Auteur/autrice : Celia Fernandes
« En France, la médecine a au moins les idées claires sur une distinction fondamentale : soigner et punir, ce n’est pas la même chose ! »

Chef de service du Service Médico-Psychologique Régional (SMPR) de Paris-La Santé, adhérent de l’APPA, Dr Raphaël Gourevitch a construit son parcours de psychiatre entre les urgences hospitalières, l’exercice de secteur puis le milieu pénitentiaire. Il revient sur les spécificités d’une discipline encore assez méconnue, bel et bien médicale dans son objet mais à l’interface avec la justice, qui bénéficie en France d’une dissociation fondamentale entre le soin et l’expertise. Rencontre à l’issue des 29e Journées nationales des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire, dont l’APPA était partenaire…
Pouvez-vous nous raconter votre parcours et ce qui vous a conduit à la psychiatrie en milieu pénitentiaire ?
Mon père était psychiatre hospitalier à Paris, ce qui n’est sûrement pas étranger à ma vocation, même si je m’en suis un peu défendu au départ en commençant par quelques semestres en médecine générale. C’est finalement un semestre libre en psychiatrie qui a tout changé : la discipline m’a beaucoup plu, et j’ai exercé le « droit au remords » pour changer de filière.
J’ai d’abord exercé des fonctions en service hospitalier puis en centre médicopsychologique, avant un poste de chef de service aux urgences psychiatriques du Centre Psychiatrique d’Orientation et d’Accueil (CPOA) à Sainte-Anne. Après avoir pris la direction du pôle incluant la psychiatrie en milieu pénitentiaire, je suis devenu chef de service du SMPR il y a deux ans, à la suite d’une évolution institutionnelle. De façon générale, j’ai toujours eu un intérêt pour les interactions entre santé et justice ; par exemple, j’anime depuis longtemps un séminaire de psychiatrie légale et éthique pour les internes en Île-de-France.
De façon générale, j’ai toujours eu un intérêt pour les interactions entre santé et justice ; par exemple, j’anime depuis longtemps un séminaire de psychiatrie légale et éthique pour les internes en Île-de-France.
En quoi consiste concrètement la psychiatrie en milieu pénitentiaire ?
Il y a beaucoup d’idées reçues, y compris chez les collègues psychiatres. On s’imagine parfois une sorte d’hospitalisation qui ne dirait pas son nom, dans laquelle les détenus seraient à portée de main. Or, c’est tout le contraire : c’est un exercice entièrement ambulatoire. Les patients viennent s’ils le veulent et s’ils le peuvent. Les mouvements en détention ne sont pas libres, ce qui crée de véritables difficultés d’accès aux soins, en particulier pour ceux placés dans les quartiers disciplinaires ou d’isolement.
Notre mission, c’est le soin, pas l’expertise. C’est une distinction fondamentale en France, et elle est constamment attaquée : la pénitentiaire nous envoie régulièrement des demandes de renseignements sur les détenus, auxquelles on répond comme on le ferait en milieu libre — c’est-à-dire qu’on ne peut pas communiquer directement sur l’état d’un patient avec un tiers, sauf dans le cadre d’une réquisition…
Notre mission, c’est le soin, pas l’expertise. C’est une distinction fondamentale en France, et elle est constamment attaquée…
Quels sont les troubles psychiatriques les plus fréquents en détention ?
Il n’existe pas de pathologie spécifique à la prison la notion de « psychose carcérale », qu’on employait beaucoup autrefois, a été abandonnée. En revanche, tous les troubles psychiatriques y sont très largement surreprésentés : psychoses, dépressions, pathologies traumatiques, addictions. C’est souvent une population très précaire, avec des parcours très carencés. Parfois, les détenus sont eux-mêmes traumatisés par leur propre passage à l’acte c’est quelque chose que j’ai découvert en arrivant, et qui va pourtant de soi.
La surpopulation carcérale aggrave évidemment tout cela. À la Santé, le taux d’occupation est de 200 %, soit 1 600 détenus pour 800 places. Partager une cellule prévue pour une personne à deux ou trois, en régime porte fermée 22 heures sur 24, avec des gens qu’on n’a pas choisis, c’est un facteur de stress chronique qui génère ou aggrave des troubles psychiatriques.
Partager une cellule prévue pour une personne à deux ou trois, en régime porte fermée 22 heures sur 24, avec des gens qu’on n’a pas choisis, c’est un facteur de stress chronique qui génère ou aggrave des troubles psychiatriques. .
Comment s’organise la continuité des soins à la sortie de prison ?
Nous avons créé une consultation externe à Sainte-Anne pour permettre à des patients suivis en détention de nous retrouver à la sortie avec la même équipe, un peu comme un Centre Médico-Psychologique (CMP). En pratique, ils ne viennent pas tous la vie les emmène ailleurs, ou ils n’ont plus envie d’entendre parler de nous. Cette consultation accueille également des personnes en soins pénalement ordonnés, qui n’ont pas forcément été incarcérées.
Ce à quoi il faut veiller, c’est de ne pas créer de filières ségrégatives. Les anciens détenus gardent parfois trop longtemps une étiquette qui les renvoie systématiquement vers des consultations spécialisées, alors qu’ils ont simplement besoin de soins psychiatriques généraux. J’ai vu des situations absurdes : une patiente suivie depuis des années dans un CMP pour un trouble psychotique s’est retrouvée en soins pénalement ordonnés après une infraction liée à sa maladie et le CMP a refusé de continuer à la suivre. C’est pourtant la même personne, avec le même trouble…
Quel regard portez-vous sur les modèles étrangers ?
Dans le cadre de l’Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire et à l’initiative de deux psychologues du service, Bérénice Vannesson et Sylvie Brochet, nous avons eu le plaisir d’organiser dernièrement ces Journées nationales à Paris avec 450 participants venus de toute la France. Le but est de rassembler les différents acteurs de la psychiatrie en milieu pénitentiaire et des disciplines environnantes comme les sciences humaines, la philosophie, le monde de la justice, etc. Nous y avons notamment invité des collègues de Suisse et de Belgique : dans ces pays, par exemple, la confusion entre soin et expertise est bien plus grande, avec des injonctions de la justice envers les psychiatres en matière d’évaluation de la dangerosité qui me semblent délétères pour le soin.
Dans ces pays, par exemple, la confusion entre soin et expertise est bien plus grande, avec des injonctions de la justice envers les psychiatres en matière d’évaluation de la dangerosité qui me semblent délétères pour le soin.
Encadré par les lois de 1986 et 1994 qui organisent le secteur de la psychiatrie en milieu pénitentiaire, le modèle français a pour objectif de donner aux personnes le même niveau de soin qu’en milieu libre. Malgré ses moyens insuffisants et les attaques récentes (projets d’hôpitaux-prisons, évaluations psychiatriques imposées pour les personnes radicalisées, etc), la médecine a au moins les idées claires sur une distinction fondamentale : soigner et punir, ce n’est pas la même chose !
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Depuis le 1er juillet 2026, le contrat de prévoyance de l’APPA a évolué afin de répondre encore mieux aux réalités de l’exercice libéral. Ces nouvelles garanties viennent renforcer une offre déjà reconnue pour son excellent rapport garanties/cotisations et apportent des réponses concrètes aux attentes exprimées par les médecins.

