Auteur/autrice : Celia Fernandes
Comme vous le savez, l’espace Mercer Ma Santé vous permet désormais d’accéder à l’ensemble de votre contrat Santé APPA et de gérer vos remboursements. Nous vous expliquons pas à pas comment vous connecter pour y accéder.

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* La double authentification est demandée lors de ma première connexion, lorsque j’utilise un nouvel appareil ou un nouveau navigateur, ainsi que tous les 3 mois sur un même appareil. Après avoir saisi mon identifiant et mon mot de passe, je reçois un code de sécurité à 8 chiffres par e-mail ou par SMS. Ce code est valable pendant 10 minutes.
Si je saisis des informations de connexion incorrectes à 5 reprises, mon compte est automatiquement bloqué pendant 1 heure. Je peux enregistrer jusqu’à 2 numéros de téléphone portable et 1 adresse e-mail pour recevoir mes codes de sécurité. Un nouvel appareil correspond à tout changement d’appareil ou de navigateur, y compris en navigation privée.
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Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Interne en 5ème année de psychiatrie, adhérente à l’APPA, Margaux Hazan effectue une année de recherche au sein de l’équipe du Dr Astrid Chevance dans le cadre de la plateforme ComPaRe Dépression. En s’appuyant sur la méthode de recherche participative, elle développe l’étude GenDep qui interroge le lien entre le genre et la dépression.


Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
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Pouvez-vous nous expliquer l’objectif de la plateforme ComPaRe ?
ComPaRe (Communauté de Patients pour la Recherche) est une plateforme lancée par l’AP-HP pour étudier les maladies chroniques.
Il existe désormais des recommandations internationales favorisant une recherche éthique qui implique au maximum les personnes concernées : c’est dans cette perspective qu’a été développée cette approche participative.
À partir de questionnaires en ligne, une communauté de patients volontaires aide à réfléchir sur des sujets de recherche, à développer et tester les protocoles. En échange, les chercheurs s’engagent à vulgariser leurs résultats avec toute une série de règles pour s’assurer que les données recueillies sont réellement exploitées. Lancée en 2023 par le Dr Astrid Chevance, ComPaRe Dépression ambitionne de constituer la plus grande base de données mondiale sur la dépression. La cohorte compte aujourd’hui plus de 8 000 participants. L’un des grands avantages du dispositif est la rapidité du recrutement : en deux mois, il a été possible d’obtenir 1 500 réponses, ce qui aurait été impossible par un recrutement traditionnel.
Comment se fier à de telles données d’un point de vue scientifique ?
Les données sont auto-déclarées, comme dans toute consultation en psychiatrie où l’on s’appuie sur le discours du patient. En pratique, 87 % des participants avaient déjà eu un traitement médical ou psychothérapeutique, donc la grande majorité était déjà diagnostiquée.
Par ailleurs, les patients ont souvent une connaissance de terrain précieuse : c’est parfois eux qui permettent d’affiner les définitions et les critères diagnostiques, en identifiant des symptômes que les médecins n’auraient pas encore formalisés.
Qu’est-ce que l’étude GenDep au sein de Compare Dépression ?
GenDep part d’un constat paradoxal issu des baromètres de Santé Publique France : la prévalence de la dépression augmente 12 % en 2021, 15,6 % en 2024 et ce sont systématiquement les femmes, les jeunes et les personnes précaires qui sont les plus exposées. Pourtant, les hommes se suicident trois fois plus. L’hypothèse de l’étude est qu’il y aurait peut-être autant d’hommes déprimés, mais avec des symptômes différents que les échelles classiques ne capturent pas : irritabilité, colère, consommation d’alcool ou de substances, repli dans le travail ou le sport plutôt qu’expression de la tristesse.
La méthodologie consiste à soumettre à tous les participants cinq échelles couvrant environ 90 symptômes, ainsi qu’une échelle de fonctionnement genré avec 60 questions sur les traits de caractère. L’objectif est de voir si des profils distincts émergent et, si oui, s’ils sont liés au sexe biologique, à l’identité de genre, ou aux traits de personnalité socialement construits.
