Congé supplémentaire de naissance : ce qui change à partir du 1er juillet 2026
La loi de financement de la Sécurité sociale 2026 a créé un nouveau droit pour les jeunes parents : un congé supplémentaire de naissance accessible à partir du 1er juillet 2026. Il permettra aux deux parents de bénéficier d’un ou deux mois de congé indemnisé en plus des congés maternité, paternité ou adoption déjà existants.

Bon à savoir
Pour les PH-HU, le contrat de prévoyance APPA prévoit un forfait “maternité” jusqu’à 4 000€ pour pallier à l’absence des gardes et astreintes.

Vous avez des questions complémentaires ?
Nos conseillers restent disponibles par téléphone : 01 75 44 95 15 ou par mail appa@besse.fr pour échanger et vous accompagner dans vos démarches.
Qui pourra en bénéficier ?
Ce congé pourra s’appliquer aux parents d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026, y compris en cas de naissance prématurée lorsque la naissance est prévue à partir de cette date. Les parents adoptifs dont l’enfant est arrivé au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 pourront également en bénéficier.
Ce droit concerne l’ensemble des assurés actifs remplissant les conditions d’ouverture de droit (salariés, indépendants, libéraux, agents publics contractuels, artistes-auteurs…). Chaque parent pourra prendre ce congé simultanément ou en alternance avec le premier. Ce nouveau droit ne remplace pas les congés existants, il vient les compléter afin de permettre aux familles de passer davantage de temps avec leur enfant durant ses premiers mois.
Des modalités spécifiques pourront s’appliquer à certains régimes non gérés par l’Assurance Maladie. Des informations complémentaires seront publiées sur le site service-public.fr.
Quelle durée et quelle indemnisation ?
Le congé peut durer un ou deux mois et être fractionné en deux périodes d’un mois. Pour en bénéficier, les parents devront avoir pris auparavant leurs congés maternité, paternité ou adoption.
Le congé supplémentaire de naissance sera indemnisé de manière dégressive pour les salariés : 70% du salaire net antérieur pour le premier mois, puis 60 % pour le second, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale fixé à 4 005 € au 1er janvier 2026.
Pour les travailleurs indépendants, l’indemnité journalière forfaitaire sera soumise à un abattement dans les mêmes proportions que celui appliqué pour les salariés.
Quand et comment prendre ce congé ?
Le congé doit être utilisé dans un délai de neuf mois après la naissance de l’enfant ou son arrivée au foyer en cas d’adoption. Pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, il pourra être pris jusqu’au 31 mars 2027. Ce délai pourra être prolongé lorsque les congés légaux sont eux-mêmes allongés, notamment en cas de naissances multiples.
Les salariés devront informer leur employeur au moins un mois avant le début du congé en précisant sa durée et son éventuel fractionnement. Ce délai pourra être réduit à quinze jours lorsque le congé suit immédiatement le congé paternité ou adoption. L’employeur transmettra ensuite les informations à la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie), sans démarche supplémentaire pour le salarié.
Les travailleurs indépendants devront, de leur côté, effectuer directement leur demande auprès de leur CPAM.
Un congé non cumulable avec certaines aides
Le congé supplémentaire de naissance ne peut pas être cumulé avec la PreParE (Prestation Partagée d’Éducation de l’enfant). En revanche, ces deux dispositifs peuvent être utilisés successivement, l’un après l’autre.
Il n’est pas non plus cumulable avec les prestations suivantes :
- le complément libre choix du mode de garde (pour le même enfant);
- l’allocation journalière de présence parentale ;
- l’allocation journalière de proche aidant ;
- les indemnités journalières maladie ;
- les indemnités journalières de maternité, paternité ou d’adoption ;
- les indemnités journalières d’accident du travail ou de maladie professionnelle ,
- les allocations chômage.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé