhère peu ou pas aux mesures les plus efficaces que sont les vaccinations.
Cette année les vaccinations s’étendent du 14 octobre 2025 au 31 janvier 2026 . Les autorités sanitaires ont lancé une campagne nationale de sensibilisation et d’incitation à se faire vacciner contre les virus de la grippe, de la Covid-19 (Sars-Cov-2), sans oublier le VRS de la bronchiolite.
Messages à retenir :
1. C’est l’adhésion du plus grand nombre à ces mesures d’hygiène universelle qui permet de se prémunir individuellement tout en limitant collectivement la diffusion communautaire des agents pathogènes respiratoires responsables des infections et d’autres pathologies hivernales telles que les gastro-entérites.
2. C’est le respect de l’ensemble des gestes de prévention (vaccination/immunisation et mesure barrières) qui permet de se protéger et de protéger ses proches contre tous les virus de l’hiver.
Rédacteur : Dr Crespin ADJIDE, Trésorier de l’APPA.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, l’association APPA a eu le plaisir de participer, en tant que partenaire, à la Matinale organisée par le Syndicat des Médecins Réanimateurs (SMR), consacrée au management médical et à la qualité de vie au travail.


Retrouvez l’interview du Dr Jean-Pierre PROVOOST, Vice-Président de l’APPA et du Pr Djillali ANNANE, Président du SMR qui présentent l’APPA et le SMR.

Représentée par le Dr Jean-Pierre Provoost, vice-président, et Dr Samia Touati, récemment élue administratrice de l’association, l’APPA a réaffirmé son engagement aux côtés des soignants pour promouvoir leur bien-être au travail.
Cette rencontre a également été l’occasion de présenter aux participants la plateforme Coup de blouse, un dispositif ressource d’information et de prévention destiné à soutenir les professionnels de santé en situation de mal-être au travail.
Un moment d’échange enrichissant, marqué par la reconnaissance d’un adhérent venu témoigner de l’aide financière concrète reçue via le fonds d’intervention de l’APPA. Une illustration forte des valeurs de solidarité et de proximité que nous portons au quotidien.
Parce que prendre soin de ceux qui soignent reste notre priorité, nous poursuivons notre action en proposant des solutions humaines, solidaires et protectrices à l’ensemble de nos membres.
Rédactrice : Kathy Cémon, Responsable Commerciale chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
L’APPA et son partenaire le Syndicat National des Pharmaciens Gérants et Hospitaliers publics et privés (SNPGH), ont organisé lundi 20 octobre 2025 un webinaire.


Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
Le thème portait sur la gestion des conflits à l’hôpital, en présence du Dr Jacques Trévidic et du Dr Marc Bétrémieux, respectivement membre du conseil d’administration et Président de l’APPA.
Le webinaire a permis d’aborder plusieurs thématiques clés :
- Médiation et conciliation pour résoudre les tensions internes,
- Signalement des conflits et bonnes pratiques pour les gérer,
- Présentation de la plateforme Coup de Blouse qui met à disposition des outils et des ressources pour accompagner les médecins hospitaliers en situation de conflit.
Retrouvez la présentation complète du webinaire en cliquant ici.
L’APPA remercie chaleureusement le SNPGH pour sa disponibilité et pour l’organisation de ce webinaire.
Rédactrice : Anna Pecoraro, Chargée de Marketing chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes

En savoir plus
- Arrêté du 8 juillet 2025 portant diverses dispositions relatives à l’organisation et à l’indemnisation de la permanence des soins dans les établissements publics de santé et dans les établissements publics d’hébergement pour personnes âgées dépendantes : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051862353
- Arrêté du 8 juillet 2025 portant revalorisation à titre temporaire des indemnités forfaitaires d’astreintes dans les établissements publics de santé et dans les établissements publics d’hébergement pour personnes âgées dépendantes https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051862343
Depuis le 1er juillet 2025, les indemnités et forfaits liés aux astreintes des praticiens hospitaliers ont été revalorisés à titre transitoire jusqu’au 31 octobre :
- +50% pour les indemnités forfaitaires d’astreinte
- +30% pour les forfaits d’astreinte
Par exemple, l’indemnité passe de 44,52 € à 66,78 € pour une nuit complète ou deux demi-journées.
Le forfait maximal atteint 240,75 €, voire 259,43 € pour les activités liées au bloc opératoire.
À partir du 1er novembre, une réforme structurelle entre en vigueur avec :
- Une forfaitisation généralisée des astreintes
- Un système plus lisible et adapté à l’intensité réelle du travail, y compris les actes de télémédecine
- Des planchers et plafonds fixés entre 70 € et 280 € selon les situations
Le nombre de lignes d’astreinte pouvant bénéficier d’un même forfait est limité à 40% de l’ensemble des astreintes de l’établissement.
Temps d’intervention toujours comptabilisé
- Trajet inclus, 1h aller-retour est décomptée forfaitairement
- Chaque 5h cumulées (intervention + trajet) = une demi-journée de service
- Objectif : garantir le respect des 48h max de travail hebdomadaire
Nouvelles règles sur les obligations d’astreinte
- Limitation du nombre d’astreintes le week-end pour les praticiens hospitaliers, enseignants et contractuels (2 astreintes le samedi après-midi et 2 le dimanche/jours fériés par mois), sauf volontariat
- Dispense automatique possible dès 60 ans ou pour toute femme enceinte, sur simple demande
Une évaluation annuelle du dispositif est prévue, pour adapter au mieux les conditions d’exercice des praticiens.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Chargée Marketing chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Depuis le 30 juin 2025, les verres Miyosmart conçus pour ralentir la progression de la myopie chez les enfants sont partiellement remboursés par la Sécurité sociale.

A savoir
Les verres Miyosmart sont des verres correcteurs de défocalisation myopique périphérique. Ils sont commercialisés par le groupe japonais Hoya qui avait reçu un avis favorable de la Haute Autorité de santé en 2022.

Bonne nouvelle !
Avec votre contrat santé APPA, vous êtes entièrement remboursés* du reste à charge. En plus, en passant par un opticien du réseau Santéclair, vous n’avez aucun frais à avancer.
*sauf teinte et photochromie
Qui est concerné ?
Les verres Miyosmart sont remboursés sous certaines conditions :
- Myopie forte (au moins -6 dioptries)
- Myopie évolutive (progression de -0,5 dioptrie par an)
Le remboursement est valable pour les enfants entre 5 et 16 ans.
Quel montant est pris en charge ?
L’Assurance maladie rembourse partiellement les verres Miyosmart, à hauteur de 44,28 € sur un prix de 147,60 €. Le reste est couvert par la mutuelle.
Comment procéder pour en bénéficier ?
Une ordonnance d’un ophtalmologiste est obligatoire. Ce dernier évalue la vue de l’enfant ainsi que ses antécédents familiaux. Les lunettes doivent ensuite être commandées chez un opticien, qui remettra un devis.
Important : pour être valable, l’ordonnance doit dater de moins de 6 mois lors de la première délivrance.
Un suivi est prévu après la prescription :
- Un contrôle après 15 jours de port des lunettes chez l’opticien
- Des réglages tous les 3 mois
- Un questionnaire à remplir pour évaluer l’adaptation de l’enfant
- Un contrôle ophtalmologique tous les 6 mois
Attention à l’adaptation !
L’enfant doit s’adapter aux lunettes pendant 1 à 2 semaines. Il est conseillé d’éviter les activités risquées comme le vélo, la trottinette ou les jeux en hauteur, durant cette période.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Chargée Marketing chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Ce mois-ci, nous vous présentons le parcours de Dr Gérard Shadili, Addictologue et membre du Conseil d’Administration de l’APPA.

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
Présentation de son parcours
Originaire du Roussillon mais morbihanais de cœur où il a longtemps vécu et pratiqué, Gérard Shadili est devenu psychiatre à l’issue de son internat à Rennes et de son parcours universitaire. En 1992, il démarre sa carrière en tant qu’Assistant des hôpitaux, deux ans avant de devenir praticien en parallèle de sa spécialisation en addictologie. Pendant plus de quinze ans, le jeune médecin occupe différents postes dans son fief d’origine : il est notamment responsable de la consultation en addictologie des hôpitaux de Vannes-St Avé, puis il supervise l’unité interne adolescents du Pôle de Pédopsychiatrie de l’EPSM-Morbihan.
En 2011, il rejoint la région parisienne, qu’il n’a pas quitté depuis, où il intègre d’abord une autre unité d’Hospitalisation à Antony (92) avant d’exercer comme médecin coordonnateur dans un centre de soins en addictologie, à Paris 13ème et dans une unité pour l’Autisme à Claye-Souilly (77). Depuis cette même période, il exerce également à l’Institut Mutualiste Montsouris (IMM), au sein du département de psychiatrie du Pr Maurice Corcos, où il a pris en charge l’unité Médicale en addictologie ainsi l’équipe de liaison et de soins dédiée (ELSA).
A l’image de son curriculum vitae, long de 25 pages méritées (!), Dr Gérard Shadili revendique lui-même une certaine « addiction pour le travail et l’amitié » qui l’a amené à s’engager sur de nombreux projets scientifiques, professionnels, associatifs, à côté de ses activités salariées. Il a enseigné et dirigé une quinzaine de thèses et mémoires, participé à des dizaines de publications scientifiques, françaises et internationales, et à encore davantage de communications sur de nombreux congrès médicaux. Depuis 2013, il est membre de l’unité de recherche Eclipse du département universitaire de Psychiatrie de l’IMM. Et plus récemment, en 2023, il a rejoint l’équipe de recherche « Psychomaad » supervisée par Pr Amine Benyamina. De façon générale, le praticien s’intéresse particulièrement aux interactions entre les addictions et leur environnement, personnel et/ou sociétal, recouvrant de nombreux champs d’étude et de recherche, appliqués à l’adolescence : le traumatisme, les troubles de l’attention ou des conduites alimentaires, la prostitution des mineurs, le rapport aux écrans, la consommation de nouveaux produits de synthèse, comme le protoxyde d’azote, etc.
L’addictologie est une pratique mouvante qui nécessite d’écouter la société et d’avoir les pieds bien sur terre, même quand ceux de Gérard Shadili sont de retour dans le Morbihan où la pratique de la voile fait aussi partie de son ADN. A Paris, depuis plus d’une décennie, ses activités extra-professionnelles se sont logiquement adaptées à sa ville d’adoption, dans laquelle ce bon vivant, qui a le rire facile, trouve toujours le temps de faire du sport et d’articuler ses passions pour la gastronomie, le jazz ou la littérature. Par dessus tout, l’amitié et surtout la famille sont les principaux carburants d’une vie aussi bien remplie qu’établie autour d’une idée simple en forme de moteur : en profiter…
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND.