Ces travaux ont-ils changé votre pratique clinique ?
Depuis le lancement de cette étude, la façon d’interroger les patients a évolué. Cela a aussi mis en lumière les biais de genre que l’on peut avoir en tant que soignant, parfois sans s’en rendre compte. Désormais, l’effort porte à davantage demander aux patients hommes s’ils se sentent tristes, et aux patientes femmes si elles se sentent en colère. Ce que ces travaux ont surtout apporté, c’est une ouverture d’esprit plutôt qu’un enfermement dans des catégories : en équipe, il est arrivé plus d’une fois de dire « j’ai eu un cas typique de dépression masculine, mais c’était une femme. » C’est plutôt dans ce sens-là que nos travaux ont eu de l’influence.
Quelle est la suite pour ComPaRe ?
Le dispositif est ouvert à toutes les personnes qui ont envie de faire de la recherche : il suffit d’apporter un projet, d’en discuter en équipe et de se lancer.
J’ai apporté le sujet, on l’a développé ensemble, j’ai recueilli les données, et maintenant je travaille sur l’analyse avec certains membres du comité scientifique. On est souvent présent aux congrès de psychiatrie et dans d’autres événements accessibles au grand public. C’est l’avantage de la recherche en ligne : cela ouvre des possibilités à des petits centres qui n’auraient pas les moyens de mener ce type d’études autrement.
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Chirurgien viscéral retraité et adhérent de l’APPA, Dr Emmanuel Odet a quitté sa Bourgogne pour relever un défi inattendu : implanter la chirurgie mini-invasive en Guinée dans le cadre d’un programme humanitaire. Entretien avec un praticien infatigable, inventeur de nouvelle méthodes chirurgicales en proctologie et désormais chef de service dans un hôpital à 300 kms de Conakry…




Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Je suis chirurgien viscéral, formé à la faculté de médecine et au CHU de Strasbourg. Après mon internat, je suis parti à Paris pour exercer en tant que chef de clinique, puis je suis devenu praticien hospitalier, en poste à Mâcon où je suis resté jusqu’à ma retraite en 2023.
Durant ma carrière, j’ai accumulé une dizaine de diplômes universitaires et de spécialisation, tout en participant activement aux congrès médicaux et à la formation dans ma spécialité. Plus particulièrement, j’ai fondé une école d’apprentissage de la chirurgie à Mâcon, dans le domaine de la proctologie, spécialisée dans les maladies ano-rectales. Trois fois par an, des chirurgiens venus de toute l’Europe et d’Afrique venaient y apprendre une technique chirurgicale spécifique. J’ai ensuite déposé un brevet à l’Institut National de Propriété Intellectuelle en 2019, étendu au niveau européen en 2023, portant sur un appareil de traitement mini-invasif de la maladie hémorroïdaire.
Où en êtes-vous du développement de ce brevet ?
Je suis déjà en contact avancé avec un industriel français pour le matérialiser, mais cela nécessite d’être présent en France afin de travailler en laboratoire, faire des essais sur modèle animalier et, enfin, le publier. Un brevet sans études reste un papier ! Après la Guinée, si j’ai encore l’énergie et j’espère l’avoir je m’y consacrerai à plein temps…
Qu’est-ce qui vous a amené en Guinée ?
En retraçant mon parcours après mon départ en retraite, j’ai réalisé qu’il me manquait une expérience internationale. J’ai commencé à diffuser mon profil sur LinkedIn et, quelques jours après, une société canadienne spécialisée m’a contacté pour un projet humanitaire en Afrique sans préciser la destination. Je ne m’étais jamais aventuré au-delà d’un congrès à Marrakech…
Mon dossier a été sélectionné parmi soixante candidatures, jusqu’aux cinq finalistes, avant d’être soumis à l’hôpital concerné, en Guinée. Chaque fois que le directeur et le chef de service classaient les CV, mon nom revenait en tête. Les deux derniers finalistes un Français et un Russe ont été convoqués à l’aéroport Charles-de-Gaulle pour un entretien. Le mien a duré trois heures et demie. Le lendemain, j’ai appris que ma candidature avait été retenue, malgré le fait que je n’avais aucune expérience médicale sur le continent africain.
En quoi consiste concrètement votre mission ?
Je suis basé à Kamsar, une ville côtière à 300 km au nord de Conakry, près de l’océan Atlantique.
Ma mission est d’opérer les patients en utilisant les techniques mini-invasives, sans ouvrir l’abdomen en chirurgie digestive ou sans incision pour la proctologie. Je dois aussi former d’autres professionnels.
La mission pourra très probablement être prolongée de 2 ans supplémentaires, jusqu’en 2028, car cela prend du temps de former des équipes à la cœlioscopie. Il faut se rappeler qu’en France, on consacre quatre ans à la formation de nos internes !
Le projet est porté par la Compagnie de Bauxite de Guinée, qui souhaite apporter des soins de qualité aux populations vivant autour des mines. Malgré certaines résistances sur le terrain, j’ai été nommé chef de service pour mener le projet à son terme.
Qu’avez-vous découvert sur le plan médical ?
J’ai vu des pathologies que je n’avais jamais vues en France en trente ans de carrière, notamment des cas de tuberculose abdominale très graves qu’il a fallu traiter. Le paludisme est quotidien, il y a aussi la fièvre typhoïde, qui a quasiment disparu en Europe mais provoque ici des perforations intestinales. J’ai dû apprendre à gérer ces maladies et j’ai donc aussi progressé sur le plan de la connaissance et de la pratique.
Comment se passe la relation avec vos équipes et vos patients ?
La reconnaissance des patients est quelque chose que je n’ai jamais connu en France à ce niveau-là : quand on prend le temps d’expliquer, d’être humain, la gratitude est immédiate et sincère.
Avec les collègues, c’est peut être un peu plus nuancé. L’arrivée de nouvelles techniques suscite parfois de la méfiance voire de la jalousie. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on m’a confié la direction du service, afin que rien ne puisse entraver l’avancement du projet.
Avez-vous eu le temps de découvrir la région ou la capitale ?
Pour le moment, assez peu, car je profite de mes congés pour rentrer en France, retrouver ma famille et m’approvisionner en matériel. Il y a aussi un manque d’infrastructures, de routes ou d’hôtels pour voyager facilement : les 300 kilomètres qui séparent Conakry et Kamsar représentent, par exemple, sept heures de trajet. En revanche, j’ai pu découvrir le Sénégal, notamment Dakar et les réserves naturelles que j’ai beaucoup apprécié.
Au final, c’est une expérience passionnante que je recommande à toutes celles et ceux qui souhaitent découvrir autre chose et sortir de leur quotidien.
D’ailleurs j’en profite, l’hôpital de Kamsar recherche actuellement un orthopédiste expatrié, un radiologue et un biologiste : s’il y a des praticiens français qui ont envie de s’expatrier et d’aider, je suis à disposition pour les renseigner et les accompagner avec grand plaisir…
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Auteur/autrice : Celia Fernandes
A travers son Fonds d’intervention, l’APPA soutient financièrement une famille adhérente, dont le fils est en situation de handicap, pour l’acquisition d’un fauteuil roulant et la motorisation d’un vélo couché à 3 roues. Témoignage.

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
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Praticien hospitalier en réanimation pédiatrique, adhérent de l’APPA, Benoît a eu l’opportunité de partir en famille au Québec, en 1995, dans le cadre d’une mission de deux ans à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal. Son fils Arthur a 3 mois. Une petite enfance tranquille et heureuse, de l’autre côté de l’Atlantique, qui se poursuit en Auvergne, lorsque la famille revient en France, sans rien à signaler jusqu’à l’adolescence : à 13 ans, Arthur se fait diagnostiquer une mycodystrophie, une maladie rare, évolutive, qui va progressivement réduire ses capacités motrices.
« Passé le choc, au début, on s’adapte et on s’équipe, petit à petit » se souvient sa mère Valérie.
Un ordinateur, des aménagements, des vélos adaptés : il faut sans cesse anticiper, compenser, afin de permettre à Arthur de continuer à vivre au maximum de ses possibilités.
Aujourd’hui, Arthur a 30 ans. Avec la maladie, sa mobilité diminue progressivement et chaque étape impose de nouveaux ajustements. Il faut s’adapter en permanence et financer des appareils très coûteux, comme prochainement pour l’acquisition d’un siège motorisé pour la voiture, capable de pivoter et de s’abaisser afin de faciliter les transferts. Coût estimé : 8 800 euros ! « À chaque fois, on pense avoir tout anticipé, explique le couple, mais il y a toujours quelque chose de nouveau car c’est la maladie qui décide… »
Même leur logement a dû être entièrement repensé. Il y a deux ans, la famille a dû engager 200 000 euros de travaux : installation d’un élévateur, création d’une salle de bain adaptée, élargissement des accès… Un chantier lourd, mais indispensable pour maintenir Arthur à domicile. La famille a sollicité le Fonds d’intervention de l’APPA qui lui a accordé une aide exceptionnelle de 15 000 euros.
Derrière ces adaptations matérielles se cache une autre réalité, souvent méconnue : celle des démarches administratives. En effet, le financement des équipements relève d’un véritable parcours d’obstacles. Les aides existent, mais elles sont partielles, complexes à mobiliser, et souvent insuffisantes.
« Il faut faire des dizaines de dossiers. On commence toujours par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), puis le fonds de compensation, puis d’autres organismes… Et souvent, les réponses sont négatives. »
Le fauteuil roulant, par exemple, est significatif des dépenses en vigueur. Le coût réel avoisine les 5 000 euros, mais la base de remboursement de la Sécurité sociale est 10 fois moindre ! « Certes, il existe des modèles mieux remboursés, mais ils sont inutilisables au quotidien, trop lourds, inadaptés à la réalité des usages ».
Résultat : des restes à charge considérables, que la famille doit absorber, en mobilisant ses économies, ses proches et quelques aides complémentaires. Mère aidante, à plein temps, Valérie a également dû interrompre sa carrière dans le commerce pour accompagner son fils au quotidien : préparer les repas, assurer la toilette, organiser les soins, gérer les déplacements… et, en parallèle, monter les dossiers de financement.
« Je passe mon temps à chercher des aides ! »
Son rôle est très exigeant, sur le plan physique et mental. Récemment, une blessure au dos l’a contrainte à faire appel à une aide extérieure, une heure et demie par jour, après des années à tout assumer.
Au-delà des équipements classiques, certaines solutions innovantes existent, comme une combinaison de neurostimulation permettant de limiter la spasticité et stimuler les muscles. Mais le dispositif n’est pas encore validé scientifiquement, donc il n’est pas remboursé. « Si on veut essayer, on doit payer (environ 9 000 euros), sans avoir la garantie de ses résultats ».
La situation illustre une tension permanente entre le besoin d’explorer des solutions nouvelles et le risque financier qu’elles représentent.
« Le handicap, c’est une triple peine : on perd une fonction, on doit payer plus cher et on doit se débrouiller seuls ! »
Heureusement, certaines aides complémentaires, comme le Fonds d’intervention de l’APPA, amènent une possibilité de soutien matériel et surtout un peu de réconfort. En 2025, la famille dépose un dossier auprès de la commission dédiée, au sein de l’Association, pour financer un fauteuil roulant manuel et la motorisation d’un vélo couché à 3 roues. L’APPA contribue à hauteur de 30 % de la dépense globale, en complément des remboursements de la Sécurité sociale et du contrat de mutuelle. « Cela fait du bien d’avoir enfin une réponse rapide, souligne la mère d’Arthur, ce qui constitue un soutien précieux dans un parcours souvent semé d’incertitudes… ».
Malgré tous les obstacles, la famille avance. Elle s’adapte, encore et toujours, anticipe, investit, cherche des solutions pour vivre avec le handicap au quotidien, tout en poursuivant certaines passions partagées, comme la plongée, qui font du bien, sur tous les plans…
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Auteur/autrice : Celia Fernandes
L’ensemble des statuts hospitaliers et hospitalo-universitaires sont concernés par cet article.

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Les équipes de Bessé vous répondent par téléphone au 09 69 36 37 10 ou par mail gestion.appa@besse.fr
Un arrêt de travail entraîne souvent de nombreuses démarches administratives, parfois méconnues. Pourtant, le respect des délais et la transmission des justificatifs conditionnent directement l’ouverture du dossier et la continuité de l’indemnisation par les contrats de prévoyance.
Voici les principaux points de vigilance à connaître pour éviter tout retard ou refus de prise en charge.
1. Déclarer rapidement son arrêt de travail
Le premier réflexe est de déclarer son arrêt dès le début de celui-ci, même lorsque le traitement hospitalier et / ou le traitement universitaire (pour les HU) est maintenu à 100 %.
C’est un point essentiel : beaucoup de praticiens pensent, à tort, qu’une déclaration n’est nécessaire qu’en cas de perte immédiate de revenus. Or les contrats de prévoyance imposent une déclaration dans un délai précis.
- Pour les praticiens hospitaliers (PH) et les Hospitalo-Universitaires (HU) : la déclaration doit être effectuée dans un délai de 6 mois à compter du début de l’arrêt.
- Pour les praticiens ayant une activité libérale complémentaire : le délai est plus court : la déclaration doit intervenir dans les 3 mois suivant le début de l’arrêt.
Au-delà de ces délais, l’arrêt de travail peut être considéré comme débutant à la date de déclaration, avec un risque de perte partielle d’indemnisation.
Important : La déclaration reste obligatoire : en cas de congé longue durée (CLD), en cas de maintien du traitement hospitalier, en cas de congé longue maladie (CLM).
2. Constituer un dossier complet dès le départ
Une indemnisation ne peut être étudiée que si le dossier est complet. Les retards de transmission des pièces justificatives sont l’une des premières causes de ralentissement des règlements.
Les documents systématiquement demandés
Parmi les pièces indispensables figurent notamment :
- L’arrêt de travail initial ou le bulletin d’hospitalisation ;
- Les 12 derniers bulletins de salaire hospitaliers et universitaires le cas échéant ;
- Les bulletins de salaire durant tout l’arrêt ;
- Le certificat médical ;
- Les décomptes de Sécurité sociale ;
- Une pièce d’identité et un RIB.
Point de vigilance fréquent : les décomptes de Sécurité sociale
Même en cas de maintien de salaire par l’hôpital, les décomptes d’indemnités journalières restent obligatoires pour permettre l’instruction du dossier et le paiement du complément par les contrats de l’APPA.
3. Les spécificités des praticiens hospitaliers (PH) et Hospitalo-Universitaires (HU)
Pour un praticien hospitalier, l’indemnisation porte notamment sur :
- Les émoluments hospitaliers ;
- Le traitement universitaire (HU) ;
- Les primes ;
- Les gardes et astreintes ;
- Certaines activités d’intérêt général ou expertises judiciaires sous conditions.
Points d’attention spécifique
- Bien transmettre les bulletins de salaire pendant l’arrêt. Ils permettent d’évaluer précisément la perte réelle de rémunération, notamment concernant :
- Les gardes ;
- Les astreintes ;
- Les primes variables.
- Signaler toute évolution administrative
Il est indispensable d’informer rapidement votre gestion BESSE en cas :
- De passage en CLM ou CLD ;
- De reprise partielle ;
- D’invalidité ;
- De retraite.
4. Les spécificités du praticien avec activité libérale complémentaire
Les praticiens exerçant également une activité libérale ont une situation plus complexe : deux sources de revenus peuvent être impactées simultanément.
Le contrat peut alors couvrir :
- Les revenus hospitaliers ;
- Mais également la perte de revenus professionnels libéraux.
Les pièces complémentaires à prévoir
En plus des documents hospitaliers, il faudra transmettre :
- La déclaration fiscale 2035 ;
- Les décomptes du régime obligatoire (CPAM) ;
- Les décomptes CARMF ;
- Les justificatifs d’indemnités versées par les régimes complémentaires.
Point de vigilance majeur : la coordination des régimes
Les retards proviennent souvent : d’un envoi incomplet des décomptes CARMF, d’une absence de transmission des justificatifs d’indemnités journalières, ou d’un défaut d’actualisation mensuelle des documents.
Il est donc recommandé de :
- Conserver tous les justificatifs dès le début de l’arrêt ;
- Transmettre les pièces au fil de l’eau ;
- Anticiper les délais de délivrance des organismes sociaux.
5. Un suivi mensuel indispensable
L’indemnisation ne s’arrête pas à l’ouverture du dossier. Chaque mois, certaines pièces doivent être actualisées :
- Prolongations d’arrêt ;
- Bulletins de salaire ;
- Décomptes de Sécurité sociale ;
- Justificatifs des autres régimes.
L’absence d’un seul document peut suspendre le versement des prestations.
En résumé : les 5 réflexes essentiels
- Déclarer l’arrêt immédiatement, même en cas de maintien de salaire.
- Respecter les délais contractuels (3 mois ou 6 mois selon la situation).
- Constituer un dossier complet dès le départ.
- Transmettre les justificatifs chaque mois.
- Signaler rapidement tout changement de situation administrative ou professionnelle.
Une bonne anticipation permet le plus souvent d’éviter les interruptions d’indemnisation et de sécuriser la prise en charge pendant toute la durée de l’arrêt de travail.
Rédacteur : Christophe Vérillaud, Responsable Affinitaire chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Vous êtes adhérent APPA et bénéficiez d’un contrat d’assistance négocié par l’APPA auprès d’Europ Assistance, vous, ainsi que les membres de votre foyer, pouvez partir sereinement rejoindre votre lieu de vacances et profiter des activités estivales !

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Pour connaître les garanties d’assistance
Le détail complet de vos garanties est accessible sur la notice d’assistance disponible sur votre espace adhérent.
Dans le cadre du contrat APPA, vous bénéficiez de 2 niveaux d’assistance :
- Pour les garanties voyage : en déplacement en France ou à l’étranger, à plus de 50 km du domicile, pendant les 90 premiers jours du déplacement
- Pour l’assistance à domicile : en France
Un souci de santé pendant vos vacances à l’étranger ?
Pas de panique, votre assistance fait l’avance des frais d’hospitalisation selon les limites définies au contrat, procède au remboursement complémentaire de vos frais médicaux, et organise le rapatriement s’il est jugé nécessaire par les médecins d’Europ Assistance.
Les bénéficiaires avec lesquels vous voyagez ne sont pas laissés pour compte puisqu’eux aussi disposent des garanties de votre contrat d’assistance !
L’assistance APPA vous permet également, en cas d’hospitalisation ou d’immobilisation au domicile, d’être accompagné et soulagé concernant l’organisation de votre quotidien : accompagnement chez un proche et garde des enfants, des animaux, aide-ménagère, aide-psychologique, soutien scolaire, sont prévus avec votre assistance APPA.
Important : l’intervention de l’assistance est toujours conditionnée à un aléa à caractère imprévu et soudain.
Les bons réflexes à avoir avant de partir :
- Vérifier que votre contrat vous couvre dans le pays choisi et sur la durée de votre voyage
- Se munir des formulaires adaptés à la durée et à la nature de votre voyage (ces derniers sont délivrés par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie à laquelle vous êtes affilié(e))
- Photocopier vos numéros de passeport, carte d’identité et carte bancaire, les conserver séparément.
- Noter les numéros de vos clés. En cas de perte ou de vol cela peut toujours s’avérer utile
- Si vous êtes sous traitement, emportez vos médicaments et transportez-les dans vos bagages à main pour éviter une interruption de traitement en cas de retard ou de perte de bagages.
- Et dans tous les cas, contacter Europ Assistance, pour toute mise en œuvre de prestations et avant d’engager toute dépense.
Vous bénéficiez de l’assistance « Europ Assistance » dédiée aux adhérents de l’APPA si…
- Vous êtes PH ou HU et vous avez souscrit au contrat santé et/ou prévoyance auprès de l’APPA ; voici les statuts hospitaliers concernés : les praticiens hospitaliers, les praticiens contractuels, les praticiens attachés, les praticiens adjoints contractuels, les PU-PH, les MCU-PH, les CCA-AHU, les assistants et les praticiens associés.
- Vous êtes installé en activité libérale et avez souscrit au contrat santé auprès de l’APPA ;
- Vous êtes retraités et avez souscrit à l’option « assistance » en plus du contrat santé auprès de l’APPA.
Rédactrice : Anna Pecoraro, Chargée de Marketing chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
La loi de financement de la Sécurité sociale 2026 a créé un nouveau droit pour les jeunes parents : un congé supplémentaire de naissance accessible à partir du 1er juillet 2026. Il permettra aux deux parents de bénéficier d’un ou deux mois de congé indemnisé en plus des congés maternité, paternité ou adoption déjà existants.

Bon à savoir
Pour les PH-HU, le contrat de prévoyance APPA prévoit un forfait “maternité” jusqu’à 4 000€ pour pallier à l’absence des gardes et astreintes.

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Nos conseillers restent disponibles par téléphone : 01 75 44 95 15 ou par mail appa@besse.fr pour échanger et vous accompagner dans vos démarches.
Qui pourra en bénéficier ?
Ce congé pourra s’appliquer aux parents d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026, y compris en cas de naissance prématurée lorsque la naissance est prévue à partir de cette date. Les parents adoptifs dont l’enfant est arrivé au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 pourront également en bénéficier.
Ce droit concerne l’ensemble des assurés actifs remplissant les conditions d’ouverture de droit (salariés, indépendants, libéraux, agents publics contractuels, artistes-auteurs…). Chaque parent pourra prendre ce congé simultanément ou en alternance avec le premier. Ce nouveau droit ne remplace pas les congés existants, il vient les compléter afin de permettre aux familles de passer davantage de temps avec leur enfant durant ses premiers mois.
Des modalités spécifiques pourront s’appliquer à certains régimes non gérés par l’Assurance Maladie. Des informations complémentaires seront publiées sur le site service-public.fr.
Quelle durée et quelle indemnisation ?
Le congé peut durer un ou deux mois et être fractionné en deux périodes d’un mois. Pour en bénéficier, les parents devront avoir pris auparavant leurs congés maternité, paternité ou adoption.
Le congé supplémentaire de naissance sera indemnisé de manière dégressive pour les salariés : 70% du salaire net antérieur pour le premier mois, puis 60 % pour le second, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale fixé à 4 005 € au 1er janvier 2026.
Pour les travailleurs indépendants, l’indemnité journalière forfaitaire sera soumise à un abattement dans les mêmes proportions que celui appliqué pour les salariés.
Quand et comment prendre ce congé ?
Le congé doit être utilisé dans un délai de neuf mois après la naissance de l’enfant ou son arrivée au foyer en cas d’adoption. Pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, il pourra être pris jusqu’au 31 mars 2027. Ce délai pourra être prolongé lorsque les congés légaux sont eux-mêmes allongés, notamment en cas de naissances multiples.
Les salariés devront informer leur employeur au moins un mois avant le début du congé en précisant sa durée et son éventuel fractionnement. Ce délai pourra être réduit à quinze jours lorsque le congé suit immédiatement le congé paternité ou adoption. L’employeur transmettra ensuite les informations à la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie), sans démarche supplémentaire pour le salarié.
Les travailleurs indépendants devront, de leur côté, effectuer directement leur demande auprès de leur CPAM.
Un congé non cumulable avec certaines aides
Le congé supplémentaire de naissance ne peut pas être cumulé avec la PreParE (Prestation Partagée d’Éducation de l’enfant). En revanche, ces deux dispositifs peuvent être utilisés successivement, l’un après l’autre.
Il n’est pas non plus cumulable avec les prestations suivantes :
- le complément libre choix du mode de garde (pour le même enfant);
- l’allocation journalière de présence parentale ;
- l’allocation journalière de proche aidant ;
- les indemnités journalières maladie ;
- les indemnités journalières de maternité, paternité ou d’adoption ;
- les indemnités journalières d’accident du travail ou de maladie professionnelle ,
- les allocations chômage.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes

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Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
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Un décret paru au JO du 26 décembre 2025 vient de consacrer une avancée sociale notable pour les futures mamans internes. Désormais, les internes en médecine, pharmacie et odontologie qui présentent une grossesse pourront être affectées en surnombre dans un service pendant 2 semestres et non plus un seul, et la durée minimum de présence pour valider le stage est abaissée de 4 à 3 mois. L’APPA présente ses félicitations anticipées aux futures parturientes.
Rédacteur : Dr Jacques Trévidic, Administrateur de l’APPA
Auteur/autrice : Celia Fernandes

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A partir du 1er mai 2026, le plafond d’indemnisation des astreintes effectuées par le personnel hospitalo-universitaire est revalorisé à 500 euros. Un arrêté en ce sens est paru au JO du 24 avril 2026 s’inscrivant dans la réforme des astreintes qui a généralisé le système des forfaits et les a revalorisé pour les personnels médicaux hospitaliers depuis le 1er novembre 2025 mais qui n’avait jusqu’à présent pas eu de texte d’application pour les hospitalo-universitaires.
Cette majoration est déterminée en fonction de l’intensité moyenne de l’activité durant l’astreinte, selon des modalités fixées par le directeur de l’établissement après avis de la commission de l’organisation de la permanence de soins.
Rédacteur : Dr Jacques Trévidic, Administrateur de l’APPA
Auteur/autrice : Celia Fernandes
L’association APPA est engagée depuis plusieurs années dans la prévention en santé sous toutes ses formes.

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
Nous souhaitons saluer la publication récente du guide « Harcèlement sexuel et agissements sexistes au travail : prévenir, agir, sanctionner ».
Le ministère du Travail et des Solidarités a mis en ligne ce guide pratique et juridique à l’usage de tous, employeurs et salarié(e)s dont vous trouverez le lien sur notre plateforme « Coup de Blouse ».
La lutte contre le harcèlement moral et sexuel dans les entreprises françaises relève d’une histoire récente. La loi du 17 août 2015 précisait que « nul ne doit subir d’agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant ».
Ce guide offre une bonne compréhension de ce que sont ces comportements illicites, ainsi que le rappel clair et précis du rôle de l’employeur et des garanties apportées aux salarié(e)s.
Que ce soient des comportements sexistes comme critiquer une femme parce qu’elle n’est pas féminine ou un homme parce qu’il n’est pas viril… Ou encore avoir une conduite verbale ou une posture corporelle qui montre de l’hostilité envers une personne en raison de son sexe… Fragiliser le sentiment de compétences des femmes parce que femmes… Ou toute forme de pression grave, même non répétée dans un but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle…
Ce guide pratique est bien ancré dans un objectif de pédagogie et d’accompagnement.
Avec une double entrée salarié/employeur, il clarifie les droits et obligations de chacun sur la question spécifique du harcèlement sexuel en entreprise.
Il propose des solutions concrètes aux multiples questions que se posent les victimes et les témoins de harcèlement sexuel et d’agissements sexistes, ou les employeurs lorsqu’ils sont confrontés à de telles situations.
Rédacteur : Dr Marc Bétrémieux, Président de l’APPA
