Aller au contenu
Espace adhérent Contactez-nous Adhérer à l’APPA

Quelles sont les stratégies ou comportements que nous devons adopter face aux pathologies infectieuses qui risquent de ruiner nos journées et détériorer notre santé ?

Dr Crespin Codjo ADJIDÉ, Trésorier de l’APPA

« La santé est comme l’amitié, sa valeur est rarement reconnue avant qu’elle ne soit perdue » (Proverbe Chinois). Ce n’est pas pour rien que tout le monde court derrière sa santé en espérant rejoindre l’autre monde en bonne santé. En effet, « Mourir en bonne santé », c’est le vœu le plus cher de tout bon vivant bien portant (Pierre Dac).

Pour atteindre ce sommet de l’Art du bien vivre, quelques petits gestes apparaissent sinon indispensables, du moins nécessaires :

  1. Se protéger

  2. Surveiller son état de santé

  3. Rester, à tout moment, informé(e) sur les dangers qui nous guettent

La Vaccination

À Méditer : la vaccination est un outil essentiel de santé publique, prévenant les maladies, réduisant la mortalité et protégeant les communautés. Elle est même l’action de santé publique la plus efficace dans la lutte contre les maladies infectieuses. À l’exception de l’assainissement des eaux, aucune modalité d’intervention n’a eu autant d’impact sur la réduction de la mortalité et la croissance de la population (Santé Publique France).

La prévention des infections respiratoires aiguës (IRA)

Les infections respiratoires aiguës sont causées par divers virus, notamment le SARS-CoV-2 (COVID-19), les virus grippaux, le virus respiratoire syncytial (VRS), le rhinovirus et le métapneumovirus.

Les virus grippaux ainsi que d’autres virus respiratoires comme le VRS suivent une circulation saisonnière, des épidémies de grippe et de bronchiolite survenant généralement chaque année entre octobre et mars.

Le SARS-CoV-2, à l’origine de la COVID-19, ne semble pas pour l’instant avoir de saisonnalité marquée avec des vagues observées tout au long de l’année, mais la période hivernale peut favoriser sa circulation.

La concomitance de la circulation de ces différents virus peut constituer un enjeu d’importance pour le système de santé (Santé publique France).

Le moyen le plus efficace de prévenir les IRA est la vaccination contre les agents pathogène en cause  :

Pour ce qui concerne le VRS, la HAS recommande aussi la vaccination saisonnière des sujets âgés de 75 ans et plus pour prévenir leur contamination, afin de réduire le nombre d’infections aiguës des voies respiratoires basses liées au VRS. La HAS considère que le vaccin Arexvy et le vaccin Abrysvo peuvent être utilisés dans le cadre de cette recommandation. De plus, la HAS recommande la vaccination chez les sujets âgés de 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires chroniques (particulièrement BPCO) ou cardiaques (particulièrement insuffisance cardiaque) susceptibles de décompenser lors d’une infection à VRS.

Enfin, la HAS rappelle l’importance, outre les vaccinations contre les agents pathogènes des IRA, des gestes barrières pour limiter la transmission de ces virus saisonniers. 

Pour plus d’informations sur la vaccination contre la grippe et contre la Covid-19 comme mesures de prévention des infections respiratoires : cliquez ici.

La prévention des maladies à transmission vectorielle

Les maladies à transmission vectorielles sont transmises par la piqûre d’arthropodes infectés comme les moustiques, tiques, phlébotomes et puces, qui propagent des agents pathogènes tels que bactéries, parasites et virus. Elles sont suivies par Santé publique France.

Les maladies transmises par les moustiques

1. La Dengue

La dengue est une maladie infectieuse due à un arbovirus : le virus de la dengue. Ce virus est transmis par des moustiques du genre Aedes : Aedes aegypti et Aedes albopictus aussi appelés moustiques tigres. Ces vecteurs sont installés dans 67 départements métropolitains.

  • Prévention individuelle 

Elle repose sur la vaccination et surtout sur la protection contre la piqûre des moustiques Aedes.

  • La vaccination contre la dengue

Vaccin Qdenga® du laboratoire Takeda, pour la prévention de la dengue chez les personnes de plus de 6 ans (Antilles, Guyane, Mayotte et La Réunion) selon un schéma bien défini.

Plus d’infos par ce lien

  • Les moyens de protection contre les piqûres de moustiques

Répulsifs en sprays ou crèmes, serpentins, diffuseurs électriques, vêtements longs, moustiquaires. Une protection particulièrement nécessaire la journée, les moustiques vecteurs Aedes piquant surtout la journée, essentiellement à l’extérieur des maisons, avec une activité plus importante en début de matinée et en fin de journée.

  • Prévention collective et lutte antivectorielle

Elle repose non seulement sur la lutte antivectorielle (larvicide, adulticide), mais aussi sur la lutte communautaire (détruire les gîtes larvaires potentiels autour des habitations et se protéger contre les piqûres de moustiques).

Cette prévention, collective et lutte antivectorielle, s’applique aussi contre le chikungunya et le zika.

2. Le chikungunya

Le chikungunya est une maladie virale transmise par des moustiques du genre Aedes, Aedes aegypti et Aedes albopictus (moustiques tigres). Une maladie classique de la zone intertropicale qui peut se transmettre aussi en zone tempérée (France métropolitaine et Europe). Pas de vaccin ou de traitement spécifique contre cette maladie.

3. Le Zika

Le Zika est une maladie due à un arbovirus : le virus Zika, un Flavivirus qui appartient à la même famille (les Flaviviridae) que les virus de la dengue, du West Nile et de la fièvre jaune.

Mode de transmission du Zika : par les moustiques, par voie sexuelle, de la mère au fœtus, par transfusion et par greffe. Cette maladie induit un risque d’infections embryo-foetales et de malformations congénitales en cas d’infection pendant la grossesse.

  • Traitement : pas de traitement spécifique contre ce virus.
  • Prévention : pas de vaccin contre ce virus. Il faut prévenir la piqûre des moustiques. Cette prévention repose sur des actions individuelles et collectives.

