Auteur/autrice : Celia Fernandes
Ce mois-ci, nous vous présentons le parcours du Dr Joël Constans, Pharmacien hospitalier à Gap et correspondant local de l’APPA.

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
Pharmacien hospitalier, Dr Joël Constans exerce à Gap Sisteron depuis le début de sa carrière, où il s’est installé en 1988 après ses études à Marseille. Arrivé initialement pour un remplacement, il a choisi de s’y ancrer durablement, séduit par l’environnement de travail et la qualité des relations au sein de l’hôpital.
« J’ai choisi la pharmacie car le cursus était moins long que la médecine – même si la chirurgie m’intéressait également beaucoup à l’époque, et les possibilités très variées : pharmacie clinique, pharmacologie, industrie, etc. »
D’abord assistant, il obtient le concours de praticien hospitalier en 1990, puis il devient chef de service deux ans plus tard – un poste qu’il occupe encore aujourd’hui.
Très investi dans la vie hospitalière, le praticien s’engage progressivement dans les fonctions de gouvernance au sein du CH. Il vient par exemple de terminer son second mandat de Président de la Commission Médicale de Territoire après avoir exercé les fonctions de président de Commission Médicale du CH pendant deux mandats, contribuant activement à l’organisation des soins et à la structuration des projets médicaux. Cet engagement s’inscrit dans une vision collaborative de l’hôpital, basée sur la coordination et le dialogue entre les professionnels.
Spécialiste du médicament, Dr Joël Constans a développé au fil des années une expertise reconnue dans ce domaine, qu’il met au service de son établissement. Il préside aujourd’hui le comité du médicament et des dispositifs médicaux, tout en pilotant un pôle médico-technique regroupant les services suivants : biologie, radiologie, hygiène, DIM, hémo-vigilance, santé au travail et pharmacie/stérilisation. Son parcours est également marqué par une forte implication dans des projets territoriaux, notamment autour des achats hospitaliers et de leur mutualisation, en lien avec l’évolution structurelle de son propre hôpital ; depuis 2016, le centre hospitalier de Gap-Sisteron fait partie d’un GHT regroupant 6 établissements des Alpes du Sud.
Adhérent à l’APPA depuis le début de sa carrière, Joël Constans est correspondant local sur le territoire autour d’un enjeu clair : mieux faire connaître l’Association et ses missions auprès des praticiens. « Il faut prendre le temps d’expliquer », insiste-t-il, convaincu du modèle associatif porté par et pour les médecins, même s’il n’est pas toujours évident à transmettre sur le terrain…
Attaché à son territoire, Joël Constans apprécie particulièrement le cadre de vie des Hautes-Alpes qui lui permet de cultiver ses nombreuses passions, en particulier pour les sports de montagne (randonnée, VTT, etc.), les chevaux ou le bricolage. A l’approche de sa fin de carrière, il se réjouit de la perspective d’avoir davantage de temps personnel, même s’il reste aujourd’hui concentré sur son agenda à l’hôpital, toujours aussi bien rempli, et la transmission de son expérience professionnelle, en particulier en direction des nouvelles générations.
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Auteur/autrice : Celia Fernandes
« Au-delà de notre statut étudiant, il ne faut jamais oublier que nous sommes avant tout des médecins en formation ! »

Marie Rouxel Thomat, interne en psychiatrie et Présidente de l’AFFEP
Interne en psychiatrie à Dijon, Marie Rouxel Thomat a pris une année de césure pour mener à bien son cursus complémentaire en neurosciences et ses engagements associatifs au service de la spécialité. Nouvelle présidente de l’AFFEP, elle milite pour veiller et améliorer les conditions de travail des internes, tout en favorisant l’attractivité générale de la discipline.
Pouvez-vous nous raconter votre parcours et ce qui vous a mené à la présidence d’AFFEP ?
Je n’ai pas un parcours particulièrement linéaire. Je suis interne en psychiatrie à Dijon et mon engagement associatif est venu assez naturellement, mais aussi un peu par hasard… À la base, j’étais en lien avec une amie qui avait repris l’association locale des internes. J’ai commencé par m’impliquer dans la représentation des internes, car c’est un sujet qui me tenait à cœur. Ensuite, j’ai été amenée à participer à des rencontres nationales, où j’ai rencontré Nicolas Doudeau, mon prédécesseur à la présidence de l’Association Française Fédérative des Etudiants en Psychiatrie (AFFEP). On eu un vrai “matching” professionnel : il m’a proposé de rejoindre le bureau, puis de prendre progressivement de nouvelles responsabilités. J’ai ensuite occupé le poste de vice-présidente avant de lui succéder. Ce qui a été très formateur, c’est d’avoir une année en “double regard”, avec deux présidences différentes, ce qui m’a permis d’apprendre à la fois la gestion associative et la représentation nationale.
Vous êtes actuellement en année de césure ?
En effet, j’ai entrepris un Master 2 de neurosciences, avec une orientation vers la psychiatrie. J’ai choisi de faire une année de césure, durant mon internat à Dijon, pour pouvoir m’investir pleinement dans mes autres activités, notamment au sein de l’AFFEP : c’était important pour moi d’avoir du temps pour participer aux congrès, rencontrer des acteurs du secteur, développer des projets, etc. Actuellement, je suis dans un laboratoire qui dépend du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations (CESP) et qui est rattaché à l’INSERM.
Pouvez-vous nous expliquer la mission de l’AFFEP ?
L’AFFEP c’est l’Association Française Fédérative des Etudiants en Psychiatrie. Elle a été créée en 1998, initialement pour représenter la spécialité, sur l’ensemble du territoire, au sein d’un réseau européen d’étudiants et d’internes en psychiatrie. Aujourd’hui, elle a plusieurs missions principales. D’abord, la formation : on veille à ce qu’elle soit cohérente et équilibrée entre les différentes villes. On partage les bonnes pratiques entre subdivisions. Ensuite, la représentation : on peut intervenir auprès des ARS ou des chefs de service, notamment en cas de difficultés ou de conflits
Enfin, l’Association a un objectif de valorisation de la discipline et de mise en réseau des internes entre eux, mais aussi avec d’autres spécialités.
Vous utilisez le terme “étudiants”, mais vous insistez sur le rôle de médecin…
Oui, c’est un point important. Administrativement, nous sommes des étudiants et ce statut est essentiel pour garantir nos droits : formation, temps de travail, encadrement, etc. Mais dans la réalité, nous sommes des médecins en formation : on a des responsabilités cliniques, on est en première ligne à l’hôpital. Donc il ne faut pas minimiser notre rôle et l’AFFEP est là, justement, pour maintenir cet équilibre.
Quels sont les grands enjeux actuels pour les externes et le internes de la spécialité ?
Il y en a plusieurs, mais le premier, c’est clairement les conditions de travail.
On est confrontés à des situations humaines parfois très difficiles et il faut être vigilant à ce que les internes ne souffrent pas, eux-mêmes, de leurs conditions d’exercice.
Donc, il y a une vraie attention à porter à la santé mentale des jeunes praticiens en formation et c’est une partie du rôle de l’AFFEP, comme je l’expliquais juste avant.
Ensuite, il y a l’attractivité de la psychiatrie. C’est une spécialité qui souffre encore d’une image parfois négative ou caricaturale, contre laquelle on tente de réagir. On participe notamment à des initiatives innovantes comme les Nuits de la psychiatrie. L’objectif, c’est de créer des formats plus interactifs, comme du “speed dating” entre étudiants et praticiens, en favorisant les échanges directs. Ça permet de montrer la diversité des pratiques (pédopsychiatrie, libéral, hospitalier, périnatalité, etc.) et de rendre la discipline plus concrète, plus accessible, pour les futurs praticiens.
Comment l’Association fonctionne-t-elle ?
On a une organisation décentralisée mais très collaborative, basée sur un bureau national d’une quinzaine de membres implantés sur l’ensemble du territoire. Pour mettre en oeuvre les décisions cet les projets, l’Association s’appuie le cas échéant sur un bureau restreint (président, secrétaire général, trésorier) et plusieurs vice-présidents sur des thématiques spécifiques. Concrètement, on se réunit une fois par mois et on organise deux assemblées générales chaque année. De façon générale, je tiens beaucoup à la valorisation du travail en équipe : les missions sont partagées, et chacun peut s’impliquer sur plusieurs sujets, selon ses intérêts et ses disponibilités.
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Auteur/autrice : Celia Fernandes
L’arrêté du 27 février 2026, publié au Journal officiel, revalorise le forfait hospitalier et le forfait de passage aux urgences. Ces nouvelles dispositions sont entrées en vigueur le 1er mars 2026.

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Nos conseillers restent disponibles par téléphone : 09 69 36 37 10 ou par mail gestion.appa@besse.fr ou rendez-vous sur votre espace adhérent APPA.
Le forfait journalier hospitalier, que les patients paient lors d’une hospitalisation pour les frais d’hébergement et d’entretien, est maintenant de 23€ par jour, contre 20€ auparavant. Le forfait urgence, payé lors d’un passage aux urgences sans hospitalisation est également passé à 23€, contre 19,61€ avant.
Le forfait psychiatrie, pour les séjours en service psychiatrique, passe de 15,00€ à 17,00€.
La participation forfaitaire (PAF), pour les actes techniques lourds de plus de 120€, passe de 24,00€ à 32,00€. Enfin, le forfait urgence hors hospitalisation réduit, pour les patients en ALD ou en régime ATMP, passe de 8,49€ à 9,96€.
Avec la hausse des forfaits et des frais d’hospitalisation, le remboursement complémentaire augmente également. Le remboursement du forfait hospitalier passe à +17,6% celui de l’hospitalisation à +2,7%, ce qui fait une augmentation globale de 0,4% pour les adhérents.
Malgré ces hausses, les Garanties APPA continuent de rembourser ces frais à 100% pour nos adhérents.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes

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Et après l’internat ?
Ce moment où les gardes s’enchaînent encore, mais où votre carrière commence vraiment : assistant, praticien hospitalier, exercice libéral…
Vous pensez à votre futur service, vos patients, vos responsabilités… mais rarement à une question pourtant essentielle : que se passerait-il si votre activité devait s’arrêter brutalement ?
Le jour où tout s’arrête
Accident, maladie, arrêt prolongé… Pour un praticien, l’outil de travail, c’est vous.
Vos revenus dépendent directement de votre capacité à exercer. Et quand votre activité évolue après l’internat, la protection dont vous bénéficiez change également.
Sécurisez l’ensemble de vos revenus
La prévoyance APPA vous permet d’anticiper ces situations et de maintenir l’ensemble de vos revenus : émoluments hospitaliers et revenus complémentaires (primes, indemnités, gardes et astreintes) et/ou chiffre d’affaire dans le cadre d’une activité libérale. L’objectif : traverser un arrêt de travail ou une invalidité sans fragiliser votre équilibre financier.
Une solution pensée par des praticiens
Conçue par des hospitaliers, notre solution s’adapte à la réalité de votre statut et de vos revenus mais également à votre situation personnelle et professionnelle tout au long de votre carrière.
Vos avantages avec l’APPA
- Maintien intégral de vos revenus jusqu’à la reprise d’activité ou le départ à la retraite, en complément des prestations versées par la Sécurité sociale
- Aucun jour de carence pour l’indemnisation de vos émoluments hospitaliers à partir du 15ème jour d’arrêt de travail
- Délai de franchise réduit pour vos revenus complémentaires dans certaines situations (accident, agression, hospitalisation)
- Indemnité maternité /adoption jusqu’à 4 000 € pour compenser la perte des revenus liés aux gardes et astreintes dès la mise en place de la dispense de garde
- Souscription simplifiée : pas de questionnaire médical pour les internes déjà adhérents à l’APPA
- Avantages pour les moins de 40 ans :
– Tarif optimisé avec réduction de cotisation d’environ 15 %
– Exonération des formalités médicales pour les praticiens hospitaliers reçus au concours et nommés depuis moins de 6 mois
– Offre modulable : possibilité d’ajuster la franchise pour l’indemnisation de vos revenus complémentaires et le capital décès
Mutuelle familiale simplifiée
Quel que soit le nombre de membres dans votre foyer, bénéficiez d’un tarif unique pour couvrir votre famille et maîtriser votre budget santé.
En résumé, exercez sereinement avec les garanties APPA
Anticiper les imprévus vous permet de continuer à exercer l’esprit tranquille, en sachant que votre activité, vos revenus et votre famille sont protégés.
Rédactrice : Kathy Cémon, Responsable commerciale chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Le numérique est partout dans notre vie et les Intelligences artificielles régentent notre vie sans que le sachions et au quotidien. Il est clair que ces nouvelles technologies communicationnelles peuvent faciliter nos démarches y compris pour notre santé. Elles peuvent aussi en assurer le suivi automatiquement avec toutes nos données d’aujourd’hui et de demain.

En moins de 2 minutes, découvrez en vidéo les fonctionnalités clés de Mon espace santé : partager votre profil médical, ajouter des documents et utiliser la messagerie sécurisé.

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N’hésitez pas à prendre contact par téléphone au 09 69 36 37 10 ou par mail à gestion.appa@besse.fr.
Tout ou presque peut se faire via des applications sur notre smartphone qui devient un deuxième nous. Les rendez-vous médicaux peuvent être pris via Doctolib ou d’autres plateformes, depuis la COVID les téléconsultations ont pris leur envol. L’utilité est grande en ces moments de pénurie médicale et du fait de vivre dans une société de performance où le temps est une denrée rare. De fait l’alternative des dispositifs de télésurveillance qui peut permettre qu’une partie du suivi médical soit réalisé à distance, est encore un plus. Tous les jours de nouvelles innovations et services toujours plus performants et updatés se multiplient.
L’Assurance Maladie et le ministère de la Santé n’ont pas voulu être en reste et témoigner de leur modernité en mettant à disposition de chaque assuré un espace personnel sur « Mon espace santé » pour garantir un passage rapide et fonctionnel à la santé digitale en toute confiance et confidentialité dans le respect du secret médical.
Vous devez savoir que « Mon espace santé » est une interface numérique personnalisée et sécurisée, dont la vocation est de devenir à terme, le carnet de santé numérique de tous les assurés. De fait, l’objectif est que via ce service, chacun puisse être acteur de son suivi médical et de sa santé.
Comment cela fonctionne-t-il ?
Officiellement grâce à « Mon espace santé » chacun peut garder le contrôle sur ses données de santé, les stocker. Il peut, s’il le désire, partager en toute sécurité et confiance les documents et informations utiles pour son suivi médical, ce avec les professionnels de santé qui s’occupent de lui. En quelque sorte, il est le coordinateur de ses prises en charge.
Par ailleurs, ce n’est pas qu’un dossier médical. En effet via « mon espace santé » , on a accès à une messagerie sécurisée, et à tout un catalogue de services et d’applications de santé référencés par les services publics. Il est prévu à terme, de compléter le dispositif par un agenda médical.
Un code confidentiel est envoyé à chaque assuré, par e-mail ou par courrier pour l’inviter à activer son espace personnel sur monespacesante.fr. Ce code est valable 6 semaines à partir de la date d’envoi. Il permet d’activer son profil ou de s’opposer à sa création.
Après ce délai de 6 semaines, si l’assuré ne s’y est pas opposé, l’espace personnel sera créé automatiquement.
Chacun reste libre de s’opposer à la création de son espace personnel ou de le fermer à tout moment.
Il est possible très facilement d’activer son espace personnel en quelques clics depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone.
Critiques :
Malgré cette présentation en théorie idyllique, des critiques s’élèvent quant au côté pratique du dispositif. Ces critiques sont d’ailleurs rapportées sur le site gouvernemental. Principalement il s’agit du fait que les professionnels de santé n’ont pas l’obligation d’alimenter le dossier médical numérisé. C’est au patient de les solliciter pour le faire. De fait, la mise à jour du dossier est compliquée si le patient n’a pas eu des comptes rendus d’interventions et de consultations, résultats d’examens et de radiologies, numérisés. Il devient alors plus que légitime de s’interroger sur le bénéfice et le coût réel de la mise en place de « mon espace santé ». La CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) reconnaît les failles du dispositif et considère que ce service en ligne est conçu pour être un outil personnel de simplification de la gestion de santé des usagers.
Rédacteur : Dr Gérard Shadili, administrateur de l’APPA
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Depuis une dizaine d’années, l’APPA soutient L’enfant@l’Hôpital qui fête ses quarante ans d’actions, en 2026, auprès des enfants fragilisés par la maladie ou le handicap. Elle leur propose notamment de s’évader de leur quotidien, souvent difficile, à travers un dispositif original, participatif et voyageur : les Ateliers Kolibri. Rencontre avec Marie-Emmanuelle Soutenet, déléguée générale de l’Association.
Pouvez-vous nous raconter l’origine de L’enfant@l’Hôpital ?
L’Association a été fondée par Anne Dunoyer de Segonzac, qui était très engagée dans le champ de la philanthropie et de la promotion de la lecture, à une époque charnière : celle de l’émergence de l’informatique domestique. Convaincue du potentiel éducatif des nouvelles technologies, elle a initié les premiers ateliers informatiques directement au chevet des enfants hospitalisés. Ce positionnement novateur — utiliser les outils numériques comme vecteurs d’ouverture et d’apprentissage — constitue l’ADN du projet. Au fil des années, l’Association a développé des collaborations culturelles et pédagogiques, puis fait évoluer son modèle vers un dispositif original qui deviendra sa signature : le suivi de voyageurs à travers le monde…
Où intervient l’Association aujourd’hui ?
L’enfant@l’Hôpital est présente aujourd’hui dans près de 60 établissements répartis sur l’ensemble du territoire, qui se répartissent en trois grandes catégories :
- Des services hospitaliers (pédiatrie, hémodialyse, pédopsychiatrie, hospitalisations de longue durée) accueillant des enfants souvent confrontés à des parcours de soins lourds et à un risque d’exclusion sociale et scolaire ;
- Des instituts médico-éducatifs et des structures spécialisées dont la mission est d’accompagner des enfants et adolescents présentant des handicaps cognitifs, moteurs ou associés ;
- Des dispositifs d’inclusion scolaire, type classes ULIS, permettant à des élèves en situation de handicap de suivre une scolarité en milieu ordinaire avec un accompagnement adapté.
Quels que soit le type d’établissements, les enfants concernés partagent souvent une double fragilité: un isolement social et une perte de confiance en eux. L’ambition de l’Association est de leur redonner des repères, de nourrir leur curiosité et de stimuler leurs capacités affectives et cognitives.
Pouvez-vous nous parler des Ateliers Kolibri ?
Il s’agit d’un dispositif pédagogique, au cœur du projet de L’enfant@l’Hôpital, qui se matérialise par l’organisation d’ateliers hebdomadaires au sein des établissements partenaires afin de suivre des voyageurs bénévoles, familles, couples ou aventuriers individuels, sélectionnés par l’Association (entre 15 et 20 chaque année). Engagés dans un projet de voyage d’environ un an, ils choisissent de partager leur expérience avec les enfants à travers 3 grandes étapes :
- Une rencontre préalable entre les voyageurs et les enfants avant le départ ;
- Un suivi hebdomadaire via la plateforme numérique Kolibri, sur laquelle les voyageurs publient un carnet de voyage illustré ;
- Le retour en établissement, à l’issue du périple, pour poursuivre l’échange avec les enfants participants.
Concrètement, chaque voyage est suivi par 4 à 6 groupes d’élèves. Au sein des établissements, les ateliers sont animés par une équipe d’une dizaine de jeunes engagés (services civiques, stagiaires, bénévoles), encadrés par les salariées de l’Association.
Durant une heure, chaque semaine, les enfants découvrent un pays, situent les destinations sur une carte, travaillent sur les fuseaux horaires ou les distances parcourues, participent à des activités culturelles et sensorielles, en lien avec le voyage.
Ces contenus deviennent alors des supports pédagogiques (lecture, géographie, mathématiques, écriture, mémorisation, etc.) qui génèrent de véritables avancées individuelles ou collectives : des enfants qui reprennent goût à la lecture, des adolescents qui s’engagent davantage dans les activités partagées, une amélioration générale de l’attention et de la participation. Au-delà des apprentissages, ces ateliers constituent une respiration dans des contextes souvent marqués par la souffrance et la contrainte médicale.
Comment est utilisé le dispositif au-delà des ateliers ?
Entièrement développée par l’Association, la plateforme numérique Kolibri centralise les carnets de voyage et propose des fonctionnalités adaptées aux besoins spécifiques des enfants, comme l’adaptation des polices pour les troubles DYS ou la création de mémory personnalisés à partir des photos des voyageurs. Des développements sont actuellement en cours afin de renforcer les usages éducatifs : nouveaux jeux de géographie, amélioration du téléchargement des carnets pour un travail interdisciplinaire en classe ou en service hospitalier, etc. Dans un contexte de généralisation du numérique, l’Association défend un usage collectif et accompagné d’Internet, afin qu’il soit au service d’un projet partagé, favorisant l’échange et la rencontre, à l’inverse d’un usage isolé.
Comment est structurée l’Association ?
L’enfant@l’Hôpital a fait le choix d’une structure légère et agile, qui repose sur 6 postes salariés (environ 4 équivalents TP), une dizaine d’animateurs sur le terrain et un réseau de bénévoles régionaux. Le siège social est toujours situé en région parisienne, mais l’organisation fonctionne de manière décentralisée avec des délégations régionales, notamment à Lille, Rennes ou Aix-en-Provence. Ce modèle garantit un fonctionnement relativement peu coûteux, ce qui permet d’affecter plus de 93 % du budget directement vers les actions menées auprès des enfants.
L’Association ne bénéficie plus aujourd’hui de subventions publiques régulières. Son modèle repose principalement sur le mécénat d’entreprise, le soutien de fondations et des partenariats privés. Certains soutiens sont fléchés vers des ateliers spécifiques, permettant une visibilité concrète de l’impact des contributions. Nous veillons dans tous les cas à construire des partenariats porteurs de sens, basés sur une recherche d’engagement réciproque et pérenne.
C’est le cas du soutien de l’APPA, par exemple ?
Effectivement, nous avons la chance de pouvoir compter sur l’APPA depuis une dizaine d’années, à travers un don annuel qui est fléché vers un atelier spécifique destiné à des enfants en temps de réadaptation dans un hôpital à Montreuil (93).
Concrètement, ce soutien permet de mettre en oeuvre un atelier hebdomadaire auprès de jeunes patients en phase de rééducation avec des contenus pédagogiques adaptés à leurs besoins spécifiques. Ce type de partenariats illustre la volonté de l’Association de construire des collaborations durables, ancrées dans des actions concrètes et directement bénéfiques pour les enfants ; au-delà de l’apport financier, il permet d’inscrire l’action dans le temps long, de sécuriser les ateliers et d’assurer une présence régulière auprès des jeunes concernés.
Quels sont vos grands projets de développement ?
Nous avons deux grands objectifs, actuellement, avec l’Association : le renforcement de l’implantation territoriale, notamment dans le Grand Ouest et le Grand Est ; et de nouveaux développements pour la plateforme Kolibri, afin d’enrichir les outils pédagogiques et d’encourager l’exploitation transversale des contenus par les équipes éducatives.
Au-delà des enfants, les équipes soignantes et éducatives soulignent effectivement l’apport des ateliers, qui constituent à la fois un temps d’observation privilégié et une parenthèse d’ouverture dans des environnements professionnels souvent soumis à de fortes tensions.
Quarante ans après sa création, L’enfant@l’Hôpital continue d’affirmer ses convictions : l’accès à la culture, à la découverte et à l’émerveillement est un levier essentiel de reconstruction, d’apprentissage et de lien social pour les enfants confrontés à la maladie ou au handicap. Nous avons aussi la chance de poursuivre la collaboration avec d’anciens voyageurs, qui deviennent bénévoles ou coordinateurs régionaux, illustrant la dynamique vertueuse et pérenne du dispositif.
Avez-vous un message pour les praticiens qui seraient intéressés par votre projet ?
Au-delà de l’action existante, L’enfant@l’Hôpital souhaite effectivement renforcer le dialogue avec le monde médical car de nombreux praticiens, notamment en fin de carrière ou investis dans des dynamiques associatives, disposent d’une expertise, d’un réseau et d’une capacité d’engagement précieux pour accompagner ce type de projet.
Il existe de nombreux moyens de s’engager et la liste n’est évidemment pas exhaustive : accompagner l’implantation d’un atelier dans un service hospitalier ; faciliter la mise en relation avec des équipes ou des directions hospitalières ; participer à des temps de présentation ou d’échange. Nous sommes pleinement disponibles et intéressés pour rencontrer les équipes médicales sensibles au projet et étudier les modalités d’un partenariat adapté aux contraintes et aux priorités de chaque établissement.
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Autrices de « Comment les écrans agissent sur nos bébés et nos ados, Ce qu’en dit la science », Dr Nicole Garret-Gloanec et Dr Anne-Sophie Pernel sont pédopsychiatres et adhérentes de l’APPA. Elles se sont intéressées aux effets des écrans sur les plus jeunes, en collectant et en analysant de nombreuses études internationales.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours respectif ?
Anne-Sophie Pemel : Je suis pédopsychiatre, cheffe de service à Angers. J’ai fait mon internat à Nantes où j’ai rencontré Nicole Garret-Gloanec. A côté de mon exercice à l’hôpital, je me suis également investie dans différentes organisations au service de la discipline : j’ai notamment été secrétaire de la Fédération Française de Psychiatrie, et je participe encore aujourd’hui à la Société de l’information psychiatrique et au SPH.