Vous avez des questions complémentaires ?
Vous pouvez contacter l’équipe Bessé via la messagerie intégrée à votre espace adhérent APPA, ou directement par téléphone au 09 69 36 37 10 ou par courriel à l’adresse gestion.appa@besse.fr
Une évolution construite à partir des besoins du terrain
À la suite des échanges engagés avec les représentants des médecins libéraux, plusieurs axes d’amélioration ont été identifiés. Si le contrat APPA se distinguait déjà par un positionnement tarifaire particulièrement compétitif et une couverture étendue, certaines situations de la vie professionnelle méritaient d’être mieux prises en compte.
Les garanties ont ainsi été enrichies afin d’offrir une protection plus adaptée aux parcours de soins et aux modalités actuelles d’exercice.
Trois avancées majeures au 1er juillet 2026
1. Une prise en charge du mi-temps thérapeutique
La reprise d’activité après un arrêt de travail est souvent progressive. Désormais, le contrat APPA accompagne également cette période de transition grâce à la prise en charge du mi-temps thérapeutique.
Sous réserve de la reconnaissance de cette situation par le versement des indemnités journalières correspondantes, cette garantie permet de sécuriser les revenus pendant la reprise progressive de l’activité, une protection encore peu proposée sur le marché.
2. Une indemnisation plus rapide en cas d’hospitalisation
Les conséquences financières d’un arrêt peuvent être immédiates pour un médecin libéral. C’est pourquoi le contrat prévoit désormais une réduction de la franchise en cas d’hospitalisation, y compris lorsque celle-ci est réalisée en ambulatoire.
Cette évolution tient compte des nouvelles pratiques médicales et permet une indemnisation plus précoce lorsque la situation le justifie.
3. Une véritable couverture de l’invalidité partielle
Autre évolution majeure : le contrat intègre désormais une garantie d’invalidité partielle fondée sur un barème professionnel.
L’évaluation ne repose pas uniquement sur les critères administratifs des régimes obligatoires mais prend en considération :
- la profession réellement exercée ;
- les conditions d’exercice antérieures ;
- les capacités professionnelles restantes.
Cette approche permet de reconnaître une invalidité dès lors que la capacité professionnelle est réduite d’au moins un tiers, sans imposer une reconversion dans une autre activité.
En cas de reconnaissance de cette invalidité, le contrat prévoit le versement d’une rente mensuelle proportionnelle au taux d’invalidité, qu’il s’agisse d’une invalidité partielle ou totale.
Ces nouvelles garanties viennent compléter les points forts historiques du contrat APPA :
- Maintien jusqu’à 100 % des recettes nettes libérales (dans la limite du plafond garanti choisi, prestations des régimes obligatoires incluses) ;
- Couverture des charges professionnelles pendant la période d’arrêt ;
- Franchises au choix dès 7 jours d’arrêt ;
- Absence d’exclusions autres que celles prévues par la réglementation, y compris pour les sports à risque ou le burn-out ;
- Déductibilité des cotisations dans le cadre du dispositif Madelin ;
- Possibilité d’adhésion pour les médecins non thésés sous certaines conditions.
Une protection qui accompagne les médecins tout au long de leur carrière
Au-delà de la couverture des arrêts de travail et de l’invalidité, le contrat APPA continue d’offrir des garanties complètes en matière de décès, de perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA), de rente de conjoint et de rente éducation, afin de protéger également les proches du médecin.
Avec ces évolutions effectives depuis le 1er juillet 2026, le contrat de prévoyance APPA renforce sa capacité à répondre aux enjeux spécifiques de l’exercice libéral et confirme sa volonté d’offrir aux médecins une protection toujours plus adaptée aux réalités de leur pratique.
Rédacteur : Christophe Vérillaud, Responsable Affinitaire chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Transmettez chaque année votre dernier bulletin de salaire pour garantir une indemnisation conforme à votre rémunération en cas d’arrêt de travail.

Besoin d’aide ?
Vous pouvez contacter l’équipe Bessé via la messagerie intégrée à votre espace adhérent APPA, ou directement par téléphone au 09 69 36 37 10 ou par courriel à l’adresse gestion.appa@besse.fr
Pour bénéficier d’une indemnisation adaptée à votre situation en cas d’arrêt de travail, il est essentiel que votre rémunération de référence soit régulièrement mise à jour.
Si vos revenus évoluent (augmentation de salaire, changement de situation professionnelle, etc.) et que l’APPA ne dispose pas d’un bulletin de salaire récent, le montant de votre indemnisation pourrait être calculé sur une rémunération devenue obsolète. Cela peut entraîner une sous-indemnisation et, dans certaines situations, une perte importante de revenus.
C’est pourquoi nous vous invitons à transmettre chaque année votre dernier bulletin de salaire, afin de garantir que votre situation soit à jour et que votre niveau de couverture corresponde à votre rémunération actuelle réelle.
Comment transmettre votre bulletin ?
Vous pouvez nous adresser ce document :
- par e-mail à gestion.appa@besse.fr
- ou via votre Espace Adhérent APPA, dans la rubrique Messagerie
Qui est concerné ?
Cette démarche concerne uniquement les adhérents dont la cotisation APPA n’est pas précomptée sur le salaire par leur employeur.
Un simple envoi de votre dernier bulletin de salaire, une fois par an, permet de préserver pleinement vos droits en cas d’arrêt de travail. N’attendez pas pour mettre votre dossier à jour !
Si votre cotisation APPA est directement prélevée sur votre salaire (précompte), aucune démarche n’est nécessaire : votre rémunération est actualisée automatiquement, ce qui garantit une indemnisation calculée sur le salaire réel.
Rédacteur : Christophe Vérillaud, Responsable Affinitaire chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
À compter du 1er septembre 2026, un décret du 12 juin 2026 modifie les règles relatives aux arrêts de travail en instaurant une durée maximale pour les prescriptions et les prolongations. Jusqu’à présent, la loi ne prévoyait aucun plafond de durée pour un arrêt maladie.

