Auteur/autrice : Celia Fernandes
Votre gestionnaire de santé, Mercer, vous a récemment envoyé une communication par mail (datée du 14 octobre) pour vous informer du Tiers Payant Partiel.

A noter :
La carte de tiers-payant 2026 vous sera adressée prochainement.

Vous avez des questions complémentaires ?
Pour tout renseignement sur votre contrat Santé APPA, vous pouvez contacter Mercer :
- par téléphone au 09 72 72 02 24
- par mail à l’adresse santeappa@mercer.com
- Ou via votre espace adhérent APPA
Qu’est ce que le Tiers-Payant Partiel ?
Le Tiers Payant Partiel vous permet de bénéficier des soins sans avoir à avancer les frais. Grâce à la télétransmission automatique entre votre professionnel de santé, la Sécurité sociale et l’organisme complémentaire Mercer, vous êtes remboursé directement sans aucune démarche ni envoi de facture de votre part. Ce dispositif simplifie ainsi vos remboursements et vous évite d’avancer l’argent pour vos soins.
Pour mieux comprendre, prenons l’exemple de remboursement d’une consultation chez le dermatologue :
- La consultation est facturée 50€ ;
- L’assuré paye uniquement la part complémentaire soit 29 € ;
- Le dermatologue se fait rembourser la part Sécurité sociale directement sur son compte pour la somme de 21€ ;
- Mercer rembourse l’assuré directement sur son compte, à réception du flux Noémie pour la somme de 29€.
Quels sont les actes concernés ?
- Consultations généralistes
- Consultations spécialistes
- Radiologie et échographie
- Pharmacie
- Petit appareillages
- Auxiliaires médicaux (kinésithérapeute, infirmier…)
- Laboratoires
Quelles sont les démarches pour être remboursé ?
Afin de vous simplifier la démarche et de vous permettre de bénéficier d’un remboursement intégral de vos frais, nous vous recommandons de présenter votre carte de tiers payant Mercer aux professionnels de santé lors de vos consultations.
Pour les autres actes en tiers payant partiel qui ne sont pas mentionnés et pour les actes réalisés dans un centre de soins, vous devrez transmettre la facture payée à Mercer pour recevoir le remboursement de la part complémentaire, conformément à votre couverture.
NOUVEAUTÉ :
Mercer déploie le dispositif ROC, qui sécurise et simplifie le tiers payant dans les hôpitaux en dématérialisant les échanges avec les organismes complémentaires. Grâce à ROC, les patients bénéficiant d’une complémentaire santé sont pris en charge directement, sans avance de frais.
Le dispositif allège les démarches administratives, centralise les échanges à l’hôpital et donne en temps réel le montant pris en charge. Pour les établissements, il facilite la gestion et accélère les remboursements.

Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Vous n’avez pas pu assister au webinaire consacré à la protection sociale des médecins libéraux ? Pas de panique, le replay est disponible !

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
Au programme :
- Décryptage des risques de votre métier mal couverts par la protection de base
- Focus sur les garanties essentielles à prévoir pour sécuriser vos revenus
- Explications des moyens mis en place pour optimiser votre fiscalité avec la loi Madelin
Intervenants :
- Michaël FERREIRA-DIAS, Expert en protection sociale chez Bessé
- Kathy CEMON, Responsable commerciale chez Bessé
Visionnez le replay et découvrez toutes les clés pour choisir votre protection sociale !
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
L’APPA a toujours eu à cœur d’accompagner chaque confrère tout au long de sa carrière, en proposant par l’intermédiaire de ses contrats, des garanties adaptées à chaque moment de vie, tant pour la prévoyance que pour la « mutuelle ».

Vous avez des questions complémentaires ?
Nos équipes de spécialistes et d’experts sont à votre écoute.
- par téléphone au 09 69 36 37 10
- par mail à l’adresse gestion.appa@besse.fr.
Lors du passage en retraite, disposer d’un contrat santé avec de bonnes garanties, pour soi et sa famille, avec un tarif maitrisé et identique pour l’ensemble des adhérents au contrat quel que soit son âge, est important et rassurant.
Le contrat santé pour les retraités mis en place par l’APPA remplit l’ensemble de ces critères, et même encore plus.
Une cotisation unique et maîtrisée pour l’ensemble des adhérents
Le sens de la confraternité et la mutualisation des cotisations de l’ensemble des adhérents permet de proposer une tarification identique par exemple à 62 ans comme à 95 ans.
L’évolution de l’âge n’est pas prise en compte dans le calcul de la cotisation, avantage majeur des contrats APPA puisque l’ensemble des acteurs qui proposent des complémentaires santé individuelles augmentent les cotisations en fonction de l’âge tous les ans à hauteur de 2 à 3% par an en plus des majorations liées à la structure des contrats. Le coût de la mutuelle devient alors très lourd contrairement à celle mise en place par l’APPA.
L’APPA vous propose 2 formules :
- Une formule « isolé » c’est-à-dire pour l’adhérent uniquement, avec une cotisation adaptée ;
- Une formule « famille » c’est-à-dire pour l’adhérent et l’ensemble de sa famille (conjoint, enfant), avec une cotisation identique que l’on soit en couple et/ou avec des enfants à charge.
Il est également possible, en option, de bénéficier d’une garantie ASSISTANCE, auprès d’EUROP ASSISTANCE :
- Pour sécuriser l’ensemble de ses déplacements en France ou à l’étranger pour soi et pour l’ensemble des bénéficiaires du contrat.
- Pour l’assistance à domicile en cas d’accident voire d’hospitalisation ambulatoire.
TRES BONNE NOUVELLE !
Les cotisations du contrat santé APPA des retraités n’augmenteront pas en 2026, vous bénéficierez du même tarif qu’aujourd’hui.
L’évolution du PMSS (Plafond Mensuel de la Sécurité sociale) est également neutralisée, ce qui permet d’éviter une majoration de plus de 2%.
Ceci est rendu possible dans un premier temps par les bons résultats des contrats, la mutualisation des cotisations permettant de compenser les dépenses de soins versées par le contrat, et dans un second temps par une négociation menée par BESSE pour l’APPA auprès de GENERALI afin de préserver les intérêts des adhérents.
Les garanties indispensables sont toutes présentes dans le contrat proposé par l’APPA
Comme durant votre période d’activité, le contrat santé de l’APPA propose de très bons niveaux de garanties, certains même renforcés, sur l’ensemble des besoins pour lesquels vous aurez à faire face.
Hospitalisation
Prise en charge des dépassements d’honoraires, que ce soit pour les consultations pré ou post-opératoires ou pour ceux demandés par le chirurgien ou l’anesthésiste pour l’intervention elle-même, à hauteur de 250% de la BR, ce qui représente un très bon taux de prise en charge.
La prise en charge de la chambre particulière à hauteur de 100€ par jour sans limitation de durée.
Appareillage auditif, équipements optiques et prothèses dentaires
Il est important de noter que ces postes sont peu couverts par l’assurance maladie. Il existe le dispositif 100% santé pour lequel vous pouvez opter, néanmoins, l’offre de choix est restrictive et très limitée.
Le contrat santé APPA pour les retraités propose un niveau élevé de remboursement pour ces garanties souvent très coûteuses, en voici quelques exemples :
- En audiologie, la prise en charge des appareils auditif (jusqu’à 1 000€ par appareil et par bénéficiaire).
- En dentaire, jusqu’à 350€ par prothèse dentaire dans la limite de 3 000€ par an et par bénéficiaire et jusqu’à 1 050€ par implant dentaire, prothèse incluse, dans la limite de 2 implant par an et par bénéficiaire.
- En optique, jusqu’à 660€ tous les 2 ans pour les lunettes, et jusqu’à 300€ par an pour les lentilles prises en charge ou non pas la sécurité sociale.
Et bien sûr d’autres garanties intéressantes dont entres autres :
- La chirurgie réfractive des yeux (opération de la myopie, de l’astigmatisme, de l’hypermétropie, de la presbytie et implants oculaires), à hauteur de 500€ par œil et par bénéficiaire ;
- La prise en compte des thérapies alternatives (acupuncture, ergothérapie, ostéopathie, pédicurie-podologie…), à hauteur de 3 séances de maximum 35€ par bénéficiaire et par an.
L’intégration d’un réseau de soins reconnu : SANTECLAIR
En tant qu’adhérent APPA, vous bénéficiez d’un accès privilégié au réseau de soins Santéclair via votre espace adhérent en ligne.
Ce service vous permet de trouver rapidement des professionnels de santé de qualité, proches de chez vous, tout en réduisant vos dépenses de santé sur de nombreux postes clés.
Grâce à Santéclair, vous pouvez :
- Trouver des professionnels de santé selon leur spécialité et leur localisation ;
- Comparer les tarifs pratiqués et consulter des avis patients ;
- Faire analyser automatiquement vos devis dentaires et dépassement d’honoraires chirurgicaux, anesthésie et obstétrique ;
- Prendre rendez-vous en ligne auprès de certains praticiens partenaires ;
- Tous les professionnels proposés par Santéclair sont rigoureusement sélectionnés sur des critères de qualité, de transparence tarifaire et de satisfaction. Le réseau est mis à jour régulièrement afin de garantir une expérience de soins fiable et sereine.
Des économies concrètes :
Grâce aux partenariats établis par Santéclair, vous pouvez :
- Réduire vos dépenses en optique jusqu’à 20% sur les montures et profitez de prix préférentiels sur les verres de 4 grandes marques,
- Bénéficier de tarifs préférentiels pour la chirurgie réfractive,
- Accéder à des soins dentaires encadrés par des grilles tarifaires avantageuses,
- Profitez d’un accompagnement fiable pour comprendre vos devis et vos remboursements.
Quelles évolutions en 2026 ?
A compter du 2eme trimestre 2026, MERCER, gestionnaire des contrats santé de l’APPA, mettra à disposition de tous les adhérents son nouvel espace assuré « MERCER MA SANTE » et son application mobile !
Ce nouvel environnement viendra en remplacement de l’actuel « » et vous permettra alors de gérer votre contrat Santé en toute autonomie pour:
- Consulter vos remboursements et vos garanties
- Accéder à votre carte de Tiers Payant
- Géolocaliser un professionnel de santé
- Envoyer un devis, une facture ou une demande de prise en charge
- Suivre en temps réel l’avancement de vos demandes
- Contacter votre centre de gestion « santé » via la messagerie sécurisée
- Consulter des conseils utiles sur les thématiques clés : stress, nutrition, sommeil, dépollution de l’habitat, etc
- Être accompagné dans l’estimation et la compréhension des remboursements
- Bénéficier de tous les services SANTECLAIR
Rédacteur : Christophe Vérillaud, Responsable Affinitaire chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
A partir du 1er décembre 2025, tous les fauteuils roulants seront remboursés à 100% par l’Assurance maladie, sans aucun reste à charge et sans avance de frais. L’objectif de cette réforme est de faciliter l’accès à la mobilité pour les personnes en situation de handicap, en perte d’autonomie ou après un accident.

En savoir plus :
Pour tout savoir sur les fauteuils de sport, la réparation, la location ou le renouvellement, consultez la FAQ du ministère de la Santé, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, qui répond à toutes vos questions sur la réforme.
La réforme prévoit un remboursement total, sans reste à charge et sans avance de frais, dès lors que le fauteuil est prescrit par un médecin ou un ergothérapeute. Les options ou adjonctions très spécifiques pourront également être financées, après accord de l’Assurance maladie, qui dispose d’un délai maximum de deux mois pour répondre.
L’Assurance maladie devient un guichet unique, ce qui simplifie les démarches et évite aux usagers de devoir solliciter plusieurs aides complémentaires. Tous les types de fauteuils, y compris les modèles de sport ou très spécialisés, pourront être pris en charge, à condition de respecter les critères techniques définis par la réglementation.
Pour garantir l’absence de reste à charge, la réforme fixe un prix limite de vente que les distributeurs ne peuvent pas dépasser. Les usagers n’auront ainsi plus à gérer des dépassements ou des frais cachés.
Enfin, un comité de pilotage rassemblant associations, professionnels de santé, distributeurs et fabricants accompagnera la mise en œuvre de la réforme et ajustements éventuels.
A noter : jusqu’ici, l’Assurance maladie ne remboursait qu’une partie des fauteuils roulants, surtout pour les modèles spécifiques. Les usagers devaient souvent chercher d’autres financements (assurance complémentaire, aides des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) ou des collectivités) pour compléter, ce qui entraînait un reste à charge important.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Le 25 novembre dernier, le président de l’APPA, Dr Marc Betremieux et le Dr Bertrand Lavoisy, se sont rendus à Lille pour participer à l’afterwork organisé par l’association partenaire ALI2P (Association Lilloise des Internes en Psychiatrie).

De gauche à droite : Dr Bertrand Lavoisy et les internes de l’ALI2P.

De gauche à droite : Dr Marc Betremieux et les internes de l’ALI2P.

Cet événement a rassemblé les 35 nouveaux internes en psychiatrie et pédopsychiatrie de la région, fraîchement entrés dans leur internat.
Au cœur de la soirée : échanges, convivialité et soutien dans le début de carrière. L’APPA a profité de l’occasion pour remettre à chaque interne l’ouvrage “Ordonnances en psychiatrie et pédopsychiatrie 2025”, intégralement subventionné par l’association. Un outil précieux pour accompagner les jeunes praticiens dans leur pratique clinique quotidienne.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans la mission de l’APPA :
- Faciliter les premiers pas à l’hôpital,
- Valoriser les parcours des internes,
- Promouvoir la qualité des soins en santé mentale.
Un grand merci à l’ALI2P pour son accueil, ainsi qu’aux internes pour leur enthousiasme et leur participation active !
Rédactrice : Anna Pecoraro, Chargée de Marketing chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
A l’occasion des 45 ans de l’APPA, un symposium a été organisé à Antibes au congrès de psychiatrie SIP-SPH. Parmi les intervenants, Marie Pezé et Nicolas Doudeau nous partagent leur témoignage sur cet événement.

De gauche à droite : Nicolas Doudeau, Marie Pezé et Dr Jacques Trévidic.


De gauche à droite : Dr Marc Bétrémieux et Dr Jean-Charles Pascal.
Témoignage de Marie Pezé
L’accélération du travail est un voleur de vie
Que dire sur le symposium de l’APPA sur « La crise de l’hôpital, quelle souffrance au travail, quelles solutions » le vendredi 3 octobre 2025, au cœur du congrès de psychiatrie dont le thème était la crise ?
Ce fut d’abord la joie des retrouvailles avec la fine équipe des praticiens bénévoles qui font vivre cette association comme je fais vivre le réseau des consultations Souffrance et travail. La joie devant le travail commun, le travail collectif devant la santé dégradée de nos pairs, des patients en général.
La joie aussi de constater que partout dans les territoires émergent des réseaux de prise en charge qui se mobilisent sans tout attendre des institutions, trop défaillantes. APESA pour les chefs d’entreprise, HELPEN pour l’Éducation nationale, SPS pour les soignants, Souffrance et travail et tant d’autres que je ne peux citer pour tous ceux qui se sentent seul, petit et sans arme devant le rouleau compresseur des nouvelles organisations du travail.
Les soignants, comme tant d’autres professionnels, que l’on a ponctuellement applaudi à nos fenêtres, évoquent depuis des années le manque d’effectifs, les flux tendus, les statuts précaires et l’épuisement devant des soins dégradés, l’intensification du travail, la perte de l’autonomie. L’injonction « au travail à tout prix pour sauver des vies » s’est déployée dans un environnement professionnel tout aussi dégradé qu’avant par le manque de masques, d’EPI, de matériels de ventilation, de kits et réactifs pour les tests diagnostic, de produits de sédation, de temps, de compétences, de perspectives sur la durée de l’investissement.
Si les soignants ont tenu, c’est aussi grâce aux retrouvailles avec le travail collectif, l’autonomie de décision dans les soins, la mise au rebut temporaire du chiffrage constant de l’activité, le retour à l’inventivité, au sens du soin. Le retour à une autonomie procédurale et au sens du travail a, comme par miracle, rendu leur énergie aux soignants épuisés confirmant ce que disent les cliniciens du travail : le terreau du burn-out chez les soignants n’est pas tant la charge de travail que la perte de sens du soin et la souffrance éthique de mal faire son travail. Il faudrait tirer ces leçons de cette période inédite.
Malheureusement, l’exemplaire construction collective que le monde des soignants a mis en œuvre par temps de pandémie, s’est dissoute dans le retour frénétique au monde d’avant, celui des tableaux de bord, de la santé réduite aux algorithmes dont on a vu qu’ils étaient sans effet sur le COVID.
Le retour « à l’hôpital d’avant », s’il signifie la fin de la visibilité des héros du moment, a été ressenti comme un abandon, un mensonge, voire une trahison. Or, celle-ci peut conduire à des effondrements psychiques ou physiques.
Beaucoup se sont interrogés, lors de cette table ronde sur les raisons de cette dégradation : certains ont produits de remarquables études chiffrées sur l’état des internes comme le Président de l’AFFEP Nicolas Doudeau, d’autres ont enfoncé le clou de la médiation des conflits comme le docteur Jacques Trévidic, tandis que les fondateurs rappelaient les missions fondatrices de l’APPA.
Je resterai sur cette idée de crise qui n’en est pas une, mais qui déclenche nos crises psychiques, physiques, sociales.
Car voici qu’arrivent dans nos consultations, les cadres sup, les managers de projets, les directeurs généraux, les DAF, les directeurs d’hôpitaux, les médecins… Tous ces grands professionnels à la personnalité solide, si sûrs de leur métier, de leur implication, corps et âme, si identifiés à leur entreprise, à leur institution, s’essouffleraient donc, eux aussi ?
Eux aussi racontent qu’ils vont travailler à reculons depuis quelque temps, la peur au ventre. Qu’on leur demande de faire de « sales petites choses », qu’ils ont mis en place les systèmes de pilotage, qu’ils contrôlent tout en temps réel, qu’ils contrôlent en fait un travail théorisé, faussement objectif, qu’il faut désormais tricher sur les résultats, sur les bilans pour légitimer ce système devenu fou. Ou bien rajouter plus de normes, de procédures, de contrôles. Qu’ils sont épuisés par la charge de travail et la perte du sens de ce qu’ils font.
Celui qui s’en sort dans les organisations actuelles du travail n’est pas, comme autrefois, le plus fort, le plus intelligent, mais le plus rapide. L’augmentation de la cadence des tâches à accomplir est présente partout, dans tous les secteurs professionnels, à des niveaux d’intensification qui pulvérisent les seuils neurophysiologiques et biomécaniques.
Les effets de l’hyperactivité sur la santé sont connus : épuisement physique et psychique, troubles du sommeil, de l’éveil, de l’attention, de la concentration, de la mémoire. Troubles cardio-vasculaires, mort subite au travail, accidents, conduite addictive, suicides…
L’organisme humain a des cycles, des alternances de veille et de sommeil, des pics de production de certaines hormones. Si on soumet l’organisme à une intensification des tâches sur un temps trop prolongé, il fabrique des toxines, il doit mobiliser beaucoup de cortisol pour tenir, il sur-fonctionne en permanence.
Ce corps inoxydable, ce « corps machine » que veut l’organisation du travail, n’existe pas. Ce corps-là est un moyen, juste une force motrice.
Le nôtre est une origine.
Sans véritable moyens ou concepts permettant la déconstruction de la mise en œuvre de la casse de l’hôpital, Le burn-out a surgi comme un mot-valise mis à toutes les sauces. Nos « athlètes/ esclaves de la quantité » font des syndromes d’épuisement professionnel s’actualisant sous des formes diverses dont la terminologie de burn-out ne rend pas compte suffisamment finement, au risque de devenir comme le harcèlement moral, un nouveau concept poubelle : on peut ne pas arriver à mettre le pied à terre un matin, ou bien faire un AVC, ou trouver la fenêtre derrière le bureau du N+1 bien tentante, ou exploser en sanglots dans une réunion.
On qualifiera le burn-out de syndrome de désadaptation à des organisations du travail pathogènes, à l’accélération frénétique de nos fonctionnements neurophysiologiques, bref à un des aspects de la psychopathologie des violences collectives définie par F. SIRONI.
Le burn-out est de surcroît dans une phase de récupération médiatico-sociale qui écrase la possibilité de faire un diagnostic nuancé. D’autres tableaux cliniques liés au travail existent mais sont méconnus, au profit d’intitulés venus d’ailleurs, bore out, Brown out. Rajoutons que la CPAM ne reconnait que les troubles suivants hors tableau : trouble anxieux généralisé, dépression, stress post-traumatique).
Certains dans la salle s’étonnaient de la gravité des décompensations, se souvenant qu’ils travaillaient de façon forcenée dans leur jeunesse, s’interrogeant sur le manque d’engagement peut-être des nouvelles générations.
- C’est oublier que le travail en mode dégradé, est le terreau de l’épuisement professionnel ;
- Procéduraliser à outrance le travail asphyxie le travailleur sous des tâches de traçabilité, de reporting ;
- Travailler de façon trop séquencée, sans vision du produit fini, entraîne une perte de sens de son travail ; cette taylorisation a envahi tous les métiers ;
- Travailler à la limite du « mal faire » et de l’illégalité, sans les moyens, le temps, les effectifs, génère des souffrances éthiques surtout lorsque la sécurité du patient est impliquée ;
- Donner trop de travail permet d’obtenir un surcroît de productivité mais place le travailleur dans une hyperactivité compulsive qui l’empêche de penser à son état.
Le corps peut démissionner si le déséquilibre entre temps biologique et temps du travail est trop grand. Derrière le bruit des machines, il y a le silence des hommes, dit Jean Auroux qui a tant œuvré pour y mettre fin. Le bruit feutré des mains qui règlent, ajustent, conçoivent, réparent, pas très loin d’ici, les mains des compagnons du devoir qui reconstruisent Notre-Dame. Honorons le travail avant qu’il ne soit trop tard.
Marie Pezé, psychanalyste et fondatrice du réseau Souffrance et Travail
Témoignage de Nicolas Doudeau
J’ai eu la chance de participer au symposium de l’APPA, notamment sur la souffrance au travail, permettant de mettre en avant le mal-être des internes à travers la présentation des résultats de l’enquête sur la santé mentale des étudiants en médecine en 2024, puis de propositions de solutions, avec en première solution possible et simple, l’application de la “Loi dans nos internats”.
L’échange qui m’a le plus marqué vient de l’ancien président de l’APPA, Dr Jean-Pierre Provoost, qui a pu décrire que cette enquête lui permettait de voir plus clairement ce phénomène du mal-être des internes, difficilement perceptible à cause de l’habituation que nous avons dans nos hôpitaux à notre cadre de travail, trop souvent maltraitant les usagers et les soignants. Mais surtout que ce phénomène n’est pas nouveau et qu’il faut qu’on continue de lever le voile sur tous ces phénomènes.
Nicolas Doudeau, Interne en Psychiatrie et Président de l’Association Française Fédérative des Étudiants en Psychiatrie (AFFEP)
L’APPA remercie chaleureusement Marie Pezé et Nicolas Doudeau d’avoir pu intervenir lors de ce symposium organisé pour les 45 ans de l’APPA.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Dès le 1er janvier 2026, des évolutions importantes seront intégrées au contrat de prévoyance des Praticiens Hospitaliers et des Hospitalo-Universitaires actifs à l’hôpital.

Vous souhaitez faire le point sur votre statut ou sur vos garanties APPA ?
Les experts en protection sociale de Bessé, partenaire de l’APPA, vous accompagne tout au long de votre carrière.
Par téléphone au 09 69 36 37 10 ou par mail : gestion.appa@besse.fr.
Ces changements visent à répondre aux dernières évolutions réglementaires qui, dorénavant, vous pénalisent fortement en cas d’arrêt de travail, mais aussi à renforcer vos garanties.
Voici les principales évolutions qui vous concernent :
1. Prise en charge de la baisse à 90% du maintien de votre rémunération
Depuis le 1er mars 2025, pendant un Congé de Maladie Ordinaire, le maintien de votre rémunération est de 90% durant les 3 premiers mois. Cette règle s’applique sur votre émolument hospitalier de base (la valeur de votre échelon) mais également sur l’ensemble de vos primes et indemnités. La perte de rémunération est ainsi rapidement significative.
Votre contrat de prévoyance, souscrit auprès de l’APPA, prend d’ores et déjà en charge la perte de revenus associée, à hauteur de 100% du traitement de base (et du traitement universitaire le cas échéant) et pour vos primes et indemnités, dans la limite des garanties que vous avez définies pour les revenus complémentaires.
L’APPA confirme ainsi sa volonté de compenser toutes pertes de rémunération liées à une situation de maladie, afin de maintenir votre niveau de vie.
2. Prise en compte de la baisse des IJSS (Indemnités Journalières de Sécurité sociale)
Au 1er avril 2025, la Sécurité sociale a modifié les règles de calcul des indemnités journalières et revu à la baisse le plafond de ces dernières. Ainsi, le montant maximum de l’indemnité journalière passe de 53,31 € à 41,47 €.
Votre contrat de prévoyance compense d’ores et déjà cette baisse et ce désengagement de la Sécurité sociale pour vous permettre de maintenir votre rémunération tout en garantissant une protection optimisée.
3. Augmentation du forfait de la garantie « maternité et adoption »
En 2023, l’APPA a imaginé et mis en place la garantie « maternité et adoption » dans le but de limiter les pertes de revenus liées à la dispense de garde et/ou durant le congé maternité. Cette garantie, exclusive en 2023 a été plébiscité dès sa mise en place.
A compter du 1er janvier 2026, le forfait actuellement de 2 000€ par grossesse ou par adoption sera portée à 4 000 €.
Ce renforcement vise à offrir une meilleure prise en charge des gardes et astreintes non réalisées durant le congé maternité ou d’adoption.
A noter que cette évolution ne sera pas appliquée sur le contrat « début de carrière ».
4. Prise en charge du jour de carence
Le jour de carence appliqué par le centre hospitalier pour tout congé de maladie ordinaire, représente une perte de revenu immédiate face à laquelle le contrat de prévoyance proposé par l’APPA ne pouvait jusqu’alors apporter de compensation.
Aussi, à compter du 1er janvier 2026, votre contrat APPA va prendre en charge le jour de carence pour tout arrêt maladie d’une durée supérieure à 14 jours.
Cette évolution majeure permettra d’éviter les pertes de revenus au début d’un arrêt maladie prolongé, apportant ainsi une sécurité financière accrue.
A noter que cette évolution ne sera pas appliquée sur le contrat « début de carrière ».
5. Modification du barème pour l’invalidité permanente
Enfin, nous avons révisé le barème d’indemnisation pour l’invalidité permanente.
Dorénavant, la grille sera ajustée pour adopter un barème « professionnel », remplaçant le barème fonctionnel en vigueur.
Cette modification vise à mieux indemniser l’impact de l’invalidité sur l’activité professionnelle et à offrir des compensations plus justes et adaptées à votre profession et à vos spécificités.
A noter que cette évolution ne sera pas appliquée sur le contrat « début de carrière ».
Pourquoi ces évolutions sont-elles importantes pour vous ?
Ces ajustements ont été pensés pour répondre à vos besoins croissants de sécurité financière et de soutien dans les moments difficiles. En renforçant la couverture de vos droits en matière de prévoyance, nous vous offrons des garanties plus solides et mieux adaptées aux défis de la vie quotidienne.
Quel sera l’impact de ces évolutions sur les cotisations ?
La force des contrats proposés par l’APPA en prévoyance et en santé pour l’ensemble des Praticiens Hospitaliers et des Hospitalo-Universitaires actifs à l’hôpital est de préserver et de maintenir les cotisations sur une période de 3 ans.
Ainsi 2026 marquera le début d’un nouveau cycle triennal renforçant la qualité des contrats et permettant d’ajuster les cotisations face aux désengagements des remboursements de plus en plus prononcés de la Sécurité sociale, tant en santé qu’en prévoyance et pour permettre la mise en place des nouvelles garanties innovantes et rassurantes.
Une communication individualisée sera adressée à chaque adhérent dans les prochaines semaines. Cette dernière détaillera l’ensemble des garanties et les cotisations associées.
Rédacteur : Christophe Vérillaud, Responsable Affinitaire chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Vous n’avez pas pu assister au webinaire consacré à la protection sociale des internes ? Pas de panique, le replay est disponible !

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
Au programme :
- Les réalités du quotidien d’un interne… et ce que personne ne vous dit sur vos droits
- Pourquoi votre statut ne vous protège pas autant que vous le pensez ?
- Comment éviter une chute de revenus en cas d’arrêt de travail ou d’accident ?
- L’APPA, l’association solidaire créée par et pour les praticiens
- Zoom sur des solutions concrètes : des contrats sur-mesure conçus pour vous avec notre partenaire Bessé.
Intervenants :
- Michaël FERREIRA-DIAS, Expert en protection sociale chez Bessé
- Christophe VÉRILLAUD, Responsable affinitaire chez Bessé
Visionnez le replay et découvrez toutes les clés pour choisir votre protection social.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Grâce au contrat APPA, les retraités disposent de la garantie APA. Découvrez ses spécificités :

Vous avez des questions complémentaires ?
N’hésitez pas à nous contacter directement :
- par téléphone au 09 69 36 37 10
- par mail à l’adresse gestion.appa@besse.fr.
Qu’est ce que l’activité adaptée (APA) ?
L’activité physique adaptée (APA) consiste en des exercices physiques créés spécialement pour chaque personne, selon sa santé et ses capacités. Un professionnel aide à choisir les bons exercices et à les adapter. En général, ce programme comprend 2 à 3 exercices par semaine, d’une durée de 45 à 60 minutes. Les exercices peuvent inclure de l’endurance, du renforcement musculaire, ainsi que des exercices d’équilibre ou de coordination. L’APA est conçue pour aider les personnes malades ou ayant des problèmes de santé à pratiquer une activité physique de manière sûre et progressive.
Qui peut bénéficier de l’activité physique adaptée ?
L’activité physique adaptée (APA) est destinée aux personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD), de maladies chroniques (comme le diabète ou le cancer) ou en perte d’autonomie. Elle est reconnue comme un traitement non médicamenteux qui aide à ralentir l’évolution des maladies, prévenir la perte d’autonomie et améliorer la qualité de vie. L’APA n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie, mais des financements peuvent être proposés par certaines collectivités ou organismes pour réduire le reste à charge.
Comment se prescrit l’activité physique adaptée ?
Avant de prescrire l’APA, le médecin fait une évaluation médicale et peut aussi recommander une consultation spécifique en fonction de la maladie du patient. Il rédige ensuite une prescription avec le type d’activité, sa durée, sa fréquence et son intensité. Le patient est dirigé vers des professionnels spécialisés comme les Maisons sport-santé pour suivre le programme. Si nécessaire, un kinésithérapeute peut renouveler ou ajuster la prescription, sauf si le médecin en décide autrement.
Prise en charge de l’Activité Physique Adaptée (APA) dans le contrat santé des retraités APPA
Afin d’accompagner ses adhérents retraités, le conseil d’administration de l’APPA a sollicité l’assureur Generali pour intégrer cette garantie « Activité Physique Adaptée » dans le contrat santé des retraités.
Le forfait prévu est de 200€ par an et par bénéficiaire inscrit sur la complémentaire santé APPA sur présentation d’une prescription médicale.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé.
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Comme chaque année, d’octobre à mars, les pays européens sont confrontés aux infections respiratoires aiguës.

Pour résumer :
La campagne de vaccination 2025-2026 se déroule du 14 octobre 2025 au 31 janvier 2026 et permet de se faire vacciner contre la grippe et la Covid-19.
Elle concerne les personnes de 65 ans et plus, les personnes souffrant de maladies chroniques, les femmes enceintes, celles souffrant d’obésité, ainsi que les professionnels de santé sont prioritaires.
Les vaccins sont pris en charge à 100% par l’Assurance maladie. Il est également important de respecter les gestes barrières, et une dose de rappel est recommandée pour les plus de 80 ans.
La couverture vaccinale reste trop faible, notamment pour la grippe (46,5 % en 2024-2025).

En savoir plus :
Consultez les informations liées à la vaccination sur Service-public.fr et sur Sante.gouv.fr .
Ces infections sont dues, entre autres, aux virus de la grippe, aux coronavirus dont ceux des rhumes banals et de la COVID-19, au rhinovirus, au virus respiratoire syncytial (VRS), au mycoplasma pneumoniae, au parainfluenza virus, à l’adénovirus, au métapneumovirus humain, etc. Ces virus sont très contagieux et se disséminent très rapidement dans une population qui n’applique pas ou peu les mesures de prévention dont l’efficacité est connue et reconnue.
Les infections respiratoires aiguës sont transmises par les fines gouttelettes diffusées dans l’air par la toux, la parole et les éternuements de personnes malades. Ces gouttelettes, porteuses de germes dont les virus des IRA, peuvent être inspirées par d’autres personnes qui vont alors contracter la maladie.
La prévention de ces infections est basée sur un ensemble de mesures synergiques dont la vaccination, lorsqu’il en existe, les précautions respiratoires ou gestes-barrières, que sont le port du masque, l’hygiène (lavage, friction hydro-alcoolique) des mains, les mesures d’aération et de ventilation, la réduction de la dissémination des gouttelettes (tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir, se moucher dans un mouchoir à usage unique à jeter immédiatement après).
Retrouvez les gestes barrières pour limiter la transmission des virus saisonniers et du Covid-19 sur Améli.fr.
Malheureusement, depuis la pandémie de Covid-19, la population adhère peu ou pas aux mesures les plus efficaces que sont les vaccinations.
Cette année les vaccinations s’étendent du 14 octobre 2025 au 31 janvier 2026 . Les autorités sanitaires ont lancé une campagne nationale de sensibilisation et d’incitation à se faire vacciner contre les virus de la grippe, de la Covid-19 (Sars-Cov-2), sans oublier le VRS de la bronchiolite.
Messages à retenir :
1. C’est l’adhésion du plus grand nombre à ces mesures d’hygiène universelle qui permet de se prémunir individuellement tout en limitant collectivement la diffusion communautaire des agents pathogènes respiratoires responsables des infections et d’autres pathologies hivernales telles que les gastro-entérites.
2. C’est le respect de l’ensemble des gestes de prévention (vaccination/immunisation et mesure barrières) qui permet de se protéger et de protéger ses proches contre tous les virus de l’hiver.
Rédacteur : Dr Crespin ADJIDE, Trésorier de l’APPA.