Nicole Garret-Gloanec : Quant à moi, je suis pédopsychiatre honoraire. Mon parcours m’a menée de La Roche-sur-Yon à Saint-Nazaire, puis à Nantes où j’ai terminé ma carrière comme cheffe de service d’un secteur de pédopsychiatrie au sein du CHU. J’ai également été secrétaire générale du SPH à une époque, ainsi que présidente de la Société de l’information psychiatrique et de la Fédération française de psychiatrie. J’ai également eu différentes fonctions au sein de la Haute Autorité de Santé, de la Fédération de spécialité médicale et du Haut Conseil de santé publique. A l’hôpital, j’ai principalement axé mon exercice sur les tout-petits, notamment sur la tranche 0-3 ans à travers des consultations et une unité mère-bébé.
Comment est né ce projet de livre ?
N.G-G. : Dès nos premières collaborations sur les tout-petits, nous avons constaté
l’impact des écrans, d’abord la télévision, puis les autres. Nous nous sommes beaucoup intéressées à cette question. Depuis longtemps, nous voulions faire un article sur l’effet des écrans, mais nous avions d’autres urgences et travaux en commun.
Après le confinement et l’explosion de l’usage des smartphones, nous avons observé que l’impact était différent du fait des usages et du matériel eux-mêmes différents.
Sur quelles sources vous êtes-vous appuyées ?
N.G-G. : Nous avons travaillé sur 250 à 300 articles de la littérature scientifique internationale que nous avons hiérarchisés, en ne gardant que ceux qui avaient un poids relativement important. Nous avons également utilisé l’ensemble des enquêtes disponibles en France (la Fondation Open, l’UNAF, le Conse il National du Livre, etc.) et le Common Sense Média, aux Etats-Unis, qui fait un travail très intéressant avec la participation des adolescents comme ambassadeurs. Les études viennent de partout : principalement du Japon, de la Chine, des États-Unis, mais aussi de l’Europe notamment en Angleterre, et de l’Australie.
Nous disposions donc de beaucoup de données d’enquêtes qui se précisaient et s’affinaient. Les recherches devenaient aussi plus solides en nombre et en méthodologie, pour étudier les différents types d’écrans, les usages, les temps d’écrans et également les covariables…
Qu’est-ce qu’une covariable ?
N.G-G. : Quand vous faites une recherche scientifique, vous devez vous demander si l’effet observé vient de ce que vous étudiez ou de tout ce qu’il y a autour ; autrement dit il n’est pas possible d’établir scientifiquement une relation de cause à effet sans étudier ces covariables.
Ce qui apparait très nettement et depuis longtemps avec les écrans, c’est qu’il y a des covariables que l’on retrouve très fréquemment en santé mentale : les facteurs socio-économiques, les antécédents cliniques, la monoparentalité, et d’autres facteurs de vulnérabilité qui existent et peuvent impacter l’analyse.
Est-ce ainsi l’écran qui produit l’isolement, les troubles du langage, le retard cognitif, l’impulsivité, ou bien ce type de covariables ? Les études intègrent de plus en plus ces éléments, dès le départ, pour pouvoir les neutraliser ensuite sur le plan statistique.
Qu’avez-vous découvert en analysant ces études ?
A-S.P. : En lisant les rapports, nous avons constaté qu’il y avait deux camps opposés concernant l’analyse des effets. D’un côté, ceux qui pensaient que les effets étaient graves et, de l’autre, ceux qui estimaient qu’il n’y avait pas de lien de causalité direct, avec la nécessité d’agir plutôt sur les covariables : permettre un environnement attentionné, ouvert sur l’extérieur, sur la nature et sur la culture, offrir un accompagnement de qualité, une formation, etc. Pour ces derniers, ce ne seraient donc pas forcément les écrans qui posent problème, mais un environnement qui manque à certains jeunes et qui produit les effets observés.
N.G-G. : En lisant les études, nous nous sommes aperçues que beaucoup prenaient en compte les mécanismes des effets avant d’étudier les effets eux-mêmes. Ces mécanismes étaient assez solides et apparaissaient, dans toutes les études, selon trois types principaux…
A-S.P. : Ces trois types sont, premièrement, les interactions : les effets agissent par l’intermédiaire de la réduction des interactions directes. Deuxièmement, le sensoriel : l’impact sur la sensorialité, que ce soit celui de la lumière sur le sommeil dont le déficit est médiateur des troubles anxieux et dépressifs, ceux des stimuli, non filtrés, rapides et intenses sur l’audition et la vision qui peuvent créer une sensorialité atypique telle qu’observée dans les TDAH. Troisièmement, la régulation émotionnelle. Ces trois mécanismes ont été mis en parallèle avec le développement cérébral : lorsqu’on les articule ensemble, on comprend comment ils produisent des effets sur des périodes sensibles du développement, du premier âge à l’âge adulte.
Pourquoi vous êtes-vous concentrées sur les 0-4 ans et les 11-15 ans ?
A-S.P. : Ce sont des moments du développement qui sont très importants.
Chez le tout-petit, l’ensemble de la base du développement se met en place dès le plus jeune âge : le langage, la relation, le cognition, dans l’interaction et l’expérimentation. C’est donc à ce moment-là que nous observons les effets les plus délétères.
L’adolescence est similaire, c’est un moment de remaniement cognitif et cérébral important. C’est à la fois une période riche et un moment de vulnérabilité.
Entre les deux, ce n’est pas là qu’il y a le plus de difficultés : les enfants sont à l’école, donc ils ne sont pas sur les écrans toute la journée !