Vous avez des questions complémentaires ?
Vous pouvez contacter l’équipe Bessé via la messagerie intégrée à votre espace adhérent APPA, ou directement par téléphone au 09 69 36 37 10 ou par courriel à l’adresse gestion.appa@besse.fr
Désormais, la durée d’un premier arrêt de travail ne pourra pas dépasser 31 jours. Si l’état de santé du salarié nécessite une absence plus longue, l’arrêt pourra être prolongé, mais chaque prolongation sera limitée à 62 jours.
Toutefois, ces plafonds peuvent être dépassés dans certains cas. Lorsque le professionnel de santé estime que l’état de santé du salarié le justifie, il pourra prolonger l’arrêt au-delà de ces durées. Cette prolongation pourra être réalisée par le médecin ayant prescrit l’arrêt initial, le médecin traitant, une sage-femme ou un chirurgien-dentiste. Les recommandations de la Haute Autorité de santé devront être prises en compte lorsqu’elles existent.
Le décret précise également que ces nouvelles règles ne s’appliquent pas à Mayotte. Les professionnels autorisés à prescrire des arrêts de travail restent les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes.
Enfin, les salariés pourront continuer à demander une prolongation de leur arrêt dans le cadre d’un acte de télémédecine (téléconsultation, télésurveillance…) à condition de respecter les conditions prévues par le Code de la santé publique.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Quelles sont les stratégies ou comportements que nous devons adopter face aux pathologies infectieuses qui risquent de ruiner nos journées et détériorer notre santé ?

Dr Crespin Codjo ADJIDÉ, Trésorier de l’APPA

A retenir :
Retrouvez ci-dessous les liens utiles sur les différentes vaccinations :
« La santé est comme l’amitié, sa valeur est rarement reconnue avant qu’elle ne soit perdue » (Proverbe Chinois). Ce n’est pas pour rien que tout le monde court derrière sa santé en espérant rejoindre l’autre monde en bonne santé. En effet, « Mourir en bonne santé », c’est le vœu le plus cher de tout bon vivant bien portant (Pierre Dac).
Pour atteindre ce sommet de l’Art du bien vivre, quelques petits gestes apparaissent sinon indispensables, du moins nécessaires :
- Se protéger
- Surveiller son état de santé
- Rester, à tout moment, informé(e) sur les dangers qui nous guettent
La Vaccination
À Méditer : la vaccination est un outil essentiel de santé publique, prévenant les maladies, réduisant la mortalité et protégeant les communautés. Elle est même l’action de santé publique la plus efficace dans la lutte contre les maladies infectieuses. À l’exception de l’assainissement des eaux, aucune modalité d’intervention n’a eu autant d’impact sur la réduction de la mortalité et la croissance de la population (Santé Publique France).
La prévention des infections respiratoires aiguës (IRA)
Les infections respiratoires aiguës sont causées par divers virus, notamment le SARS-CoV-2 (COVID-19), les virus grippaux, le virus respiratoire syncytial (VRS), le rhinovirus et le métapneumovirus.
Les virus grippaux ainsi que d’autres virus respiratoires comme le VRS suivent une circulation saisonnière, des épidémies de grippe et de bronchiolite survenant généralement chaque année entre octobre et mars.
Le SARS-CoV-2, à l’origine de la COVID-19, ne semble pas pour l’instant avoir de saisonnalité marquée avec des vagues observées tout au long de l’année, mais la période hivernale peut favoriser sa circulation.
La concomitance de la circulation de ces différents virus peut constituer un enjeu d’importance pour le système de santé (Santé publique France).
Le moyen le plus efficace pour prévenir les IRA est la vaccination contre les agents pathogènes en cause :
- Vaccination anti-grippale désormais soumise à la prescription obligatoire
- Vaccination anti-COVID-19
- Vaccination anti-VRS
Pour ce qui concerne le VRS, la HAS recommande aussi la vaccination saisonnière des sujets âgés de 75 ans et plus pour prévenir leur contamination, afin de réduire le nombre d’infections aiguës des voies respiratoires basses liées au VRS. La HAS considère que le vaccin Arexvy et le vaccin Abrysvo peuvent être utilisés dans le cadre de cette recommandation. De plus, la HAS recommande la vaccination chez les sujets âgés de 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires chroniques (particulièrement BPCO) ou cardiaques (particulièrement insuffisance cardiaque) susceptibles de décompenser lors d’une infection à VRS.
Enfin, la HAS rappelle l’importance, outre les vaccinations contre les agents pathogènes des IRA, des gestes barrières pour limiter la transmission de ces virus saisonniers.
Pour plus d’informations sur la vaccination contre la grippe et contre la Covid-19 comme mesures de prévention des infections respiratoires : cliquez ici.
La prévention des maladies à transmission vectorielle
Les maladies à transmission vectorielle sont transmises par la piqûre d’arthropodes infectés comme les moustiques, tiques, phlébotomes et puces, qui propagent des agents pathogènes tels que bactéries, parasites et virus. Elles sont suivies par Santé publique France.
Les maladies transmises par les moustiques
1. La Dengue
La dengue est une maladie infectieuse due à un arbovirus : le virus de la dengue. Ce virus est transmis par des moustiques du genre Aedes : Aedes aegypti et Aedes albopictus aussi appelés moustiques tigres. Ces vecteurs sont installés dans 67 départements métropolitains.
- Prévention individuelle
Elle repose sur la vaccination et surtout sur la protection contre la piqûre des moustiques Aedes.
- La vaccination contre la dengue
Vaccin Qdenga® du laboratoire Takeda, pour la prévention de la dengue chez les personnes de plus de 6 ans (Antilles, Guyane, Mayotte et La Réunion) selon un schéma bien défini.
Plus d’infos par ce lien
- Les moyens de protection contre les piqûres de moustiques
Répulsifs en sprays ou crèmes, serpentins, diffuseurs électriques, vêtements longs, moustiquaires. Une protection particulièrement nécessaire la journée, les moustiques vecteurs Aedes piquant surtout la journée, essentiellement à l’extérieur des maisons, avec une activité plus importante en début de matinée et en fin de journée.
- Prévention collective et lutte antivectorielle
Elle repose non seulement sur la lutte antivectorielle (larvicide, adulticide), mais aussi sur la lutte communautaire (détruire les gîtes larvaires potentiels autour des habitations et se protéger contre les piqûres de moustiques).
Cette prévention, collective et lutte antivectorielle, s’applique aussi contre le chikungunya et le zika.
2. Le chikungunya
Le chikungunya est une maladie virale transmise par des moustiques du genre Aedes, Aedes aegypti et Aedes albopictus (moustiques tigres). Une maladie classique de la zone intertropicale qui peut se transmettre aussi en zone tempérée (France métropolitaine et Europe). Actuellement, 80% des départements français rassemblent les conditions propices à l’émergence de la maladie, en raison de la présence du moustique tigre.
La prévention de cette infection repose sur :
- la lutte contre la propagation des moustiques (lutte anti-vectorielle),
- la prévention individuelle qui consiste à se protéger contre les piqûres de moustique,
- La vaccination qui permet de prévenir les formes graves d’infection par le chikungunya : le vaccin Ixchiq aux personnes de 18 à 64 ans et après un examen approfondi des bénéfices et des risques individuels, le vaccin Vimkunya personnes âgées de 12 ans et plus (plus d’information par ici https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/vaccin-contre-le-chikungunya).
3. Le Zika
Le Zika est une maladie due à un arbovirus : le virus Zika, un Flavivirus qui appartient à la même famille (les Flaviviridae) que les virus de la dengue, du West Nile et de la fièvre jaune.
Mode de transmission du Zika : par les moustiques, par voie sexuelle, de la mère au fœtus, par transfusion et par greffe. Cette maladie induit un risque d’infections embryo-foetales et de malformations congénitales en cas d’infection pendant la grossesse.
- Traitement : pas de traitement spécifique contre ce virus
- Prévention : pas de vaccin contre ce virus. Il faut prévenir la piqûre des moustiques. Cette prévention repose sur des actions individuelles et collectives
Les principaux messages de prévention à l’attention des personnes qui vivent et/ou des personnes qui se rendent dans une région à risques :
- Consulter les conseils aux voyageurs sur le site du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=1439
- https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-des-populations/article/recommandations-sanitaires-pour-les-voyageurs
- Informations complémentaires sur https://www.santepubliquefrance.fr/zika/la-maladie
Pour les personnes atteintes de la dengue, du chikungunya ou du Zika :
- Éviter la propagation de la transmission :
- Porter des vêtements amples et couvrants
- Appliquer des répulsifs cutanés
- Utiliser des ventilateurs
- Limiter les déplacements
- D’autres moyens peuvent être utilisés : moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins en extérieur
- Informez-vous, par exemple avec cette infographie ou ce podcast ou celui-ci
- Enfin, n’oubliez pas de signaler sans attendre chaque cas de ces infections à la plateforme régionale de veille et d’urgences sanitaires de l’ARS de votre région.
Les maladies transmises par les tiques
1. La borréliose ou maladie de Lyme
La maladie de Lyme est la plus fréquente des maladies à tiques.
Mode de transmission : Cette maladie est due à la transmission des bactéries du genre Borrelia par la piqûre d’une tique infectée. La bactérie se transmet après plusieurs heures de fixation de la tique. Il s’agit d’une maladie non contagieuse qui se manifeste souvent par une plaque rouge et arrondie qui s’étend en cercle autour de la zone piquée puis disparaît en quelques semaines à quelques mois.
- Traitement : par antibiotiques
- Prévention :
- Pas de vaccin.
- Il faut prévenir la piqûre des tiques (voir la tactique anti-tiques par ici)
Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?
Petites par leur taille, les tiques sont difficiles à repérer. Lorsque l’on se promène en forêt, dans des prés ou lorsque l’on jardine, quelques conseils à suivre pour se protéger de leurs piqûres :
- Porter des vêtements longs et de couleurs claires pour faciliter le repérage des tiques pendant les activités de plein air ;
- Rentrer sa chemise dans le pantalon et le pantalon dans les bas pour créer une barrière ;
- Utiliser des répulsifs adéquats (attention aux contre-indications éventuelles) ;
- Eviter les zones où la présence des tiques est avérée (zones boisées, herbes hautes, …) ;
- Emprunter les sentiers de randonnée lorsque c’est possible et rester bien au milieu du sentier ;
- Ne pas s’arrêter si on trouve une tique, car il pourrait y en avoir d’autres ;
- Vérifier minutieusement la présence de tiques en rentrant chez soi après une balade en plein air, en forêt ou après avoir jardiné ;
- Examiner les enfants, les animaux de compagnie et soi-même et retirer toute tique trouvée le plus tôt possible ;
- Prendre un bain peu de temps après être revenu de l’extérieur est une bonne façon de trouver des tiques ;
- Ne pas oublier de vérifier des articles comme les sacs à dos et les serviettes qui pourraient être entrées en contact avec la végétation.
En cas de piqûre, trouver et retirer rapidement les tiques à l’aide d’un tire-tique ou à défaut une pince fine peut réduire de façon significative la possibilité de transmission de maladies. En effet, le risque d’infection par la bactérie est plus important si la tique reste longtemps attachée.
Une surveillance accrue devra également être effectuée pendant 4 à 8 semaines (plus d’information ici).
2. Les rickettsioses
Les rickettsioses sont des maladies engendrées par des bactéries (les rickettsies) qui sont transmises aux êtres humains par la piqûre d’un insecte infecté (tiques, les poux, et les acariens) à travers la peau, ou la conjonctive.
Elles comprennent, plusieurs pathologies (plus d’information par ici) dont :
- La fièvre boutonneuse méditerranéenne (Rickettsia conorii).
- La fièvre pourprée des montagnes Rocheuses (Rickettsia rickettsii).
- Le typhus exanthématique (Rickettsia prowazeki).
- Le typhus des broussailles (Rickettsia tsutsugamushi / R. Orientalis ou Orientia tsutsugamushi).
La rickettsiose se manifeste habituellement par une fièvre d’apparition brutale accompagnée de céphalées intenses, d’une sensation de malaise, de prostration et, dans la plupart des cas, d’une éruption caractéristique.
- Traitement : antibiothérapie
À retenir :
Ces maladies nécessitent un diagnostic précoce. En effet, un traitement antibiotique adapté permet généralement une guérison complète. Cependant, sans prise en charge, certaines formes peuvent évoluer vers des complications graves (ne pas hésiter à consulter en cas de symptômes).
- Prévention de la rickettsiose
Prévenir la piqûre des insectes infectés dont les moustiques et les tiques. Pour la prévention contre la piqûre des tiques (voir “Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?” plus haut).
3. L’anaplasmose
L’anaplasmose est une maladie infectieuse causée par une bactérie (Anaplasma phagocytophilum) transmise principalement par la morsure d’une tique à pattes noires (Ixodes) infectée. Sa prévalence est croissante en Europe du Nord. Elle est suivie en Belgique. Elle est connue chez les animaux y compris en France
- Symptômes de la maladie :
Le début de la maladie est brutal avec fièvre, frissons, céphalées, des douleurs musculaires et une sensation de malaise. Dans la plupart des cas, l’anaplasmose est une infection bénigne, mais les personnes âgées ou dont le système immunitaire est affaibli peuvent être atteintes plus gravement et nécessiter une hospitalisation.
- Traitement : par antibiotique
- Prévention :
- Il faut prévenir la piqûre des tiques (voir “Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?” plus haut).
À retenir :
- Maladie bactérienne transmise par les tiques Ixodes
- Infection des granulocytes neutrophiles
- Augmentation de 35% de l’incidence en 5 ans en France
- 200-400 cas diagnostiqués annuellement (sous-estimation probable)
- Transmission exclusive par morsure de tiques Ixode
- Traitement par antibiotique
- Pas de vaccin
4. Encéphalite à tiques en France
L’encéphalite à tique est une infection qui atteint le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) dans une proportion importante des cas, et 40 % de ceux-ci peuvent présenter des séquelles neurologiques pendant plusieurs années.
En France, les cas d’encéphalite à tiques sont diagnostiqués chaque année.
Le virus de l’encéphalite à tiques est transmis à l’humain par piqûre de tiques lors des activités professionnelles ou de loisirs, dans les zones boisées humides comme le camping, les randonnées, le ramassage de champignons… Plus rarement, la contamination peut se faire par consommation de lait cru ou de fromage au lait cru principalement de chèvre ou de brebis.
- Prévention de l’encéphalite à tiques
Prévention et protection contre les piqûres de tiques (voir “Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?” plus haut).
- La vaccination contre l’encéphalite à tiques
La vaccination contre l’encéphalite à tiques est recommandée chez les voyageurs adultes et enfants exposés en pays très endémique. Pour en savoir plus : cliquez ici
En résumé, voici les indispensables à retenir sur les maladies à transmissions vectorielles :
| Mode | Description | Exemples de vecteurs / maladies |
| Transmission biologique | L’agent pathogène se développe ou se multiplie à l’intérieur du vecteur avant d’être transmis à l’hôte. | Aedes spp. (dengue, Zika, chikungunya) ; Anopheles spp. (paludisme) ; Ixodes spp. (maladie de Lyme) |
| Transmission mécanique | Le vecteur transporte simplement le micro-organisme sur ses pièces buccales ou son corps, sans qu’il se reproduise en lui. | Mouches domestiques (diarrhée bactérienne) ; moustiques Culex (transmission de virus sans réplication) |
| Transmission par salivation | Le vecteur injecte de la salive contenant le pathogène lors de la piqûre. | Aedes spp. (dengue, Zika) ; Anopheles spp. (Plasmodium) |
| Transmission par ingestion | L’hôte contracte la maladie en ingérant le vecteur contaminé (souvent accidentel). | Mouches ou moustiques ingérés accidentellement (certaines helminthiases) |
| Transmission par contact cutané | Le pathogène est transmis par la peau lésée après une piqûre ou un grattage. | Puces (Yersinia pestis – peste) ; tiques (Borrelia – maladie de Lyme) |
| Transmission par excrétion | Le vecteur libère le pathogène dans ses déjections, qui contaminent la peau ou les muqueuses de l’hôte. | Moustiques Phlébotomes (leishmaniose) – parasites présents dans les fèces ; mouches tsé-tsé (trypanosomes) – salive contenant le parasite |
| Transmission transovarialle (verticale) | Le vecteur transmet le pathogène à sa descendance via les œufs. | Tiques (Rickettsia spp.) ; moustiques Aedes (certaines flaviviruses) |
| Transmission inter hôte par le vecteur | Le vecteur agit comme un pont entre deux hôtes infectés (ex. transmission entre animaux domestiques). | Puces (bubonic plague) ; poux (typhus) |
Appel à une vigilance renforcée à la recrudescence de la coqueluche et de la rougeole en Europe
1. Vigilance face à la coqueluche
Selon les données actualisées de surveillance en 2022 et 2023, il y a une recrudescence de la coqueluche en France et en Europe depuis le début de l’année 2024.
Cette infection bactérienne due principalement à la bactérie Bordetella pertussis est très contagieuse, plus contagieuse que la varicelle et autant que la rougeole. Elle se transmet par voie aérienne, et en particulier au contact d’une personne malade présentant une toux.
La transmission se fait principalement au sein des familles ou en collectivités. Les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés (les moins de 2 mois) sont les plus touchés par les formes graves, les hospitalisations mais aussi les décès.
Les personnes à risque de formes graves de coqueluche sont, au-delà des nourrissons non protégés par la vaccination, les personnes souffrant d’une maladie respiratoire chronique (asthme, broncho-pneumopathies chroniques obstructives…), les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes.
- Prévention de la coqueluche
Pour protéger les personnes à risque de formes graves, il est important d’appliquer les mesures de prévention et de se vacciner et de faire vacciner son entourage pour avoir un schéma complet de vaccination.
- La vaccination : elle peut être réalisée à tout âge, elle est le seul moyen de protection contre la coqueluche
Tout le monde peut être concerné par la vaccination contre la coqueluche (les nourrissons , la femme enceinte, les professionnels des établissements ou organismes de prévention et/ou de soins) dans un calendrier vaccinal bien structuré à connaître.
Il est ainsi rappelé que la vaccination est recommandée chez les personnes immunodéprimées, les professionnels de santé (y compris dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), les personnes travaillant en contact étroit et répété avec les nourrissons âgés de moins de 6 mois, les étudiants des filières médicales et paramédicales, les professionnels de la petite enfance dont les assistants maternels, les personnes effectuant régulièrement du baby-sitting.
- Le traitement antibiotique : les personnes en contact direct avec le malade atteint de coqueluche, peuvent être protégées par la prise d’antibiotiques. Toutefois, la meilleure prévention reste la vaccination.
- Le port du masque : une barrière efficace.
Pour prévenir la coqueluche comme pour prévenir toute infection des voies respiratoires (rhume, maux de gorge, toux, fièvre), le port du masque est fortement recommandé, et particulièrement
- Pour les personnes présentant des symptômes d’une infection des voies respiratoires, quelle qu’en soit la cause.
- En présence de personnes fragiles, dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, dans les espaces clos et dans les transports en commun.
En effet, le port du masque constitue une protection individuelle vis-à-vis de l’infection et du risque de développer une forme grave, mais également une protection collective, permettant de réduire le risque de diffusion au sein de la population et d’infection des personnes à risque de formes graves.
2. Vigilance face à la rougeole
La rougeole est une maladie virale très contagieuse et parfois grave. Après une phase de recrudescence de la maladie en 2019, une très forte baisse du nombre de cas a été observée en 2021 et 2022. Une augmentation du nombre de cas est apparue en 2023 et 2024 et elle se poursuit en 2025.
Il n’y a que par la vaccination que nous pourrons espérer nous débarrasser enfin de la rougeole, l’une des maladies infectieuses les plus contagieuses.
3. Ne pas sous-estimer le Zona
Le zona mérite aussi l’attention des personnes d’âge mûr. Le zona est dû au virus de la varicelle et du zona (VZV pour varicella-zoster virus), un herpesvirus (HHV-3), qui se transmet principalement par voie respiratoire ou via les lésions cutanées. Après une infection par la varicelle dans l’enfance, le virus peut rester « en sommeil » dans certains ganglions nerveux. Sous l’effet de l’âge, de la fatigue, d’une maladie ou sans raison apparente, il peut se réactiver sous la forme d’un zona.
Les personnes de plus de 50 ans sont les plus touchées. Plus l’âge avance, plus le zona est fréquent et sévère, car le système immunitaire devient moins efficace pour garder ce virus « sous contrôle ». D’où la nécessité de se faire vacciner contre le Zona.
Cette vaccination contre le zona peut être proposée chez les personnes adultes, qu’elles aient déjà eu la varicelle ou non, pour diminuer le risque de zona et surtout le risque de douleurs de névralgies post-zostériennes. En effet, le zona chez l’adulte peut s’avérer hyper douloureux.
Rédacteur : Dr Crespin Codjo ADJIDÉ, Trésorier de l’APPA
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Chaque année, l’APPA soutient financièrement plusieurs associations engagées dans l’amélioration de la qualité de vie des personnes confrontées à la maladie. Qu’elles interviennent auprès des enfants, des adolescents, des adultes ou de leurs proches, elles partagent une même ambition : apporter du soutien, du réconfort et de l’espoir à celles et ceux qui traversent des situations parfois difficiles. Leurs actions prennent des formes diverses, mais contribuent toutes à renforcer l’accompagnement humain et le bien-être des patients.

Pour en savoir plus sur les engagements et les partenariats de l’APPA, rendez-vous sur notre page dédiée.



Les dons de l’APPA participent au financement de leurs projets. Vous pouvez aussi les aider, à titre personnel, si vous le souhaitez.
| L’enfant @ l’hôpital est une association qui anime dans toute la France des ateliers pédagogiques et thérapeutiques auprès d’enfants et adolescents fragilisés. Hospitalisés, malades ou en situation de handicap, ces jeunes bénéficient chaque semaine de leur présence sur le terrain. Via leur appli Kolibri, et grâce à l’engagement de leurs voyageurs solidaires, l’association les aide à porter un nouveau regard sur le mot “apprendre”. Faire un don | |
| Tournesol permet d’offrir aux personnes hospitalisées ou isolées, des moments artistiques riches en émotion. Faire un don | |
| Colore mon Hôpital est une association qui a pour objectif d’améliorer le confort des patients durant leur séjour à l’hôpital de la Rochelle, tout en réduisant l’impact environnemental des soins et en promouvant le développement durable au sein des établissements hospitaliers. Faire un don | |
| Clowns Z’hôpitaux intervient régulièrement dans les hôpitaux auprès d’enfants malades mais également dans les maisons de retraite et les établissements pour adultes porteurs de handicap. Faire un don | |
| Les Clowns de l’Espoir ont pour objectif d’améliorer la qualité des séjours des enfants, pris en charge dans les centres hospitaliers de la région des Hauts de France, par l’intervention artistique régulière de clowns et de marchands de sable. Cette intervention intègre les parents, la famille, les soignants de manière active et appropriée lors de ces rencontres hebdomadaires. Faire un don | |
| Le Rire Médecin est une association dont l’objectif principal est de réduire l’angoisse liée à l’hospitalisation et d’améliorer le bien-être des enfants, de leurs familles et parfois même des soignants. Les clowns interviennent en duo dans les services pédiatriques (oncologie, chirurgie, réanimation, etc.) en s’adaptant à chaque situation médicale et émotionnelle. Faire un don | |
| Eclats de l’Île propose des interventions de « clowns hospitaliers » dans les services pédiatriques du CHU de l’île de La Réunion. Faire un don | |
| SPS, l’institut pour la santé des soignants a pour origine le rassemblement d’un groupe d’experts souhaitant partager et défendre la santé des soignants. Elle se mobilise depuis 10 ans autour de trois missions complémentaires : accompagner, prévenir et défendre la cause. Faire un don | |
![]() | Association Souffrance au Travail est une ressource incontournable pour tous ceux confrontés à la souffrance au travail : travailleurs en détresse, professionnels de santé ou de l’entreprise, mais aussi juristes. Grâce à une approche pluridisciplinaire, un réseau étendu, et des outils pratiques et gratuits, elle permet d’informer, prévenir et accompagner efficacement la souffrance du professionnel sur son lieu de travail. Faire un don |
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Tous les ans, le congrès Hopipharm rassemble les pharmaciens hospitaliers francophones pendant 3 jours pour des conférences scientifiques et des actualités syndicales. Cette année, le SYNPREFH a choisi Montpellier pour organiser cet évènement du 26 au 29 mai 2026 qui a accueilli 1 850 personnes.

De gauche à droite : Dr Delphine Bourin, Christophe Vérillaud, Dr Jacques Trévidic et Dr Teim Ghanem

Dr Jacques Trévidic, Administrateur de l’APPA
C’est donc dans une ambiance caniculaire que sont arrivés les premiers congressistes présents pour le symposium APPA, soulagés de constater que celui-ci se déroulait dans un parc des expositions climatisé.
Le thème de ce symposium concernait l’actualité en matière de Protection Sociale Complémentaire (PSC) des personnels médicaux et pharmaceutiques hospitaliers.
Notre collègue Teim Ghanem, psychiatre et administrateur de l’APPA, a présenté l’APPA, son histoire passée et récente, ses services ainsi que la plateforme « Coup de blouse ».
Christophe Vérillaud, Responsable département affinitaire chez Bessé, a présenté les conséquences de l’intégration des personnels hospitalo-universitaires dans la PSC obligatoire de la fonction publique d’État, opérationnelle depuis le début du mois de mai 2026. A partir d’exemples concrets, il est montré que la protection est moindre que celle de l’APPA pour des cotisations plus onéreuses. Les inconvénients de ce type de contrat l’emportent sur les avantages, principalement en raison de la différence de salaire (et donc de cotisation) entre les personnels hospitalo-universitaires et le reste des agents de la fonction publique d’État.
Jacques Trévidic, ancien pharmacien hospitalier et administrateur de l’APPA, a présenté l’état d’avancement de ce dossier pour la fonction publique hospitalière, qui semble bien enlisé, ce qui a été confirmé par des annonces gouvernementales quelques jours plus tard. Pour des raisons juridiques, les praticiens hospitaliers et assimilés seront exclus des contrats de PSC obligatoire. Pour le reste de la fonction publique hospitalière, les négociations entre gouvernement et syndicats ayant échoué, les agents ne bénéficieront que d’un coup de pouce de 15 € par mois à compter de septembre 2027, la conclusion d’un contrat de PSC obligatoire étant repoussée au-delà de cette date.
Un grand merci à Delphine Bourin, pharmacien hospitalier, membre du Conseil d’administration du Synprefh et administratrice de l’APPA, d’avoir rendu possible ce symposium très animé.
Rédacteur : Dr Jacques Trévidic, Administrateur de l’APPA
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Pendant toute leur carrière, que ce soit à l’hôpital ou en libéral, les adhérents APPA bénéficient automatiquement d’une garantie assistance intégrée au contrat santé. Au moment du départ à la retraite, cette assistance n’est plus incluse d’office. Pourtant, elle constitue un véritable filet de sécurité au quotidien et lors des déplacements.

Comment mettre en place la garantie assistance ?
Vous pouvez contacter l’équipe Bessé via la messagerie intégrée à votre espace adhérent APPA, ou plus directement par téléphone au 09 69 36 37 10 ou par courriel à l’adresse gestion.appa@besse.fr

Bon à savoir
Le groupe Europ Assistance change de nom et devient Redion. Ce changement concerne uniquement l’identité de marque. Vos garanties assistance ne sont pas impactées :
- Vos contrats, vos garanties et vos interlocuteurs habituels restent inchangés
- Vos démarches administratives continuent de se dérouler comme d’habitude
- L’adoption d’une identité unique à l’échelle mondiale permet de
renforcer la collaboration entre les équipes à l’international
L’identité visuelle évolue, mais l’engagement reste le même : vous accompagner avec efficacité, proximité et bienveillance.

Pour seulement 4,67 € par mois, les retraités peuvent continuer à bénéficier d’un ensemble de prestations particulièrement complètes, conçues pour faire face aux imprévus de la vie.
Pourquoi conserver une garantie assistance à la retraite ?
Une hospitalisation, une immobilisation à domicile, un problème de santé lors d’un voyage, un besoin d’aide ponctuel après une intervention… Ces situations peuvent rapidement devenir complexes à gérer seul. La garantie assistance APPA permet de bénéficier d’un accompagnement concret, humain et réactif, avec l’appui Redion, spécialiste reconnu de l’assistance aux personnes.
Pour moins de 5€ par mois, cette couverture apporte une tranquillité d’esprit difficile à trouver à un coût aussi accessible.
En voyage, vous n’êtes jamais seul
Une hospitalisation à l’étranger ne se limite pas à un problème de santé. Il faut parfois trouver un établissement adapté, organiser le retour en France, gérer les accompagnants ou avancer des frais médicaux importants. L’assistance APPA prend alors le relais.
1. Un rapatriement médical organisé et pris en charge
Si votre état de santé l’exige, les équipes médicales d’Europ Assistance organisent votre retour vers votre domicile ou vers l’établissement de santé le plus adapté à votre situation. Avion sanitaire, ambulance, accompagnement médical : toute l’organisation est prise en charge afin que vous puissiez vous concentrer uniquement sur votre rétablissement.
2. Jusqu’à 76 225 € de frais médicaux pris en charge à l’étranger
Dans certains pays, quelques jours d’hospitalisation peuvent générer des factures considérables. L’assistance APPA prévoit :
- L’avance des frais d’hospitalisation d’urgence ;
- Le remboursement complémentaire des frais médicaux restant à charge après intervention des organismes d’assurance maladie ;
- Une couverture pouvant atteindre 76 225 € aux États-Unis, au Canada ou au Japon, où les coûts de santé sont particulièrement élevés. Un niveau de protection particulièrement rassurant pour les adhérents qui voyagent hors d’Europe.
Un proche peut venir à votre chevet
Si votre hospitalisation se prolonge, l’assistance organise et prend en charge le voyage aller-retour d’un proche afin qu’il puisse vous rejoindre. Ses frais d’hébergement peuvent également être pris en charge, évitant ainsi à votre entourage une charge financière supplémentaire dans un moment déjà difficile.
Retour anticipé en cas de coup dur familial
Parce qu’un imprévu peut aussi concerner vos proches, l’assistance organise votre retour en France en cas de décès d’un membre de votre famille ou d’événement grave nécessitant votre présence.
Une aide précieuse au retour à domicile
L’intérêt de l’assistance ne s’arrête pas aux voyages. Après une hospitalisation ou une immobilisation, elle peut financer :
- Jusqu’à 25 heures d’aide-ménagère ;
- La livraison de médicaments à domicile ;
- Une aide pour la garde des animaux de compagnie.
Et bien d’autres services qui permettent de récupérer plus sereinement et d’éviter de solliciter systématiquement son entourage.
Comment souscrire ?
La garantie assistance est proposée en option aux adhérents retraités bénéficiant de l’offre santé APPA. L’adhésion est simple : il suffit de demander l’ajout de l’option assistance lors de la souscription ou à l’occasion d’une évolution de votre contrat santé APPA.
Pour 4,67 € par mois, vous conservez ainsi une protection complète qui vous accompagne au quotidien comme lors de vos déplacements.
Rédacteur : Christophe Vérillaud, Responsable Affinitaire chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Un arrêt de travail entraîne une baisse immédiate d’activité et de revenus. Pourtant, de nombreux retards d’indemnisation ne sont pas forcément liés à l’arrêt lui-même, mais à des déclarations tardives ou à des dossiers incomplets.

Besoin d’aide ?
Nos conseillers restent disponibles par téléphone : 09 69 36 37 10 ou par mail : gestion.appa@besse.fr pour échanger et vous accompagner dans vos démarches.
Rendez-vous également sur votre espace adhérent APPA.
Afin de garantir une prise en charge rapide par votre contrat de prévoyance souscrit auprès de l’APPA, voici les principales démarches à effectuer et les points de vigilance à connaître.
1. Déclarer rapidement son arrêt de travail
Premier réflexe : déclarer son arrêt dès qu’il est prescrit. Tout arrêt de travail doit être déclaré dans un délai de trois mois à compter de sa date de début. Au-delà de ce délai, l’arrêt peut être considéré comme ayant débuté à la date de sa déclaration, avec un risque de réduction de la période indemnisable. Même lorsque la durée de l’arrêt paraît limitée ou lorsque la situation médicale semble devoir évoluer rapidement, il est recommandé d’effectuer la déclaration sans attendre.
2. Constituer un dossier complet dès l’ouverture
Une fois l’arrêt déclaré, la rapidité de traitement dépend directement de la transmission des pièces justificatives. Parmi les documents indispensables figurent notamment :
- l’arrêt de travail initial et les éventuelles prolongations ;
- la déclaration fiscale 2035 et/ou la 2042 C PRO ;
- les décomptes d’indemnités journalières de la sécurité sociale et/ou de la CARMF ;
- le certificat médical destiné au médecin conseil ;
- une pièce d’identité ;
- un relevé d’identité bancaire ;
- l’attestation d’engagement complétée et signée.
Aucun règlement ne peut intervenir tant que l’ensemble des pièces nécessaires à l’étude du dossier n’a pas été reçu.
3. Bien distinguer les différents organismes intervenant pendant l’arrêt
Un point de vigilance particulier concerne les justificatifs d’indemnités journalières.
- Pendant les 90 premiers jours d’arrêt, les indemnités journalières sont versées par la Sécurité sociale. Les décomptes correspondants doivent être transmis afin de permettre l’instruction du dossier.
- À compter du 91e jour d’arrêt, la CARMF prend le relais. Les décomptes de prestations versés par la CARMF deviennent alors indispensables pour poursuivre l’indemnisation.
Cette transition constitue l’une des principales sources de retard dans le traitement des dossiers si les documents ne sont pas transmis au fur et à mesure de l’arrêt.
4. Le certificat médical : une pièce déterminante
Le certificat médical destiné au médecin conseil mérite une attention particulière. Il doit être intégralement renseigné, daté et signé par le médecin traitant. Les réponses doivent être apportées à l’ensemble des questions posées et transmises sous pli confidentiel à l’attention du médecin conseil. Ce document lui permet d’apprécier la situation médicale au regard des garanties du contrat et de vérifier l’absence d’exclusion qui auraient été appliquées lors de la souscription du contrat.
Un certificat incomplet peut entraîner des demandes complémentaires et retarder la prise en charge de l’arrêt.
5. Signaler tout changement de situation
Afin d’éviter tout retard ou toute difficulté dans le traitement du dossier, il est important d’informer rapidement votre gestionnaire de :
- tout changement de coordonnées bancaires ;
- tout changement d’adresse ;
- toute reprise d’activité, même partielle ;
- l’arrêt du versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale ou de la CARMF ;
- un classement en invalidité ;
- un départ à la retraite.
Les 5 réflexes à retenir
- Déclarer l’arrêt de travail dès sa prescription et au plus tard dans les trois mois.
- Constituer un dossier complet dès l’ouverture.
- Conserver systématiquement tous les décomptes CPAM et CARMF.
- Transmettre les justificatifs au fil de l’eau pendant toute la durée de l’arrêt.
- Signaler immédiatement toute évolution de votre situation professionnelle ou administrative.
Rédacteur : Christophe Vérillaud, Responsable Affinitaire chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes

Vous avez des questions complémentaires ?
Vous pouvez contacter l’équipe Bessé via la messagerie intégrée à votre espace adhérent APPA, ou plus directement par téléphone au 09 69 36 37 10 ou par courriel à l’adresse gestion.appa@besse.fr
Depuis plusieurs mois, le Gouvernement présente la nouvelle Protection Sociale Complémentaire (PSC) comme une avancée majeure pour les agents de l’État. Dans les communications officielles, il est question de meilleure protection, de solidarité et de sécurisation des revenus.
Pour les Hospitalo-Universitaires, la réalité est tout autre
Derrière un discours séduisant se cache un contrat de prévoyance qui ne répond absolument pas aux spécificités du votre statut et qui expose de nombreux HU à des pertes financières considérables en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès.
L’APPA souhaite alerter clairement ses adhérents : le contrat de prévoyance mis en place par la MGEN dans le cadre de la PSC n’est pas une solution adaptée à la situation des Hospitalo-Universitaires.
La principale spécificité des HU n’est pas prise en considération
Le problème est simple : le contrat MGEN a été construit pour les personnels de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Les Hospitalo-Universitaires ont été intégrés au dispositif sans que leurs particularités professionnelles soient réellement prises en compte. Or chacun sait que la rémunération d’un HU ne se limite pas à son traitement universitaire.
Les émoluments hospitaliers, les gardes, les astreintes, les indemnités de service public, les primes de responsabilité et les différentes composantes de la rémunération représentent souvent la part la plus importante des revenus. Pourtant, le contrat PSC MGEN fait l’impasse sur l’essentiel : il ne couvre que la rémunération universitaire. Autrement dit, le contrat ignore purement et simplement la majeure partie des revenus des Hospitalo-Universitaires.
Une protection qui disparaît précisément quand elle devient nécessaire
La prévoyance a une seule raison d’être : maintenir le niveau de vie lorsque survient un accident de la vie. C’est précisément sur ce point que le dispositif MGEN révèle ses limites.
- En congé maladie ordinaire, aucune couverture n’est prévue dans le socle de base. Il faut souscrire une option supplémentaire pour espérer atteindre seulement 80 % de la seule rémunération universitaire.
- En congé de longue maladie ou en congé de grave maladie, la garantie reste également plafonnée à 80 % du revenu universitaire.
- En congé de longue durée, la couverture demeure partielle et là encore limitée à 80%.
Le constat est brutal : lorsqu’un HU est confronté à une maladie grave, ce contrat ne protège qu’une fraction de ses revenus universitaires réels.
Des pertes de revenus qui peuvent devenir catastrophiques
Les simulations sont particulièrement éclairantes. Pour un HU dont la rémunération globale (universitaire et hospitalière) dépasse 10 500 euros bruts par mois, la couverture maximale du contrat MGEN ne dépasse pas 2 800 euros. La perte potentielle atteint alors plus de 7 600 euros chaque mois, cela représente près de trois quarts des revenus.
Pour de nombreux HU, une telle baisse de revenus signifierait des difficultés majeures pour faire face aux charges familiales, aux crédits immobiliers ou aux dépenses courantes.
Une couverture décès en décalage avec les responsabilités familiales des HU
Le même constat s’applique aux garanties décès, là encore, les revenus hospitaliers ne sont pas pris en compte. Le dispositif mis en place dans le cadre de la PSC apporte un complément qui conduit à un capital global équivalent à une année de rémunération brute universitaire.
Pour des professionnels ayant souvent construit leur vie familiale et patrimoniale sur des revenus Universitaires et Hospitaliers complets, cette protection apparaît très insuffisante. Les conséquences pour les familles peuvent être lourdes.
La participation de l’employeur : un argument qui ne doit pas masquer la réalité
Le Gouvernement met en avant la participation employeur de 7 euros par mois. Une participation de quelques euros n’a aucun intérêt d’autant plus si les garanties sont insuffisantes lorsque survient un accident, une maladie grave ou une invalidité.
Pourquoi les contrats APPA restent la référence pour les HU
Depuis des années, l’APPA défend une conviction simple : les Hospitalo-Universitaires ont besoin d’une prévoyance conçue pour leur métier et leur statut. C’est précisément ce qui distingue les contrats négociés par l’APPA. Contrairement au dispositif mis en place dans le cadre de la PSC par la MGEN, ils couvrent :
- le traitement universitaire ;
- les émoluments hospitaliers ;
- les gardes et astreintes ;
- les primes et indemnités hospitalières ;
- les situations spécifiques liées à la carrière hospitalo-universitaire.
Les garanties permettent un maintien de revenus pouvant atteindre 100 %, y compris dans les situations les plus graves jusqu’à la reprise d’activité ou la retraite. Les garanties décès sont significativement renforcées avec des capitaux pouvant atteindre jusqu’à huit années de revenus (traitement universitaire et émoluments hospitaliers) et des possibilités de rentes particulièrement développées pour les conjoints et les enfants.
Là où la MGEN propose une réponse standardisée, les contrats APPA apportent une protection construite sur la réalité quotidienne de la double rémunération des Hospitalo-Universitaires.
Adhérents APPA : ne vous trompez pas de prévoyance !
Il est important de rappeler que le contrat prévoyance proposé par la MGEN dans le cadre de la PSC est facultatif. Pour un Hospitalo-Universitaire, abandonner le contrat APPA, c’est accepter de ne plus assurer une part importante de ses revenus universitaires, hospitaliers, de ses gardes et de ses primes. Les contrats APPA ont été conçus spécifiquement pour les HU et restent adaptés exclusivement à votre mode de rémunération.
Pour les adhérents APPA, le véritable enjeu n’est donc pas de savoir s’il faut rejoindre le contrat de prévoyance proposé dans le cadre de la PSC, mais s’il est raisonnable d’abandonner une protection complète et adaptée à son statut pour une couverture nettement moins protectrice avec un impact financier trop important !
Rédacteur : Christophe Vérillaud, Responsable Affinitaire chez Bessé