Les principaux messages de prévention à l’attention des personnes qui vivent et/ou des personnes qui se rendent dans une région à risques : 

  • Consulter les conseils aux voyageurs sur le site du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=1439
  • https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-des-populations/article/recommandations-sanitaires-pour-les-voyageurs
  • Informations complémentaires sur https://www.santepubliquefrance.fr/zika/la-maladie

Pour les personnes atteintes de la dengue, du chikungunya ou du Zika :

  • Éviter la propagation de la transmission :
    • Porter des vêtements amples et couvrants
    • Appliquer des répulsifs cutanés
    • Utiliser des ventilateurs
    • Limiter les déplacements
    • D’autres moyens peuvent être utilisés : moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins en extérieur
  • Informez-vous, par exemple avec cette infographie ou ce podcast ou celui-ci
  • Enfin, n’oubliez pas de signaler sans attendre chaque cas de ces infections à la plateforme régionale de veille et d’urgences sanitaires de l’ARS de votre région.

Les maladies transmises par les tiques

1. La borréliose ou maladie de Lyme

La maladie de Lyme est la plus fréquente des maladies à tiques.

Davantage d’éclairage par ici ou par-là

Mode de transmission : Cette maladie est due à la transmission des bactéries du genre Borrelia par la piqûre d’une tique infectée. La bactérie se transmet après plusieurs heures de fixation de la tique. Il s’agit d’une maladie non contagieuse qui se manifeste souvent par une plaque rouge et arrondie qui s’étend en cercle autour de la zone piquée puis disparaît en quelques semaines à quelques mois.

  • Traitement :  par antibiotiques.
  • Prévention : 
    • Pas de vaccin. 
    • Il faut prévenir la piqûre des tiques (voir la tactique anti-tiques par ici)

Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?

Petites par leur taille, les tiques sont difficiles à repérer. Lorsque l’on se promène en forêt, dans des prés ou lorsque l’on jardine, quelques conseils à suivre pour se protéger de leurs piqûres :

  • Porter des vêtements longs et de couleurs claires pour faciliter le repérage des tiques pendant les activités de plein air ; 
  • Rentrer sa chemise dans le pantalon et le pantalon dans les bas pour créer une barrière ;
  • Utiliser des répulsifs adéquats (attention aux contre-indications éventuelles) ; 
  • Eviter les zones où la présence des tiques est avérée (zones boisées, herbes hautes, …) ;
  • Emprunter les sentiers de randonnée lorsque c’est possible et rester bien au milieu du sentier ;
  • Ne pas s’arrêter si on trouve une tique, car il pourrait y en avoir d’autres ;
  • Vérifier minutieusement la présence de tiques en rentrant chez soi après une balade en plein air, en forêt ou après avoir jardiné ; 
  • Examiner les enfants, les animaux de compagnie et soi-même et retirer toute tique trouvée le plus tôt possible ;
  • Prendre un bain peu de temps après être revenu de l’extérieur est une bonne façon de trouver des tiques ; 
  • Ne pas oublier de vérifier des articles comme les sacs à dos et les serviettes qui pourraient être entrées en contact avec la végétation.

En cas de piqûre, trouver et retirer rapidement les tiques à l’aide d’un tire-tique ou à défaut une pince fine peut réduire de façon significative la possibilité de transmission de maladies. En effet, le risque d’infection par la bactérie est plus important si la tique reste longtemps attachée.

Une surveillance accrue devra également être effectuée pendant 4 à 8 semaines (plus d’information ici).

2. Les rickettsioses

Les rickettsioses sont des maladies engendrées par des bactéries (les rickettsies) qui sont transmises aux êtres humains par la piqûre d’un insecte infecté (tiques, les poux, et les acariens) à travers la peau, ou la conjonctive.

Elles comprennent, plusieurs pathologies (plus d’information par ici) dont :

  • La fièvre boutonneuse méditerranéenne (Rickettsia conorii).
  • La fièvre pourprée des montagnes Rocheuses (Rickettsia rickettsii).
  • Le typhus exanthématique (Rickettsia prowazeki).
  • Le typhus des broussailles (Rickettsia tsutsugamushi / R. Orientalis ou Orientia tsutsugamushi).

La rickettsiose se manifeste habituellement par une fièvre d’apparition brutale accompagnée de céphalées intenses, d’une sensation de malaise, de prostration et, dans la plupart des cas, d’une éruption caractéristique.

  • Traitement : antibiothérapie

À retenir :

Ces maladies nécessitent un diagnostic précoce. En effet, un traitement antibiotique adapté permet généralement une guérison complète. Cependant, sans prise en charge, certaines formes peuvent évoluer vers des complications graves (ne pas hésiter à consulter en cas de symptômes).

  • Prévention de la rickettsiose

Prévenir la piqûre des insectes infectés dont les moustiques et les tiques. Pour la prévention contre la piqûre des tiques (voir “Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?” plus haut).

3. L’anaplasmose

L’anaplasmose est une maladie infectieuse causée par une bactérie (Anaplasma phagocytophilum) transmise principalement par la morsure d’une tique à pattes noires (Ixodes) infectée. Sa prévalence est croissante en Europe du Nord. Elle est suivie en Belgique. Elle est connue chez les animaux y compris en France

  • Symptômes de la maladie :

Le début de la maladie est brutal avec fièvre, frissons, céphalées, des douleurs musculaires et une sensation de malaise. Dans la plupart des cas, l’anaplasmose est une infection bénigne, mais les personnes âgées ou dont le système immunitaire est affaibli peuvent être atteintes plus gravement et nécessiter une hospitalisation.

  • Traitement : par antibiotique
  • Prévention : 
  • Il faut prévenir la piqûre des tiques (voir Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?” plus haut).

À retenir :

  • Maladie bactérienne transmise par les tiques Ixodes
  •  Infection des granulocytes neutrophiles
  • Augmentation de 35% de l’incidence en 5 ans en France
  • 200-400 cas diagnostiqués annuellement (sous-estimation probable)
  • Transmission exclusive par morsure de tiques Ixode
  • Traitement par antibiotique
  • Pas de vaccin

4. Encéphalite à tiques en France

L’encéphalite à tique est une infection qui atteint le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) dans une proportion importante des cas, et 40 % de ceux-ci peuvent présenter des séquelles neurologiques pendant plusieurs années.

En France, les cas d’encéphalite à tiques sont diagnostiqués chaque année.

Le virus de l’encéphalite à tiques est transmis à l’humain par piqûre de tiques lors des activités professionnelles ou de loisirs, dans les zones boisées humides comme le camping, les randonnées, le ramassage de champignons… Plus rarement, la contamination peut se faire par consommation de lait cru ou de fromage au lait cru principalement de chèvre ou de brebis. 

  • Prévention de l’encéphalite à tiques

Prévention et protection contre les piqûres de tiques (voir “Quels sont les moyens de prévention des piqûres de tiques ?” plus haut).

  • La vaccination contre l’encéphalite à tiques

La vaccination contre l’encéphalite à tiques est recommandée chez les voyageurs adultes et enfants exposés en pays très endémique. Pour en savoir plus : cliquez ici

En résumé, voici les indispensables à retenir sur les maladies à transmissions vectorielles :

ModeDescriptionExemples de vecteurs / maladies
Transmission biologiqueL’agent pathogène se développe ou se multiplie à l’intérieur du vecteur avant d’être transmis à l’hôte.Aedes spp. (dengue, Zika, chikungunya) ; Anopheles spp. (paludisme) ; Ixodes spp. (maladie de Lyme)
Transmission mécaniqueLe vecteur transporte simplement le micro-organisme sur ses pièces buccales ou son corps, sans qu’il se reproduise en lui.Mouches domestiques (diarrhée bactérienne) ; moustiques Culex (transmission de virus sans réplication)
Transmission par salivationLe vecteur injecte de la salive contenant le pathogène lors de la piqûre.Aedes spp. (dengue, Zika) ; Anopheles spp. (Plasmodium)
Transmission par ingestionL’hôte contracte la maladie en ingérant le vecteur contaminé (souvent accidentel).Mouches ou moustiques ingérés accidentellement (certaines helminthiases)
Transmission par contact cutanéLe pathogène est transmis par la peau lésée après une piqûre ou un grattage.Puces (Yersinia pestis – peste) ; tiques (Borrelia – maladie de Lyme)
Transmission par excrétionLe vecteur libère le pathogène dans ses déjections, qui contaminent la peau ou les muqueuses de l’hôte.Moustiques Phlébotomes (leishmaniose) – parasites présents dans les fèces ; mouches tsé-tsé (trypanosomes) – salive contenant le parasite
Transmission transovarialle (verticale)Le vecteur transmet le pathogène à sa descendance via les œufs.Tiques (Rickettsia spp.) ; moustiques Aedes (certaines flaviviruses)
Transmission inter hôte par le vecteurLe vecteur agit comme un pont entre deux hôtes infectés (ex. transmission entre animaux domestiques).Puces (bubonic plague) ; poux (typhus)

Appel à une vigilance renforcée à la recrudescence de la coqueluche et de la rougeole en Europe

1. Vigilance face à la coqueluche

Selon les données actualisées de surveillance en 2022 et 2023, il y a une recrudescence de la coqueluche en France et en Europe depuis le début de l’année 2024.

Cette infection bactérienne due principalement à la bactérie Bordetella pertussis est très contagieuse, plus contagieuse que la varicelle et autant que la rougeole. Elle se transmet par voie aérienne, et en particulier au contact d’une personne malade présentant une toux.

La transmission se fait principalement au sein des familles ou en collectivités. Les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés (les moins de 2 mois) sont les plus touchés par les formes graves, les hospitalisations mais aussi les décès.

Les personnes à risque de formes graves de coqueluche sont, au-delà des nourrissons non protégés par la vaccination, les personnes souffrant d’une maladie respiratoire chronique (asthme, broncho-pneumopathies chroniques obstructives…), les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes. 

  • Prévention de la coqueluche 

Pour protéger les personnes à risque de formes graves, il est important d’appliquer les mesures de prévention et de se vacciner et de faire vacciner son entourage pour avoir un schéma complet de vaccination.

  • La vaccination : elle peut être réalisée à tout âge, elle est le seul moyen de protection contre la coqueluche

Tout le monde peut être concerné par la vaccination contre la coqueluche (les nourrissons , la femme enceinte, les professionnels des établissements ou organismes de prévention et/ou de soins) dans un calendrier vaccinal bien structuré à connaître.

Il est ainsi rappelé que la vaccination est recommandée chez les personnes immunodéprimées, les professionnels de santé (y compris dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), les personnes travaillant en contact étroit et répété avec les nourrissons âgés de moins de 6 mois, les étudiants des filières médicales et paramédicales, les professionnels de la petite enfance dont les assistants maternels, les personnes effectuant régulièrement du baby-sitting.

  • Le traitement antibiotique : les personnes en contact direct avec le malade atteint de coqueluche, peuvent être protégées par la prise d’antibiotiques. Toutefois, la meilleure prévention reste la vaccination.
  • Le port du masque : une barrière efficace. 
Pour prévenir la coqueluche comme pour prévenir toute infection des voies respiratoires (rhume, maux de gorge, toux, fièvre), le port du masque est fortement recommandé, et particulièrement
    • Pour les personnes présentant des symptômes d’une infection des voies respiratoires, quelle qu’en soit la cause.
    • En présence de personnes fragiles, dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, dans les espaces clos et dans les transports en commun.

En effet, le port du masque constitue une protection individuelle vis-à-vis de l’infection et du risque de développer une forme grave, mais également une protection collective, permettant de réduire le risque de diffusion au sein de la population et d’infection des personnes à risque de formes graves. 

2. Vigilance face à la rougeole

La rougeole est une maladie virale très contagieuse et parfois grave. Après une phase de recrudescence de la maladie en 2019, une très forte baisse du nombre de cas a été observée en 2021 et 2022. Une augmentation du nombre de cas est apparue en 2023 et 2024 et elle se poursuit en 2025.

Il n’y a que par la vaccination que nous pourrons espérer nous débarrasser enfin de la rougeole, l’une des maladies infectieuses les plus contagieuses.

3. Ne pas sous-estimer le Zona

Le zona mérite aussi l’attention des personnes d’âge mûr. Le zona est dû au virus de la varicelle et du zona (VZV pour varicella-zoster virus), un herpesvirus (HHV-3), qui se transmet principalement par voie respiratoire ou via les lésions cutanées. Après une infection par la varicelle dans l’enfance, le virus peut rester « en sommeil » dans certains ganglions nerveux. Sous l’effet de l’âge, de la fatigue, d’une maladie ou sans raison apparente, il peut se réactiver sous la forme d’un zona.

Les personnes de plus de 50 ans sont les plus touchées. Plus l’âge avance, plus le zona est fréquent et sévère, car le système immunitaire devient moins efficace pour garder ce virus « sous contrôle ». D’où la nécessité de se faire vacciner contre le Zona.

Cette vaccination contre le zona peut être proposée chez les personnes adultes, qu’elles aient déjà eu la varicelle ou non, pour diminuer le risque de zona et surtout le risque de douleurs de névralgies post-zostériennes. En effet, le zona chez l’adulte peut s’avérer hyper douloureux.

Rédacteur : Dr Crespin Codjo ADJIDÉ, Trésorier de l’APPA

Comme vous le savez, l’espace Mercer Ma Santé vous permet désormais d’accéder à l’ensemble de votre contrat Santé APPA et de gérer vos remboursements. Nous vous expliquons pas à pas comment vous connecter pour y accéder.

Bon à savoir

Téléchargez le guide d’utilisation pour réaliser toutes vos démarches liées à votre contrat Santé. 

Vous avez des questions complémentaires ?

N’hésitez pas à contacter directement Mercer au 09 72 72 02 24 ou par courrier à Mercer France, TSA 51801, 28039 Chartres cedex.

1. “J’ai déjà un compte existant Mercer ma santé”

Pour accéder à mon espace santé, je me connecte sur mercermasante.fr  ou je télécharge mon application mobile. Puis je renseigne mon identifiant (numéro d’adhérent) et mot de passe pour accéder à mon espace.

J’ai oublié mon mot de passe ou mon identifiant : 

  • Si j’ai oublié mon mot de passe, je sélectionne « J’ai oublié mon mot de passe ». Ensuite, je renseigne mon identifiant ainsi que mon numéro de Sécurité sociale à 15 chiffres afin de recevoir un lien de réinitialisation.
  • Si je retrouve plus mon identifiant, je sélectionne « Je ne trouve plus mon identifiant ». Je renseigne mon nom, ma date de naissance, mon numéro de Sécurité sociale à 15 chiffres ainsi que mon code postal afin de recevoir mon identifiant par e-mail.

Une fois mon identifiant et mon mot de passe saisis, un code de sécurité m’est envoyé par e-mail ou par SMS (selon les règles de la double authentification*). Je saisis ce code afin d’accéder à mon espace.

* La double authentification est demandée lors de ma première connexion, lorsque j’utilise un nouvel appareil ou un nouveau navigateur, ainsi que tous les 3 mois sur un même appareil. Après avoir saisi mon identifiant et mon mot de passe, je reçois un code de sécurité à 8 chiffres par e-mail ou par SMS. Ce code est valable pendant 10 minutes.

Si je saisis des informations de connexion incorrectes à 5 reprises, mon compte est automatiquement bloqué pendant 1 heure. Je peux enregistrer jusqu’à 2 numéros de téléphone portable et 1 adresse e-mail pour recevoir mes codes de sécurité. Un nouvel appareil correspond à tout changement d’appareil ou de navigateur, y compris en navigation privée.

2. “Je me connecte pour la première fois sur Mercer Ma Santé”

  • Activation via des identifiants provisoires 

Un identifiant et un mot de passe spécifiques à Mercer ma santé m’ont été communiqués. J’active mon compte Mercer ma santé en utilisant l’identification et le mot de passe qui m’ont été attribués puis je finalise la création de mon compte.

  • Création d’un nouveau compte 

Si je n’ai pas d’identifiant, ni de mot de passe. Je crée mon compte Mercer ma santé en renseignant mon nom, ma date de naissance, mon numéro de Sécurité sociale sur 15 chiffres et mon code postal. Je reçois mon lien me permettant de créer mon accès.

Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé 


L’association APPA est engagée depuis plusieurs années dans la prévention en santé sous toutes ses formes.

Bon à savoir

Téléchargez le guide publié par le ministère du Travail et des Solidarités.

Coup de Blouse

Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Nous souhaitons saluer la publication récente du guide « Harcèlement sexuel et agissements sexistes au travail : prévenir, agir, sanctionner ».

Le ministère du Travail et des Solidarités a mis en ligne ce guide pratique et juridique à l’usage de tous, employeurs et salarié(e)s dont vous trouverez le lien sur notre plateforme « Coup de Blouse ».

La lutte contre le harcèlement moral et sexuel dans les entreprises françaises relève d’une histoire récente. La loi du 17 août 2015 précisait que « nul ne doit subir d’agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant ».

Ce guide offre une bonne compréhension de ce que sont ces comportements illicites, ainsi que le rappel clair et précis du rôle de l’employeur et des garanties apportées aux salarié(e)s.

Que ce soient des comportements sexistes comme critiquer une femme parce qu’elle n’est pas féminine ou un homme parce qu’il n’est pas viril… Ou encore avoir une conduite verbale ou une posture corporelle qui montre de l’hostilité envers une personne en raison de son sexe… Fragiliser le sentiment de compétences des femmes parce que femmes… Ou toute forme de pression grave, même non répétée dans un but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle…

Ce guide pratique est bien ancré dans un objectif de pédagogie et d’accompagnement.

Avec une double entrée salarié/employeur, il clarifie les droits et obligations de chacun sur la question spécifique du harcèlement sexuel en entreprise.

Il propose des solutions concrètes aux multiples questions que se posent les victimes et les témoins de harcèlement sexuel et d’agissements sexistes, ou les employeurs lorsqu’ils sont confrontés à de telles situations.

Rédacteur : Dr Marc Bétrémieux, Président de l’APPA 

Les médecins des hôpitaux c’est évident ne sont pas sans risque santé qui comprend la maladie, les accidents et les maladies survenus dans l’exercice des fonctions, l’inaptitude, l’invalidité etc… Le sujet de la santé est omniprésent dans la société actuelle. Elle concerne aussi bien le caractère physique, mental que social. Elle est considérée comme un droit fondamental de l’être humain quelles que soient ses caractéristiques ou différences.

Coup de Blouse

Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Les médecins lorsqu’ils sont malades et qu’ils nécessitent des soins bénéficient également de l’assurance maladie et d’une complémentaire s’ils en ont contracté une. Ils peuvent, bien sûr, contracter une assurance prévoyance qui vient compléter les manques du statut, ou s’ils exercent dans le cadre du régime libéral. A noter que le Handicap peut être une condition d’exclusion ou de non acceptation au contrat. L’APPA présente dans ce cas de figure un avantage certain.

A noter qu’en 2017 d’après les chiffres de l’assurance maladie, on recensait 20 millions de patients souffrant d’une maladie chronique et plus de 30 millions de patients bénéficiant de soins courants dont des médecins peuvent à leur tour devenir patient.

Nous savons que les médecins s’occupent mal de leur propre santé, d’où des campagnes comme « Dis, Doc, t’as ton doc », « Coup de Blouse » etc… On sait aussi qu’ils n’ont pour beaucoup aucune notion de leur sécurité en matière de santé et de prévoyance.

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2015 : « Le handicap n’est pas simplement un problème de santé. Il s’agit d’un phénomène complexe qui découle de l’interaction entre les caractéristiques corporelles d’une personne et les caractéristiques de la société où elle vit. Pour surmonter les difficultés auxquelles les personnes handicapées sont confrontées, des interventions destinées à lever les obstacles environnementaux et sociaux sont nécessaires ».

D’après la loi française : « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. ».

En matière de maladie, les agents travaillant dans les établissements publics de santé, sociaux ou médico-sociaux cumulent des droits sociaux de 2 natures :

  • des droits résultant du régime (général ou spécial) de sécurité sociale avec l’octroi de prestations de sécurité sociale ;
  •  des droits à des congés de maladie résultant de leur statut avec maintien total ou partiel de la rémunération.

La protection sociale recouvre l’ensemble des dispositifs d’accompagnement permettant à chaque individu ou ménage de faire face tout au long de sa vie aux conséquences de la survenue d’un risque ou d’un besoin social susceptibles d’occasionner une perte de revenu ou une augmentation des dépenses pour certains.

Pour les médecins il y a une sous déclaration des difficultés avec un équilibre instable entre préserver la confidentialité des informations médicales les concernant et une obligation déontologique de signaler des pairs atteints de symptômes graves pouvant avoir des préjudices pour les patients.

En France les pôles handicap des universités permettent d’accueillir et d’accompagner les étudiants concernés ou secondairement atteints dont les internes afin qu’ils puissent poursuivre leur exercice.

L’ISNAR IMG (InterSyndicale Nationale Autonome Représentative des Internes de Médecine Générale) présente de son côté les droits des étudiants et aide les internes en situation de handicap à la mise en place de bourse liée au handicap, de PCH calculée par la MDPH, la mise à disposition d’outils pédagogiques etc… Des Plans personnalisés d’Accompagnement de l’Étudiant Handicapé (PAEH) sont mis en place notamment avec la MDPH. Ils sont dans les établissements d’enseignement supérieur les équivalents des PAI (Plan d’Accompagnement Individualisé), PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé) et PPS (Plan Personnalisé de Scolarisation) des collèges et lycées. Il y a aussi la possibilité du tiers temps pour les examens.

Il existe un guide de l’accompagnement de l’étudiant handicapé à l’université rédigé par les présidents d’université ; il est accessible de tous et est destiné aux personnels des établissements universitaires afin de guider les étudiants handicapés. Mais l’information semble présenter des disparités selon les universités.

Donc les médecins et dès leurs études peuvent être concernés par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) et peu le savent. En effet ils peuvent bénéficier d’une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé).

Est considéré comme travailleur handicapé, toute personne dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l’altération d’une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique.

La procédure d’obtention :

  • Dépôt du dossier de demande complété auprès de la MDPH du lieu de résidence de la personne concernée ;
  • Instruction de la demande par l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH, qui formule des préconisations dans un plan personnalisé de compensation ;
  • Décision par la CDAPH au regard des préconisations de l’équipe pluridisciplinaire.

Attention :

  • La RQTH est un droit mais le médecin est libre de la demander ou pas
  • Il n’y a aucune obligation de transmettre sa RQTH à l’employeur
  • Elle ne confère aucune protection contre l’inaptitude
  • Il y a un principe de non discrimination entre ceux qui ont une RQTH et ceux qui ne l’ont pas.

Si vous avez eu une RQTH, vous pouvez bénéficier d’une retraite anticipée. Vous devez remplir plusieurs conditions :

  • Avoir minimum 55 ans
  • Avoir cotisé un certain nombre de trimestres (pour avoir le nombre exact, rendez-vous sur service-public.fr)
  • Justifier d’un taux d’incapacité d’au moins 50% depuis le 1er janvier 2016. La RQTH seule ne justifie pas ce taux
  • Faire votre demande à votre Direction des ressources humaines.

Le mi-temps thérapeutique

Les médecins des hôpitaux comme tous les agents de la fonction publique peuvent bénéficier du mi-temps thérapeutique. Si l’état de santé le justifie, on peut être autorisé à travailler à temps partiel pour raison thérapeutique lorsque cela permet le maintien ou le retour à l’emploi, et est reconnu comme pouvant favoriser l’amélioration de l’ état de santé. Le travail à temps partiel  permet aussi de bénéficier d’une rééducation ou d’une réadaptation professionnelle pour retrouver un emploi compatible avec l’état de santé.

On doit adresser à l’administration employeur une demande d’autorisation de travail à temps partiel pour raison thérapeutique.

La demande doit être accompagnée d’un certificat médical comportant les informations suivantes :

  • Quotité de temps partiel souhaitée (50 %, 60 %, 70 %, 80 % ou 90 %)
  • Durée du temps partiel (de 1 à 3 mois)
  • Conditions d’exercice des fonctions à temps partiel (en continu ou en discontinu, par journées ou demi-journées non travaillées ou sous forme de réduction journalière de la durée de travail).

La PCH (Prestation de Compensation du Handicap)

La PCH est la prestation de compensation du handicap. La PCH est une somme d’argent pour les personnes qui ont besoin d’une aide dans la vie de tous les jours à cause d’un handicap. La PCH aide à payer des dépenses liées à votre handicap.

Pour percevoir la PCH, on doit respecter des conditions de perte d’autonomie, d’âge, de ressources et de résidence. La demande se fait à la MDPH. Il faut :

  • Utiliser le formulaire de demande d’aide à la MDPH
  • Donner tous les documents demandés par la MDPH.

La CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées) décide si vous avez le droit ou si vous n’avez pas le droit d’avoir la PCH. Quand vous faites votre première demande de PCH, on doit avoir moins de 60 ans. Mais on peut faire une première demande de PCH après 60 ans dans certains cas et si on a été handicapé avant 60 ans.

Pour avoir la PCH, il existe une liste des activités importantes de la vie que l’on ne peut pas réaliser (environ 20). La PCH est attribuée sans condition de ressources. Toutefois, vos ressources sont prises en compte pour déterminer le taux de prise en charge de vos dépenses pour compenser votre situation de handicap.

Ainsi, vos dépenses sont prises en charge à 100 % de leur tarif si vos ressources annuelles sont inférieures ou égales à 31 162,62 €, ou 80 % si elles sont supérieures. Les ressources prises en compte correspondent au revenu fiscal de référence (RFR) figurant sur votre avis d’imposition.

En ce qui concerne l’AAH (Allocation Adulte Handicapé), juridiquement un médecin peut tout à fait bénéficier de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Il n’existe aucune exclusion liée à la profession. Cependant en pratique, c’est rare :

L’AAH est attribuée selon :

  • Un taux d’incapacité (≥ 80 %, ou 50–79 % avec forte difficulté d’accès à l’emploi)
  • Des conditions de ressources
  • Une évaluation par la MDPH et la CDAPH.

Et en effet plusieurs éléments en limitent l’accès :

  • Revenus souvent élevés
  • L’AAH est une allocation différentielle : si les revenus dépassent un certain plafond, elle est réduite ou supprimée et donc beaucoup de médecins n’y ont donc pas droit pour cette raison
  • De plus, ils ont souvent une capacité à travailler partiellement grâce à l’aménagement de poste, l’activité réduite, ce qui peut empêcher de remplir le critère de restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi.

De fait, les médecins passent souvent plutôt par une pension d’invalidité ou des dispositifs professionnels spécifiques (assurances, prévoyance) . Toutefois on trouve des situations où un médecin peut toucher l’AAH :

  • Maladie invalidante sévère (neurologique, psychiatrique, etc.)
  • Arrêt complet ou quasi complet d’activité
  • Revenus devenus faibles ou nuls.

Dans ces cas, il est traité comme n’importe quel autre demandeur. D’où l’importance de contracter une prévoyance dès l’externat. L’invalidité quant à elle est abordée dans les contrats de l’APPA.

Rédacteur : Dr Gérard Shadili, Secrétaire Général de l’APPA 


Le numérique est partout dans notre vie et les Intelligences artificielles régentent notre vie sans que le sachions et au quotidien. Il est clair que ces nouvelles technologies communicationnelles peuvent faciliter nos démarches y compris pour notre santé. Elles peuvent aussi en assurer le suivi automatiquement avec toutes nos données d’aujourd’hui et de demain.

En moins de 2 minutes, découvrez en vidéo les fonctionnalités clés de Mon espace santé : partager votre profil médical, ajouter des documents et utiliser la messagerie sécurisé.

Vous avez des questions complémentaires ?

N’hésitez pas à prendre contact par téléphone au 09 69 36 37 10 ou par mail à gestion.appa@besse.fr.

Tout ou presque peut se faire via des applications sur notre smartphone qui devient un deuxième nous. Les rendez-vous médicaux peuvent être pris via Doctolib ou d’autres plateformes, depuis la COVID les téléconsultations ont pris leur envol. L’utilité est grande en ces moments de pénurie médicale et du fait de vivre dans une société de performance où le temps est une denrée rare. De fait l’alternative des dispositifs de télésurveillance qui peut permettre qu’une partie du suivi médical soit réalisé à distance, est encore un plus. Tous les jours de nouvelles innovations et services toujours plus performants et updatés se multiplient.

L’Assurance Maladie et le ministère de la Santé n’ont pas voulu être en reste et témoigner de leur modernité en mettant à disposition de chaque assuré un espace personnel sur « Mon espace santé » pour garantir un passage rapide et fonctionnel à la santé digitale en toute confiance et confidentialité dans le respect du secret médical.

Vous devez savoir que « Mon espace santé » est une interface numérique personnalisée et sécurisée, dont la vocation est de devenir à terme, le carnet de santé numérique de tous les assurés. De fait, l’objectif est que via ce service, chacun puisse être acteur de son suivi médical et de sa santé.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Officiellement grâce à « Mon espace santé » chacun peut garder le contrôle sur ses données de santé, les stocker. Il peut, s’il le désire, partager en toute sécurité et confiance les documents et informations utiles pour son suivi médical, ce avec les professionnels de santé qui s’occupent de lui. En quelque sorte, il est le coordinateur de ses prises en charge.

Par ailleurs, ce n’est pas qu’un dossier médical. En effet via « mon espace santé » , on a accès à une messagerie sécurisée, et à tout un catalogue de services et d’applications de santé référencés par les services publics. Il est prévu à terme,  de compléter le dispositif par un agenda médical.

Un code confidentiel est envoyé à chaque assuré, par e-mail ou par courrier pour l’inviter à activer son espace personnel sur monespacesante.fr. Ce code est valable 6 semaines à partir de la date d’envoi. Il permet d’activer son profil ou de s’opposer à sa création.

Après ce délai de 6 semaines, si l’assuré ne s’y est pas opposé, l’espace personnel sera créé automatiquement.

Chacun reste libre de s’opposer à la création de son espace personnel ou de le fermer à tout moment.

Il est possible très facilement d’activer son espace personnel en quelques clics depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone.

Critiques :

Malgré cette présentation en théorie idyllique, des critiques s’élèvent quant au côté pratique du dispositif. Ces critiques sont d’ailleurs rapportées sur le site gouvernemental. Principalement il s’agit du fait que les professionnels de santé n’ont pas l’obligation d’alimenter le dossier médical numérisé. C’est au patient de les solliciter pour le faire. De fait, la mise à jour du dossier est compliquée si le patient n’a pas eu des comptes rendus d’interventions et de consultations, résultats d’examens et de radiologies, numérisés. Il devient alors plus que légitime de s’interroger sur le bénéfice et le coût réel de la mise en place de « mon espace santé ». La CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) reconnaît les failles du dispositif et considère que ce service en ligne est conçu pour être un outil personnel de simplification de la gestion de santé des usagers.

Rédacteur : Dr Gérard Shadili, administrateur de l’APPA

Depuis le 18 novembre 2025, l’application “carte Vitale” est accessible à toutes les personnes affiliées à un régime d’assurance maladie (Assurance Maladie, MSA, MGEN ou autres régimes). Gratuite et téléchargeable sur Android (Google Play) et iOS (App Store), elle constitue une alternative dématérialisée à la carte Vitale physique.

Comment activer votre carte Vitale numérique ?

Vous pouvez consulter le tutoriel vidéo de l’Assurance Maladie qui explique comment activer votre carte Vitale numérique selon votre situation (avec ou sans carte d’identité au format carte bancaire.)

Bon à savoir

Vous disposez de 7 jours après le début de l’activation et la saisie de votre numéro de sécurité sociale pour finaliser l’activation de votre application “carte Vitale”.

L’application permet d’effectuer les mêmes démarches que la carte traditionnelle : identification auprès des professionnels de santé, télétransmission des feuilles de soins et remboursement des dépenses de santé.

Deux modes d’activation possibles

1. Activer avec France Identité

Les assurés disposant d’une carte nationale d’identité électronique (CNIe) peuvent activer leur carte Vitale numérique via l’application France Identité.

Pour cela il faut : 

  • être affilé à un organisme d’assurance maladie ;
  • disposer d’un smartphone compatible (Android 10 minimum, iOS 16.6 minimum) ; 
  • avoir une CNIe valide ; 
  • avoir au moins 18 ans.

Après avoir téléchargé les applications France Identité et carte Vitale, l’activation est immédiate grâce à la connexion entre les deux services (en moins de deux minutes).

2. Activation sans France Identité

Les assurés ne disposant pas de CNIe peuvent activer l’application grâce à un parcours de vérification par vidéo.

Ils doivent : 

  • être titulaire d’une pièce d’identité valide (carte d’identité française, titre de séjour, carte d’identité belge, espagnole ou portugaise) ;
  • avoir un compte en ligne auprès de leur organisme d’assurance maladie ; 
  • disposer d’un smartphone compatible ;
  • avoir au moins 16 ou 18 ans selon le régime.

L’activation de la carte Vitale numérique prend entre quelques minutes et 48 heures maximum.

Comment utiliser la “carte Vitale” digitale ?

L’application carte Vitale s’utilise dans les mêmes situations que la carte physique : consultation médicale, pharmacie, hospitalisation.

Lors du rendez-vous, l’assuré présente son smartphone au professionnel de santé qui scanne : 

  • soit le QR code affiché dans l’application ;
  • soit via un lecteur NFC en approchant le téléphone.

L’équipe des professionnels étant en développement, il est recommandé de conserver sa carte Vitale physique.

Comment trouver des professionnels de santé utilisant ce dispositif ?

Un affichage signale les professionnels de santé acceptant l’application carte Vitale. Il est aussi possible d’utiliser le filtre dédié dans l’annuaire santé sur le site Ameli afin de trouver un professionnel équipé près de chez vous.

Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé

Coup de Blouse

Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

À qui s’adresse « Mon Soutien Psy » ?

Le dispositif permet de consulter un psychologue pour un accompagnement psychologique en cas de mal-être léger à modéré (anxiété, stress, tristesse, difficultés alimentaires légères, addictions, modérées), pour les enfants dès 3 ans comme pour les adultes. Les situations graves nécessitant un suivi spécialisé ne sont pas concernées.

Quels signes qui doivent alerter pour consulter ? 

Chez les enfants, les signes à surveiller peuvent être des changements d’humeurs, des difficultés à l’école ou à la maison, un isolement, ou des symptômes physiques comme des maux de ventre ou de tête. Pour les adolescents et jeunes adultes, le mal-être peut se manifester par de l’anxiété, un sentiment de tristesse, des troubles alimentaires, des comportements à risque ou des consommations de substances. Chez les adultes, les signes sont souvent l’anxiété, la dépression légère, ou le mésusage de tabac, d’alcool ou de cannabis sans dépendance. Ces signes ne signifient pas toujours qu’un suivi est nécessaire, mais ils indiquent qu’un accompagnement psychologique peut être utile.

Comment accéder au dispositif ? 

Vous pouvez passer par votre médecin ou votre sage-femme, qui vérifiera si le dispositif est adapté, ou prendre directement rendez-vous avec un psychologue partenaire. L’annuaire officiel permet de trouver un psychologue remboursé par l’Assurance Maladie près de chez vous et de filtrer selon l’âge ou le type de soins. 

Comment se déroule le suivi ?

Le suivi commence par une séance d’évaluation, qui permet au psychologue de comprendre la situation et de proposer un nombre adapté de séances de suivi, jusqu’à 11 séances maximum. Ces séances peuvent se dérouler en présentiel ou par téléconsultation, selon l’accord avec le psychologue. Vous pouvez changer de psychologue ou arrêter le suivi si nécessaire. Le dispositif rembourse 12 séances par an, y compris l’entretien initial, pour permettre un suivi structuré tout en évitant une surcharge.

Coûts et remboursements

Chaque séance coûte 50€, dont 60% est remboursée par l’Assurance Maladie. Le reste peut être pris en charge par votre contrat santé APPA. Dans certains cas, vous n’avancez aucun frais : si vous êtes bénéficiaire de la Complémentaire santé solidaire, de l’aide médicale d’Etat, en ADL, enceinte de plus de 6 mois, ou victime d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle. Ce dispositif permet donc un accompagnement psychologique accessible et sécurisé pour améliorer le bien-être mental sans que le coût soit un obstacle.

Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé

À partir du 1er janvier 2026, la prise en charge des prothèses capillaires sera renforcée afin d’accompagner plus efficacement les patient(e)s confronté(e)s à la perte de cheveux, que ce soit après un traitement contre le cancer ou en cas d’alopécie. Cette réforme s’inscrit dans une démarche globale visant à améliorer la qualité de vie, l’estime de soi et la réintégration sociale et professionnelle des personnes concernées.

Coup de Blouse

Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Une prise en charge plus complète et confortable

La principale avancée concerne l’amélioration du remboursement et la réduction du reste à charge. Désormais, les patient(e)s auront accès à des prothèses de meilleure qualité, plus confortables et esthétiques, facilitant ainsi leur quotidien et leur bien-être.

Une nouvelle classification des prothèses

Afin de mieux organiser cette prise en charge, les prothèses capillaires seront réparties en quatre classes, selon leur composition et leur qualité :

  • Classe I : prothèses en fibres synthétiques, avec en surface implantée de 30 cm², remboursées à 100% par l’Assurance Maladie obligatoire (AMO) ;
  • Classe II : prothèse contenant au moins 30% de cheveux naturels ou grandes surfaces synthétiques de 100 cm² ou plus, remboursées intégralement par l’AMO et l’Assurance Maladie complémentaire (AMC), sans reste à charge ;
  • Classe III : prothèse contenant au moins 50% de cheveux naturels et avec une surface implantée de 50 cm² ou plus, désormais partiellement remboursée avec un reste à charge encadré ;
  • Classe IV : prothèse 100% naturelle, partiellement remboursée par l’AMO, réduisant le coût pour les patient(e)s.

Une réforme construite avec les professionnels et les associations

Cette évolution a été préparée avec les professionnels du secteur et les associations de patients. Elle vise à améliorer la qualité de vie des patient(e)s, faciliter l’accès à des prothèses de meilleure qualité et rendre le parcours de soins plus juste et équitable.

Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé.

A partir du 1er décembre 2025, tous les fauteuils roulants seront remboursés à 100% par l’Assurance maladie, sans aucun reste à charge et sans avance de frais. L’objectif de cette réforme est de faciliter l’accès à la mobilité pour les personnes en situation de handicap, en perte d’autonomie ou après un accident.

En savoir plus :

Pour tout savoir sur les fauteuils de sport, la réparation, la location ou le renouvellement, consultez la FAQ du ministère de la Santé, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, qui répond à toutes vos questions sur la réforme.

La réforme prévoit un remboursement total, sans reste à charge et sans avance de frais, dès lors que le fauteuil est prescrit par un médecin ou un ergothérapeute. Les options ou adjonctions très spécifiques pourront également être financées, après accord de l’Assurance maladie, qui dispose d’un délai maximum de deux mois pour répondre.

L’Assurance maladie devient un guichet unique, ce qui simplifie les démarches et évite aux usagers de devoir solliciter plusieurs aides complémentaires. Tous les types de fauteuils, y compris les modèles de sport ou très spécialisés, pourront être pris en charge, à condition de respecter les critères techniques définis par la réglementation.

Pour garantir l’absence de reste à charge, la réforme fixe un prix limite de vente que les distributeurs ne peuvent pas dépasser. Les usagers n’auront ainsi plus à gérer des dépassements ou des frais cachés.

Enfin, un comité de pilotage rassemblant associations, professionnels de santé, distributeurs et fabricants accompagnera la mise en œuvre de la réforme et ajustements éventuels.

A noter :  jusqu’ici, l’Assurance maladie ne remboursait qu’une partie des fauteuils roulants, surtout pour les modèles spécifiques. Les usagers devaient souvent chercher d’autres financements (assurance complémentaire, aides des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) ou des collectivités) pour compléter, ce qui entraînait un reste à charge important.

Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé.

Comme chaque année, d’octobre à mars, les pays européens sont confrontés aux infections respiratoires aiguës.

Pour résumer :

La campagne de vaccination 2025-2026 se déroule du 14 octobre 2025 au 31 janvier 2026 et permet de se faire vacciner contre la grippe et la Covid-19.

Elle concerne les personnes de 65 ans et plus, les personnes souffrant de maladies chroniques, les femmes enceintes, celles souffrant d’obésité, ainsi que les professionnels de santé sont prioritaires.

Les vaccins sont pris en charge à 100% par l’Assurance maladie. Il est également important de respecter les gestes barrières, et une dose de rappel est recommandée pour les plus de 80 ans.

La couverture vaccinale reste trop faible, notamment pour la grippe (46,5 % en 2024-2025).

En savoir plus :

Consultez les informations liées à la vaccination sur Service-public.fr et sur Sante.gouv.fr .

Ces infections sont dues, entre autres, aux virus de la grippe, aux coronavirus dont ceux des rhumes banals et de la COVID-19, au rhinovirus, au virus respiratoire syncytial (VRS), au mycoplasma pneumoniae, au parainfluenza virus, à l’adénovirus, au métapneumovirus humain, etc. Ces virus sont très contagieux et se disséminent très rapidement dans une population qui n’applique pas ou peu les mesures de prévention dont l’efficacité est connue et reconnue.

Les infections respiratoires aiguës sont transmises par les fines gouttelettes diffusées dans l’air par la toux, la parole et les éternuements de personnes malades. Ces gouttelettes, porteuses de germes dont les virus des IRA, peuvent être inspirées par d’autres personnes qui vont alors contracter la maladie.

La prévention de ces infections est basée sur un ensemble de mesures synergiques dont la vaccination, lorsqu’il en existe, les précautions respiratoires ou gestes-barrières, que sont le port du masque, l’hygiène (lavage, friction hydro-alcoolique) des mains, les mesures d’aération et de ventilation, la réduction de la dissémination des gouttelettes (tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir, se moucher dans un mouchoir à usage unique à jeter immédiatement après).

Retrouvez les gestes barrières pour limiter la transmission des virus saisonniers et du Covid-19 sur Améli.fr.

Malheureusement, depuis la pandémie de Covid-19, la population adhère peu ou pas aux mesures les plus efficaces que sont les vaccinations.

Cette année les vaccinations s’étendent du 14 octobre 2025 au 31 janvier 2026 . Les autorités sanitaires ont lancé une campagne nationale de sensibilisation et d’incitation à se faire vacciner contre les virus de la grippe,  de la Covid-19 (Sars-Cov-2), sans oublier le VRS de la bronchiolite. 

Messages à retenir :

1. C’est l’adhésion du plus grand nombre à ces mesures d’hygiène universelle qui permet de se prémunir individuellement tout en limitant collectivement la diffusion communautaire des agents pathogènes respiratoires responsables des infections et d’autres pathologies hivernales telles que les gastro-entérites. 

2. C’est le respect de l’ensemble des gestes de prévention (vaccination/immunisation et mesure barrières) qui permet de se protéger et de protéger ses proches contre tous les virus de l’hiver.

Rédacteur : Dr Crespin ADJIDE, Trésorier de l’APPA.