N.G-G. : Chez les tout-petits, pour compléter, c’est un moment où se produit un développement des aires sensorielles et motrices très important. Cela se fait à travers l’expérimentation de son corps en trois dimensions, dans la relation aux objets et, bien-sûr, aux adultes.
La deuxième période, de 11-13 ans jusqu’à 15 ans environ, correspond à un moment particulier : l’enfant acquiert des compétences mais n’a pas les capacités de les réguler et de les planifier. Dans le développement cérébral, le striatum et l’amygdale, c’est-à-dire les structures liées à l’émotion et à la motivation, elles se développent, mais le cortex préfrontal, impliqué dans la planification et l’inhibition, n’est pas encore mature. Il y a un déséquilibre…
Pourquoi avoir démarré l’étude après la crise sanitaire ?
A-S.P. : Tous les jeunes ont été enfermés chez eux, dont beaucoup devant les écrans, y compris les tous-petits. Les parents télétravaillaient et n’avaient pas toujours le choix que de laisser les enfants devant les écrans. Cela correspond aussi à une période où la technologie s’est beaucoup développée. Les réseaux sociaux existaient déjà, mais ils ont été beaucoup plus utilisés à partir de cette période. Puis il y a eu la légitimation des écrans dans l’environnement scolaire avec les outils dématérialisés, comme Pronote : les écrans sont davantage progressivement entrés dans les écoles et les collèges, ce qui constitue un véritable point de bascule.
Quels sont les impacts des écrans sur la vie des enfants ?
N.G-G. : Les études montrent clairement d’importants retards du langage, mais aussi dans tout ce qui relève du relationnel et du cognitif. A cause des écrans, l’activité physique a également diminué de façon considérable, ainsi que la qualité du sommeil.
A-S.P. : Il y a aussi la question du livre. Le Conseil National du Livre, dans son enquête, constate que les jeunes ne lisent pas un livre sans faire autre chose. Ils ne passent pas plus de quelques minutes sur un livre sans être happés par une notification ou par une autre tâche. Cela témoigne de troubles considérables de l’attention.
Ces mécanismes diffèrent-ils selon les classes d’âges, par exemple entre les tout-petits et les adolescents ?
A-S.P. : Ce ne sont pas du tout les mêmes écrans, mais les mécanismes sont finalement assez proches.
Les enfants sont de plus en plus seuls avec les écrans dans leur chambre. Au départ, c’est partagé avec la famille dans le salon, puis progressivement, ce sont d’autres écrans qui sont utilisés différemment et sans aucun accompagnement.
N.G-G. : Il y a aussi une modification du type d’appareil. La télévision en arrière-plan peut être toxique, mais quand elle est dans le salon, un partage avec l’adulte est possible. Avec un smartphone, par définition, on ne partage pas facilement…
Nous observons aussi des étapes-clés : l’exposition à 12 mois, l’entrée à la maternelle avec une augmentation de l’exposition aux écrans, puis le passage au collège, etc. Il y a des modifications de quantité, de durée, mais aussi de type d’utilisations.
Pouvez-vous nous expliquer, en quelques mots, la notion de « technoférence » ?
A-S.P. : Cela désigne l’interruption des interactions sociales causée par l’utilisations des appareils numériques par les parents, qui est un point très important ! Quand l’enfant est devant un écran, il n’est pas en interaction avec son environnement.
Mais il y a aussi le sujet des parents qui sont sur leurs écrans : l’enfant interpelle le parent mais celui-ci n’est pas disponible. Cela a les mêmes effets : c’est un moment où on ne soutient pas l’enfant, on ne s’ajuste pas, on ne l’accompagne pas…
Y a-t-il une relation dose-dépendante dans les classes d’âges étudiées ?
A-S.P. : Pour les tout-petits de moins de quatre ans, il existe une relation dose-dépendante et une relation de cause à effet prouvée. La toxicité est claire et nette, tout le monde l’accepte. Pour les adolescents, c’est plus compliqué. La durée n’est pas suffisante comme critère même si, au-delà de cinq heures, l’ensemble des études suggère fortement une relation dose-dépendante. Il existe un faisceau de preuves relativement important.
Quelle est votre position sur l’interdiction des réseaux sociaux avant un certain âge ?
N.G-G. : La référence à un interdit qui serait extérieur n’empêchera pas certains de le faire quand même, au même titre que l’interdiction de conduire avant un certain âge ou de consommer de l’alcool. Ceci dit, ce type de mesures permettra cependant d’avoir une référence autour du risque, du danger et des limites, même si on y contrevient. On peut espérer que l’interdiction amènera plus de jeunes à utiliser les écrans à meilleur escient.
Cela soutiendra aussi davantage les parents en difficulté pour apporter autre chose ou solliciter de l’aide, peut être même les adolescents qui prennent conscience de leur utilisation excessive.
Et qu’en est-il pour la première cible de votre étude, les 0-4 ans ?
A-S.P. : Pour les tout-petits, c’est déjà interdit. C’est inscrit dans les carnets de santé et les annonces sont très nettes partout : pas d’écran avant 3 ans ! Malheureusement, ce n’est pas toujours respecté.
L’enjeu n’est pas d’interdire pour punir, mais plutôt de faire en sorte que chacun puisse s’approprier le sujet et prendre conscience du danger.
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Auteur/autrice : Celia Fernandes

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Le Ministère de la santé vient de publier à la fin de l’année 2025 une instruction relative au temps de travail des personnels médicaux hospitaliers. Il s’agit de l’Instruction n° DGOS/SDRH/RH5/2025/170 du 30 décembre 2025 relative au temps de travail des personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques des établissements publics de santé.
L’intention du Ministère est de clarifier la situation juridique du décompte de ce temps de travail au regard de plusieurs décisions du Conseil d’État relatives au respect du plafond maximal de 48 heures hebdomadaires.
En réalité, cette instruction ne modifie aucun texte réglementaire et se contente de rappeler les règles du droit existant. Il ne faut donc pas y attendre un quelconque bouleversement. En particulier, le décompte en demi-journées pour la plupart des disciplines est confirmé. Seule obligation pour l’établissement : la nécessité d’établir une correspondance entre demi-journée et nombre d’heures, sans qu’une règle unique soit préconisée par le Ministère.
L’intérêt de cette instruction réside surtout dans ses annexes qui apportent quelques précisions pratiques concernant les modalités d’organisation et de décompte du temps de travail médical effectué en journée, en astreinte et en première partie de soirée ainsi que les règles relatives aux activités d’intérêt général, l’activité libérale intrahospitalière et le cumul d’activités.
Rédacteur : Jacques Trévidic, administrateur de l’APPA
Auteur/autrice : Celia Fernandes

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
Avec le soutien du Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH), de la Société de l’Information Psychiatrique (SIP), du Groupe Hospitalier Havrais (GHH), de l’Institut National du Cancer (INCa) et de l’Institut pour la Recherche en Santé Publique (IReSP), une nouvelle enquête sur le tabagisme et la santé mentale vient d’être lancée dans le cadre du projet AWARE France.
Cette enquête s’adresse aux professionnels de santé mentale et vise à mieux comprendre leurs pratiques, perceptions et besoins concernant la prise en charge du tabagisme, cigarettes traditionnelles, vaping et autres formes de nicotine chez les patients souffrant de troubles mentaux.
Le questionnaire est anonyme, rapide (environ 7 minutes) et ne comporte ni bonnes ni mauvaises réponses. Les données recueillies seront utilisées uniquement à des fins scientifiques et pédagogiques.
Si vous souhaitez y participer, vous pouvez répondre au questionnaire via ce lien.
Votre contribution aidera directement à améliorer les pratiques professionnelles et les stratégies de prévention pour les patients en santé mentale.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Depuis le 18 novembre 2025, l’application “carte Vitale” est accessible à toutes les personnes affiliées à un régime d’assurance maladie (Assurance Maladie, MSA, MGEN ou autres régimes). Gratuite et téléchargeable sur Android (Google Play) et iOS (App Store), elle constitue une alternative dématérialisée à la carte Vitale physique.

Comment activer votre carte Vitale numérique ?
Vous pouvez consulter le tutoriel vidéo de l’Assurance Maladie qui explique comment activer votre carte Vitale numérique selon votre situation (avec ou sans carte d’identité au format carte bancaire.)

Bon à savoir
Vous disposez de 7 jours après le début de l’activation et la saisie de votre numéro de sécurité sociale pour finaliser l’activation de votre application “carte Vitale”.
L’application permet d’effectuer les mêmes démarches que la carte traditionnelle : identification auprès des professionnels de santé, télétransmission des feuilles de soins et remboursement des dépenses de santé.
Deux modes d’activation possibles
1. Activer avec France Identité
Les assurés disposant d’une carte nationale d’identité électronique (CNIe) peuvent activer leur carte Vitale numérique via l’application France Identité.
Pour cela il faut :
- être affilé à un organisme d’assurance maladie ;
- disposer d’un smartphone compatible (Android 10 minimum, iOS 16.6 minimum) ;
- avoir une CNIe valide ;
- avoir au moins 18 ans.
Après avoir téléchargé les applications France Identité et carte Vitale, l’activation est immédiate grâce à la connexion entre les deux services (en moins de deux minutes).
2. Activation sans France Identité
Les assurés ne disposant pas de CNIe peuvent activer l’application grâce à un parcours de vérification par vidéo.
Ils doivent :
- être titulaire d’une pièce d’identité valide (carte d’identité française, titre de séjour, carte d’identité belge, espagnole ou portugaise) ;
- avoir un compte en ligne auprès de leur organisme d’assurance maladie ;
- disposer d’un smartphone compatible ;
- avoir au moins 16 ou 18 ans selon le régime.
L’activation de la carte Vitale numérique prend entre quelques minutes et 48 heures maximum.
Comment utiliser la “carte Vitale” digitale ?
L’application carte Vitale s’utilise dans les mêmes situations que la carte physique : consultation médicale, pharmacie, hospitalisation.
Lors du rendez-vous, l’assuré présente son smartphone au professionnel de santé qui scanne :
- soit le QR code affiché dans l’application ;
- soit via un lecteur NFC en approchant le téléphone.
L’équipe des professionnels étant en développement, il est recommandé de conserver sa carte Vitale physique.
Comment trouver des professionnels de santé utilisant ce dispositif ?
Un affichage signale les professionnels de santé acceptant l’application carte Vitale. Il est aussi possible d’utiliser le filtre dédié dans l’annuaire santé sur le site Ameli afin de trouver un professionnel équipé près de chez vous.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé


