Catégorie : Association
Les 44èmes journées de la Société de l’Information Psychiatrique (SIP) se tiendront du 1er au 2 octobre 2026 au Palais du Grand Large – Centre des congrès à Saint-Malo, précédées par l’assemblée générale du Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH).


Placées sous le thème “Thérapeutiques en Psychiatrie”, ces journées seront l’occasion de participer à deux jours de débats fertiles, de mises à jour scientifiques et de rencontres professionnelles. L’objectif : montrer que traiter humainement, c’est accepter la dualité de cette discipline pour mieux soigner.
Retrouvez les administrateurs de l’APPA et les experts de Bessé sur leur stand !
L’APPA et Bessé seront présents sur leur stand tout au long du congrès. Vous pourrez échanger avec eux sur les solutions de prévoyance et de complémentaire santé dédiées aux praticiens hospitaliers, aux internes et aux médecins libéraux. Les administrateurs de l’association et nos équipes d’experts se tiendront à votre disposition pour répondre à vos questions.
Consultez le Programme et les informations du congrès SIP-SPH.
Rédactrice : Cléa Farschon, Assistante Marketing chez Bessé
Catégorie : Association
Praticien hospitalier en radiopharmacie à l’hôpital de Boulogne-sur-Mer, Dr Julie Cattelotte a bénéficié du Fonds d’intervention de l’APPA pour financer la prise en charge de son fils handicapé durant des vacances en famille.

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
Basée dans le Pas-de-Calais, Dr Julie Cattelotte est radiopharmacienne et mère de trois enfants. Son plus jeune garçon, aujourd’hui âgé de 10 ans, est né avec un handicap lourd, entraînant un taux d’incapacité supérieur à 80%. Son quotidien nécessite une présence et une vigilance constantes.
« Quand on élève un enfant en situation de handicap, le répit, c’est hyper important parce qu’on s’occupe en permanence de lui et que toute la famille est mobilisée au quotidien, comme une véritable équipe ! »
Pour pouvoir partir quelques jours tous ensemble, le couple a découvert le Réseau Passerelles, une association qui permet aux familles ayant un enfant en situation de handicap de profiter de vacances tout en bénéficiant, sur leur lieu de séjour, d’un dispositif de répit.
Le principe est simple : la famille séjourne dans un camping partenaire et une équipe spécialisée prend en charge l’enfant quelques heures dans la journée, du lundi au vendredi, jusqu’à 33 heures dans la semaine. Les modalités d’accompagnement sont adaptées aux besoins de chaque enfant ; dans le cas de son fils, qui nécessite une surveillance renforcée, l’encadrement est individuel.
« Le dispositif nous permet de faire des activités de loisirs avec nos deux autres enfants (sport, cinéma, etc.), qui sont très compliquées tous ensemble, mais pourtant essentielles à l’équilibre familial et au répit des vacances. »
Les séjours sont cependant très coûteux car ils mobilisent du personnel spécialisé à plein temps. En tant que praticien, Julie Cattelotte ne dispose d’aucune aide spécifique et elle s’est alors tournée, après en avoir entendu parler, vers le Fonds d’intervention de l’APPA. A deux reprises, en 2023 et 2025, la famille a ainsi pu partir en vacances avec le réseau Passerelles grâce au soutien financier de l’APPA. L’association a pris en charge le coût de l’accompagnement, soit 1 550 et 1 850 euros pour la semaine.
« Ce qui est très appréciable, c’est aussi la rapidité de la décision et du financement : à partir du moment où nos demandes ont été acceptées, la prise en charge est quasiment immédiate après l’envoi de la facture. C’est une simplicité qui fait du bien, alors que le sujet du handicap fait le plus souvent l’objet de démarches interminables et complexes. Par exemple, pour les dispositifs d’aide proposées par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), il faut compter plusieurs mois entre la constitution du dossier, le formulaire médical, les délais de traitement, etc. »
Au delà de l’aide financière, il y a surtout ce que ce type de soutien rend possible : quelques heures pendant lesquelles les parents peuvent souffler, consacrer du temps aux autres enfants, profiter de moments simples qui changent du quotidien…
« De façon générale, le répit est très précieux, autour d’une situation de handicap, pour les aidants et leurs proches. Mais cette parenthèse reste fragile voire impossible lorsqu’elle repose essentiellement sur les ressources financières des familles. »
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Catégorie : Association
« En France, la médecine a au moins les idées claires sur une distinction fondamentale : soigner et punir, ce n’est pas la même chose ! »

Chef de service du Service Médico-Psychologique Régional (SMPR) de Paris-La Santé, adhérent de l’APPA, Dr Raphaël Gourevitch a construit son parcours de psychiatre entre les urgences hospitalières, l’exercice de secteur puis le milieu pénitentiaire. Il revient sur les spécificités d’une discipline encore assez méconnue, bel et bien médicale dans son objet mais à l’interface avec la justice, qui bénéficie en France d’une dissociation fondamentale entre le soin et l’expertise. Rencontre à l’issue des 29e Journées nationales des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire, dont l’APPA était partenaire…
Pouvez-vous nous raconter votre parcours et ce qui vous a conduit à la psychiatrie en milieu pénitentiaire ?
Mon père était psychiatre hospitalier à Paris, ce qui n’est sûrement pas étranger à ma vocation, même si je m’en suis un peu défendu au départ en commençant par quelques semestres en médecine générale. C’est finalement un semestre libre en psychiatrie qui a tout changé : la discipline m’a beaucoup plu, et j’ai exercé le « droit au remords » pour changer de filière.
J’ai d’abord exercé des fonctions en service hospitalier puis en centre médicopsychologique, avant un poste de chef de service aux urgences psychiatriques du Centre Psychiatrique d’Orientation et d’Accueil (CPOA) à Sainte-Anne. Après avoir pris la direction du pôle incluant la psychiatrie en milieu pénitentiaire, je suis devenu chef de service du SMPR il y a deux ans, à la suite d’une évolution institutionnelle. De façon générale, j’ai toujours eu un intérêt pour les interactions entre santé et justice ; par exemple, j’anime depuis longtemps un séminaire de psychiatrie légale et éthique pour les internes en Île-de-France.
De façon générale, j’ai toujours eu un intérêt pour les interactions entre santé et justice ; par exemple, j’anime depuis longtemps un séminaire de psychiatrie légale et éthique pour les internes en Île-de-France.
En quoi consiste concrètement la psychiatrie en milieu pénitentiaire ?
Il y a beaucoup d’idées reçues, y compris chez les collègues psychiatres. On s’imagine parfois une sorte d’hospitalisation qui ne dirait pas son nom, dans laquelle les détenus seraient à portée de main. Or, c’est tout le contraire : c’est un exercice entièrement ambulatoire. Les patients viennent s’ils le veulent et s’ils le peuvent. Les mouvements en détention ne sont pas libres, ce qui crée de véritables difficultés d’accès aux soins, en particulier pour ceux placés dans les quartiers disciplinaires ou d’isolement.
Notre mission, c’est le soin, pas l’expertise. C’est une distinction fondamentale en France, et elle est constamment attaquée : la pénitentiaire nous envoie régulièrement des demandes de renseignements sur les détenus, auxquelles on répond comme on le ferait en milieu libre — c’est-à-dire qu’on ne peut pas communiquer directement sur l’état d’un patient avec un tiers, sauf dans le cadre d’une réquisition…
Notre mission, c’est le soin, pas l’expertise. C’est une distinction fondamentale en France, et elle est constamment attaquée…
Quels sont les troubles psychiatriques les plus fréquents en détention ?
Il n’existe pas de pathologie spécifique à la prison la notion de « psychose carcérale », qu’on employait beaucoup autrefois, a été abandonnée. En revanche, tous les troubles psychiatriques y sont très largement surreprésentés : psychoses, dépressions, pathologies traumatiques, addictions. C’est souvent une population très précaire, avec des parcours très carencés. Parfois, les détenus sont eux-mêmes traumatisés par leur propre passage à l’acte c’est quelque chose que j’ai découvert en arrivant, et qui va pourtant de soi.
La surpopulation carcérale aggrave évidemment tout cela. À la Santé, le taux d’occupation est de 200 %, soit 1 600 détenus pour 800 places. Partager une cellule prévue pour une personne à deux ou trois, en régime porte fermée 22 heures sur 24, avec des gens qu’on n’a pas choisis, c’est un facteur de stress chronique qui génère ou aggrave des troubles psychiatriques.
Partager une cellule prévue pour une personne à deux ou trois, en régime porte fermée 22 heures sur 24, avec des gens qu’on n’a pas choisis, c’est un facteur de stress chronique qui génère ou aggrave des troubles psychiatriques. .
Comment s’organise la continuité des soins à la sortie de prison ?
Nous avons créé une consultation externe à Sainte-Anne pour permettre à des patients suivis en détention de nous retrouver à la sortie avec la même équipe, un peu comme un Centre Médico-Psychologique (CMP). En pratique, ils ne viennent pas tous la vie les emmène ailleurs, ou ils n’ont plus envie d’entendre parler de nous. Cette consultation accueille également des personnes en soins pénalement ordonnés, qui n’ont pas forcément été incarcérées.
Ce à quoi il faut veiller, c’est de ne pas créer de filières ségrégatives. Les anciens détenus gardent parfois trop longtemps une étiquette qui les renvoie systématiquement vers des consultations spécialisées, alors qu’ils ont simplement besoin de soins psychiatriques généraux. J’ai vu des situations absurdes : une patiente suivie depuis des années dans un CMP pour un trouble psychotique s’est retrouvée en soins pénalement ordonnés après une infraction liée à sa maladie et le CMP a refusé de continuer à la suivre. C’est pourtant la même personne, avec le même trouble…
Quel regard portez-vous sur les modèles étrangers ?
Dans le cadre de l’Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire et à l’initiative de deux psychologues du service, Bérénice Vannesson et Sylvie Brochet, nous avons eu le plaisir d’organiser dernièrement ces Journées nationales à Paris avec 450 participants venus de toute la France. Le but est de rassembler les différents acteurs de la psychiatrie en milieu pénitentiaire et des disciplines environnantes comme les sciences humaines, la philosophie, le monde de la justice, etc. Nous y avons notamment invité des collègues de Suisse et de Belgique : dans ces pays, par exemple, la confusion entre soin et expertise est bien plus grande, avec des injonctions de la justice envers les psychiatres en matière d’évaluation de la dangerosité qui me semblent délétères pour le soin.
Dans ces pays, par exemple, la confusion entre soin et expertise est bien plus grande, avec des injonctions de la justice envers les psychiatres en matière d’évaluation de la dangerosité qui me semblent délétères pour le soin.
Encadré par les lois de 1986 et 1994 qui organisent le secteur de la psychiatrie en milieu pénitentiaire, le modèle français a pour objectif de donner aux personnes le même niveau de soin qu’en milieu libre. Malgré ses moyens insuffisants et les attaques récentes (projets d’hôpitaux-prisons, évaluations psychiatriques imposées pour les personnes radicalisées, etc), la médecine a au moins les idées claires sur une distinction fondamentale : soigner et punir, ce n’est pas la même chose !
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Catégorie : Association
Chaque année, l’APPA soutient financièrement plusieurs associations engagées dans l’amélioration de la qualité de vie des personnes confrontées à la maladie. Qu’elles interviennent auprès des enfants, des adolescents, des adultes ou de leurs proches, elles partagent une même ambition : apporter du soutien, du réconfort et de l’espoir à celles et ceux qui traversent des situations parfois difficiles. Leurs actions prennent des formes diverses, mais contribuent toutes à renforcer l’accompagnement humain et le bien-être des patients.

Pour en savoir plus sur les engagements et les partenariats de l’APPA, rendez-vous sur notre page dédiée.



Les dons de l’APPA participent au financement de leurs projets. Vous pouvez aussi les aider, à titre personnel, si vous le souhaitez.
| L’enfant @ l’hôpital est une association qui anime dans toute la France des ateliers pédagogiques et thérapeutiques auprès d’enfants et adolescents fragilisés. Hospitalisés, malades ou en situation de handicap, ces jeunes bénéficient chaque semaine de leur présence sur le terrain. Via leur appli Kolibri, et grâce à l’engagement de leurs voyageurs solidaires, l’association les aide à porter un nouveau regard sur le mot “apprendre”. Faire un don | |
| Tournesol permet d’offrir aux personnes hospitalisées ou isolées, des moments artistiques riches en émotion. Faire un don | |
| Colore mon Hôpital est une association qui a pour objectif d’améliorer le confort des patients durant leur séjour à l’hôpital de la Rochelle, tout en réduisant l’impact environnemental des soins et en promouvant le développement durable au sein des établissements hospitaliers. Faire un don | |
| Clowns Z’hôpitaux intervient régulièrement dans les hôpitaux auprès d’enfants malades mais également dans les maisons de retraite et les établissements pour adultes porteurs de handicap. Faire un don | |
| Les Clowns de l’Espoir ont pour objectif d’améliorer la qualité des séjours des enfants, pris en charge dans les centres hospitaliers de la région des Hauts de France, par l’intervention artistique régulière de clowns et de marchands de sable. Cette intervention intègre les parents, la famille, les soignants de manière active et appropriée lors de ces rencontres hebdomadaires. Faire un don | |
| Le Rire Médecin est une association dont l’objectif principal est de réduire l’angoisse liée à l’hospitalisation et d’améliorer le bien-être des enfants, de leurs familles et parfois même des soignants. Les clowns interviennent en duo dans les services pédiatriques (oncologie, chirurgie, réanimation, etc.) en s’adaptant à chaque situation médicale et émotionnelle. Faire un don | |
| Eclats de l’Île propose des interventions de « clowns hospitaliers » dans les services pédiatriques du CHU de l’île de La Réunion. Faire un don | |
| SPS, l’institut pour la santé des soignants a pour origine le rassemblement d’un groupe d’experts souhaitant partager et défendre la santé des soignants. Elle se mobilise depuis 10 ans autour de trois missions complémentaires : accompagner, prévenir et défendre la cause. Faire un don | |
![]() | Association Souffrance au Travail est une ressource incontournable pour tous ceux confrontés à la souffrance au travail : travailleurs en détresse, professionnels de santé ou de l’entreprise, mais aussi juristes. Grâce à une approche pluridisciplinaire, un réseau étendu, et des outils pratiques et gratuits, elle permet d’informer, prévenir et accompagner efficacement la souffrance du professionnel sur son lieu de travail. Faire un don |
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé
Catégorie : Association
Tous les ans, le congrès Hopipharm rassemble les pharmaciens hospitaliers francophones pendant 3 jours pour des conférences scientifiques et des actualités syndicales. Cette année, le SYNPREFH a choisi Montpellier pour organiser cet évènement du 26 au 29 mai 2026 qui a accueilli 1 850 personnes.

De gauche à droite : Dr Delphine Bourin, Christophe Vérillaud, Dr Jacques Trévidic et Dr Teim Ghanem

Dr Jacques Trévidic, Administrateur de l’APPA
C’est donc dans une ambiance caniculaire que sont arrivés les premiers congressistes présents pour le symposium APPA, soulagés de constater que celui-ci se déroulait dans un parc des expositions climatisé.
Le thème de ce symposium concernait l’actualité en matière de Protection Sociale Complémentaire (PSC) des personnels médicaux et pharmaceutiques hospitaliers.
Notre collègue Teim Ghanem, psychiatre et administrateur de l’APPA, a présenté l’APPA, son histoire passée et récente, ses services ainsi que la plateforme « Coup de blouse ».
Christophe Vérillaud, Responsable département affinitaire chez Bessé, a présenté les conséquences de l’intégration des personnels hospitalo-universitaires dans la PSC obligatoire de la fonction publique d’État, opérationnelle depuis le début du mois de mai 2026. A partir d’exemples concrets, il est montré que la protection est moindre que celle de l’APPA pour des cotisations plus onéreuses. Les inconvénients de ce type de contrat l’emportent sur les avantages, principalement en raison de la différence de salaire (et donc de cotisation) entre les personnels hospitalo-universitaires et le reste des agents de la fonction publique d’État.
Jacques Trévidic, ancien pharmacien hospitalier et administrateur de l’APPA, a présenté l’état d’avancement de ce dossier pour la fonction publique hospitalière, qui semble bien enlisé, ce qui a été confirmé par des annonces gouvernementales quelques jours plus tard. Pour des raisons juridiques, les praticiens hospitaliers et assimilés seront exclus des contrats de PSC obligatoire. Pour le reste de la fonction publique hospitalière, les négociations entre gouvernement et syndicats ayant échoué, les agents ne bénéficieront que d’un coup de pouce de 15 € par mois à compter de septembre 2027, la conclusion d’un contrat de PSC obligatoire étant repoussée au-delà de cette date.
Un grand merci à Delphine Bourin, pharmacien hospitalier, membre du Conseil d’administration du Synprefh et administratrice de l’APPA, d’avoir rendu possible ce symposium très animé.
Rédacteur : Dr Jacques Trévidic, Administrateur de l’APPA
Catégorie : Association
Interne en 5ème année de psychiatrie et adhérente à l’APPA, Margaux Hazan effectue une année de recherche au sein de l’équipe du Dr Astrid Chevance dans le cadre de la plateforme ComPaRe Dépression. En s’appuyant sur la méthode de recherche participative, elle développe l’étude GenDep qui interroge le lien entre le genre et la dépression.

Pouvez-vous nous expliquer l’objectif de la plateforme ComPaRe ?
A l’échelle internationale, il existe des recommandations favorisant une recherche éthique qui implique au maximum les personnes concernées : c’est dans cette perspective qu’a été développée ComPaRe (Communauté de Patients pour la Recherche), la plateforme lancée par l’AP-HP pour étudier les maladies chroniques avec une approche participative.
À partir de questionnaires en ligne, une communauté de patients volontaires aide à réfléchir sur des sujets de recherche, à développer et tester les protocoles. En échange, les chercheurs s’engagent à vulgariser leurs résultats — avec toute une série de règles pour s’assurer que les données recueillies sont réellement exploitées.
Lancée en 2023 par le Dr Astrid Chevance, ComPaRe Dépression ambitionne de constituer la plus grande base de données mondiale sur la dépression. La cohorte compte aujourd’hui plus de 8 000 participants. L’un des grands avantages du dispositif est la rapidité du recrutement : en deux mois, il a été possible d’obtenir 1 500 réponses, ce qui aurait été impossible par un recrutement traditionnel.
Comment se fier à de telles données d’un point de vue scientifique ?
Les données sont auto-déclarées, comme dans toute consultation en psychiatrie où l’on s’appuie sur le discours du patient. En pratique, 87 % des participants avaient déjà eu un traitement médical ou psychothérapeutique, donc la grande majorité était déjà diagnostiquée. Par ailleurs, les patients ont souvent une connaissance de terrain précieuse : c’est parfois eux qui permettent d’affiner les définitions et les critères diagnostiques, en identifiant des symptômes que les médecins n’auraient pas encore formalisés.
Les patients ont souvent une connaissance de terrain précieuse : c’est parfois eux qui permettent d’affiner les définitions et les critères diagnostiques, en identifiant des symptômes que les médecins n’auraient pas encore formalisés.
Qu’est-ce que l’étude GenDep au sein de Compare Dépression ?
GenDep part d’un constat paradoxal issu des baromètres de Santé Publique France : la prévalence de la dépression augmente — 12 % en 2021, 15,6 % en 2024 — et ce sont systématiquement les femmes, les jeunes et les personnes précaires qui sont les plus exposées. Pourtant, les hommes se suicident trois fois plus. L’hypothèse de l’étude est qu’il y aurait peut-être autant d’hommes déprimés, mais avec des symptômes différents que les échelles classiques ne capturent pas : irritabilité, colère, consommation d’alcool ou de substances, repli dans le travail ou le sport plutôt qu’expression de la tristesse.
La prévalence de la dépression augmente (12 % en 2021, 15,6 % en 2024) et ce sont systématiquement les femmes, les jeunes et les personnes précaires qui sont les plus exposées.
La méthodologie consiste à soumettre à tous les participants cinq échelles couvrant environ 90 symptômes, ainsi qu’une échelle de fonctionnement genré avec 60 questions sur les traits de caractère. L’objectif est de voir si des profils distincts émergent et, si oui, s’ils sont liés au sexe biologique, à l’identité de genre, ou à des types de fonctionnement ou des caractéristiques socialement construites.
Ces travaux ont-ils changé votre pratique clinique ?
Depuis le lancement de cette étude, ma façon d’interroger les patients a évolué. Cela m’a aussi permis de voir mes propres biais de genre que je peux avoir en tant que soignante, parfois sans m’en rendre compte. Désormais, je m’efforce de demander aux patients hommes s’ils se sentent tristes, s’ils se questionnent sur leurs émotions, et aux patientes femmes si elles se sentent en colère ou si elles boivent plus qu’avant, etc. Ce que ces travaux m’ont surtout apporté, c’est une ouverture d’esprit plutôt qu’un enfermement dans des catégories.
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Catégorie : Association
Chirurgien viscéral retraité et adhérent de l’APPA, Dr Emmanuel Odet a quitté sa Bourgogne pour relever un défi inattendu : implanter la chirurgie mini-invasive en Guinée dans le cadre d’un programme humanitaire. Entretien avec un praticien infatigable, inventeur de nouvelle méthodes chirurgicales en proctologie et désormais chef de service dans un hôpital à 300 kms de Conakry…




Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Je suis chirurgien viscéral, formé à la faculté de médecine et au CHU de Strasbourg. Après mon internat, je suis parti à Paris pour exercer en tant que chef de clinique, puis je suis devenu praticien hospitalier, en poste à Mâcon où je suis resté jusqu’à ma retraite en 2023.
Durant ma carrière, j’ai accumulé une dizaine de diplômes universitaires et de spécialisation, tout en participant activement aux congrès médicaux et à la formation dans ma spécialité. Plus particulièrement, j’ai fondé une école d’apprentissage de la chirurgie à Mâcon, dans le domaine de la proctologie, spécialisée dans les maladies ano-rectales. Trois fois par an, des chirurgiens venus de toute l’Europe et d’Afrique venaient y apprendre une technique chirurgicale spécifique. J’ai ensuite déposé un brevet à l’Institut National de Propriété Intellectuelle en 2019, étendu au niveau européen en 2023, portant sur un appareil de traitement mini-invasif de la maladie hémorroïdaire.
Où en êtes-vous du développement de ce brevet ?
Je suis déjà en contact avancé avec un industriel français pour le matérialiser, mais cela nécessite d’être présent en France afin de travailler en laboratoire, faire des essais sur modèle animalier et, enfin, le publier. Un brevet sans études reste un papier ! Après la Guinée, si j’ai encore l’énergie et j’espère l’avoir je m’y consacrerai à plein temps…
Qu’est-ce qui vous a amené en Guinée ?
En retraçant mon parcours après mon départ en retraite, j’ai réalisé qu’il me manquait une expérience internationale. J’ai commencé à diffuser mon profil sur LinkedIn et, quelques jours après, une société canadienne spécialisée m’a contacté pour un projet humanitaire en Afrique sans préciser la destination. Je ne m’étais jamais aventuré au-delà d’un congrès à Marrakech…
Mon dossier a été sélectionné parmi soixante candidatures, jusqu’aux cinq finalistes, avant d’être soumis à l’hôpital concerné, en Guinée. Chaque fois que le directeur et le chef de service classaient les CV, mon nom revenait en tête. Les deux derniers finalistes un Français et un Russe ont été convoqués à l’aéroport Charles-de-Gaulle pour un entretien. Le mien a duré trois heures et demie. Le lendemain, j’ai appris que ma candidature avait été retenue, malgré le fait que je n’avais aucune expérience médicale sur le continent africain.
En quoi consiste concrètement votre mission ?
Je suis basé à Kamsar, une ville côtière à 300 km au nord de Conakry, près de l’océan Atlantique.
Ma mission est d’opérer les patients en utilisant les techniques mini-invasives, sans ouvrir l’abdomen en chirurgie digestive ou sans incision pour la proctologie. Je dois aussi former d’autres professionnels.
La mission pourra très probablement être prolongée de 2 ans supplémentaires, jusqu’en 2028, car cela prend du temps de former des équipes à la cœlioscopie. Il faut se rappeler qu’en France, on consacre quatre ans à la formation de nos internes !
Le projet est porté par la Compagnie de Bauxite de Guinée, qui souhaite apporter des soins de qualité aux populations vivant autour des mines. Malgré certaines résistances sur le terrain, j’ai été nommé chef de service pour mener le projet à son terme.
Qu’avez-vous découvert sur le plan médical ?
J’ai vu des pathologies que je n’avais jamais vues en France en trente ans de carrière, notamment des cas de tuberculose abdominale très graves qu’il a fallu traiter. Le paludisme est quotidien, il y a aussi la fièvre typhoïde, qui a quasiment disparu en Europe mais provoque ici des perforations intestinales. J’ai dû apprendre à gérer ces maladies et j’ai donc aussi progressé sur le plan de la connaissance et de la pratique.
Comment se passe la relation avec vos équipes et vos patients ?
La reconnaissance des patients est quelque chose que je n’ai jamais connu en France à ce niveau-là : quand on prend le temps d’expliquer, d’être humain, la gratitude est immédiate et sincère.
Avec les collègues, c’est peut être un peu plus nuancé. L’arrivée de nouvelles techniques suscite parfois de la méfiance voire de la jalousie. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on m’a confié la direction du service, afin que rien ne puisse entraver l’avancement du projet.
Avez-vous eu le temps de découvrir la région ou la capitale ?
Pour le moment, assez peu, car je profite de mes congés pour rentrer en France, retrouver ma famille et m’approvisionner en matériel. Il y a aussi un manque d’infrastructures, de routes ou d’hôtels pour voyager facilement : les 300 kilomètres qui séparent Conakry et Kamsar représentent, par exemple, sept heures de trajet. En revanche, j’ai pu découvrir le Sénégal, notamment Dakar et les réserves naturelles que j’ai beaucoup apprécié.
Au final, c’est une expérience passionnante que je recommande à toutes celles et ceux qui souhaitent découvrir autre chose et sortir de leur quotidien.
D’ailleurs j’en profite, l’hôpital de Kamsar recherche actuellement un orthopédiste expatrié, un radiologue et un biologiste : s’il y a des praticiens français qui ont envie de s’expatrier et d’aider, je suis à disposition pour les renseigner et les accompagner avec grand plaisir…
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
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A travers son Fonds d’intervention, l’APPA soutient financièrement une famille adhérente, dont le fils est en situation de handicap, pour l’acquisition d’un fauteuil roulant et la motorisation d’un vélo couché à 3 roues. Témoignage.

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Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
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Praticien hospitalier en réanimation pédiatrique, adhérent de l’APPA, Benoît a eu l’opportunité de partir en famille au Québec, en 1995, dans le cadre d’une mission de deux ans à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal. Son fils Arthur a 3 mois. Une petite enfance tranquille et heureuse, de l’autre côté de l’Atlantique, qui se poursuit en Auvergne, lorsque la famille revient en France, sans rien à signaler jusqu’à l’adolescence : à 13 ans, Arthur se fait diagnostiquer une mycodystrophie, une maladie rare, évolutive, qui va progressivement réduire ses capacités motrices.
« Passé le choc, au début, on s’adapte et on s’équipe, petit à petit » se souvient sa mère Valérie.
Un ordinateur, des aménagements, des vélos adaptés : il faut sans cesse anticiper, compenser, afin de permettre à Arthur de continuer à vivre au maximum de ses possibilités.
Aujourd’hui, Arthur a 30 ans. Avec la maladie, sa mobilité diminue progressivement et chaque étape impose de nouveaux ajustements. Il faut s’adapter en permanence et financer des appareils très coûteux, comme prochainement pour l’acquisition d’un siège motorisé pour la voiture, capable de pivoter et de s’abaisser afin de faciliter les transferts. Coût estimé : 8 800 euros ! « À chaque fois, on pense avoir tout anticipé, explique le couple, mais il y a toujours quelque chose de nouveau car c’est la maladie qui décide… »
Même leur logement a dû être entièrement repensé. Il y a deux ans, la famille a dû engager 200 000 euros de travaux : installation d’un élévateur, création d’une salle de bain adaptée, élargissement des accès… Un chantier lourd, mais indispensable pour maintenir Arthur à domicile. La famille a sollicité le Fonds d’intervention de l’APPA qui lui a accordé une aide exceptionnelle de 15 000 euros.
Derrière ces adaptations matérielles se cache une autre réalité, souvent méconnue : celle des démarches administratives. En effet, le financement des équipements relève d’un véritable parcours d’obstacles. Les aides existent, mais elles sont partielles, complexes à mobiliser, et souvent insuffisantes.
« Il faut faire des dizaines de dossiers. On commence toujours par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), puis le fonds de compensation, puis d’autres organismes… Et souvent, les réponses sont négatives. »
Le fauteuil roulant, par exemple, est significatif des dépenses en vigueur. Le coût réel avoisine les 5 000 euros, mais la base de remboursement de la Sécurité sociale est 10 fois moindre ! « Certes, il existe des modèles mieux remboursés, mais ils sont inutilisables au quotidien, trop lourds, inadaptés à la réalité des usages ».
Résultat : des restes à charge considérables, que la famille doit absorber, en mobilisant ses économies, ses proches et quelques aides complémentaires. Mère aidante, à plein temps, Valérie a également dû interrompre sa carrière dans le commerce pour accompagner son fils au quotidien : préparer les repas, assurer la toilette, organiser les soins, gérer les déplacements… et, en parallèle, monter les dossiers de financement.
« Je passe mon temps à chercher des aides ! »
Son rôle est très exigeant, sur le plan physique et mental. Récemment, une blessure au dos l’a contrainte à faire appel à une aide extérieure, une heure et demie par jour, après des années à tout assumer.
Au-delà des équipements classiques, certaines solutions innovantes existent, comme une combinaison de neurostimulation permettant de limiter la spasticité et stimuler les muscles. Mais le dispositif n’est pas encore validé scientifiquement, donc il n’est pas remboursé. « Si on veut essayer, on doit payer (environ 9 000 euros), sans avoir la garantie de ses résultats ».
La situation illustre une tension permanente entre le besoin d’explorer des solutions nouvelles et le risque financier qu’elles représentent.
« Le handicap, c’est une triple peine : on perd une fonction, on doit payer plus cher et on doit se débrouiller seuls ! »
Heureusement, certaines aides complémentaires, comme le Fonds d’intervention de l’APPA, amènent une possibilité de soutien matériel et surtout un peu de réconfort. En 2025, la famille dépose un dossier auprès de la commission dédiée, au sein de l’Association, pour financer un fauteuil roulant manuel et la motorisation d’un vélo couché à 3 roues. L’APPA contribue à hauteur de 30 % de la dépense globale, en complément des remboursements de la Sécurité sociale et du contrat de mutuelle. « Cela fait du bien d’avoir enfin une réponse rapide, souligne la mère d’Arthur, ce qui constitue un soutien précieux dans un parcours souvent semé d’incertitudes… ».
Malgré tous les obstacles, la famille avance. Elle s’adapte, encore et toujours, anticipe, investit, cherche des solutions pour vivre avec le handicap au quotidien, tout en poursuivant certaines passions partagées, comme la plongée, qui font du bien, sur tous les plans…
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Catégorie : Association
Ce mois-ci, nous vous présentons le parcours du Dr Jean-Marc Chabannes, Psychiatre à Marseille et correspondant local de l’APPA.

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
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Dr Jean-Marc Chabannes s’est orienté vers la psychiatrie à l’issue du classement au concours de médecine à Marseille. S’il reconnaît volontiers ne pas avoir été prédestiné vers cette spécialité, il en a découvert progressivement la richesse jusqu’à revendiquer aujourd’hui « le plus beau métier du monde ».
Après un premier poste d’assistant des hôpitaux à Aix-en-Provence, il devient praticien hospitalier et s’engage dans le milieu carcéral au milieu des années quatre-vingt-dix. En 2001, il prend la tête des urgences psychiatriques de l’hôpital de la Timone, avant d’exercer comme PH de secteur puis, à partir de 2008, en tant que chef de service en psychiatrie adulte à La Conception. En parallèle, ce praticien engagé, très sensible à la réflexion syndicale et à l’intelligence collective dans le modèle hospitalier, a rapidement pris des responsabilités institutionnelles au sein de la gouvernance de l’AP-HM : il est élu depuis des années à la Commission Médicale d’Établissement et en a assuré la Vice-Présidence entre 2021 et 2025.
À un an de son départ en retraite, prévu pour l’été 2027, Dr Jean-Marc Chabannes prépare la transition avec un rôle de pivot et de messager dans un service marqué, depuis douze ans, par des événements judiciaires douloureux. Conformément à ses valeurs et à ses convictions, il s’attache aujourd’hui à maintenir le dialogue entre les équipes, universitaires et non universitaires, convaincu que la cohésion est une condition essentielle pour avancer et soigner, autour d’un projet partagé.
Adhérent de l’APPA depuis 1994, ce père de famille nombreuse souligne l’accompagnement très concret de l’Association, à travers ses garanties, dans les étapes charnières de sa vie professionnelle et personnelle ; correspondant local à Marseille, il défend ce modèle original auprès des nouvelles générations, car il le juge à la fois utile, solidaire et profondément ancré dans la réalité des besoins…
Très attaché à sa famille, Jean-Marc Chabannes compte sur l’après 2027 pour pouvoir profiter encore davantage de ses petits-enfants entre Marseille et Avignon, sa ville de naissance et de cœur, qui fait aussi le « pont » avec sa passion pour le théâtre. Quand il ne fréquente pas les salles de cinéma, « jusqu’à quatre fois par semaine », ce grand féru de culture(s) a également un autre film en tête, de plus en plus réaliste : le grand voyage de 6 à 8 mois qu’il projette en Amérique du Sud, en 2028, à partir de l’Argentine, pour apprendre l’espagnol et s’immerger dans l’inconnu…
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Catégorie : Association
Cette année, les administrateurs de l’APPA et les équipes de Bessé seront présentes sur 3 congrès en France pour répondre à toutes vos questions.

Sortez vos agendas et saisissez ces opportunités pour rencontrer nos administrateurs de l’APPA et nos experts en protection sociale !
- Hopipharm : à l’Arena Sud de France de Montpellier, du 27 au 29 mai 2026. Découvrez les dernières tendances en pharmacie hospitalière. L’APPA animera également un symposium sur les actualités de la Protection Sociale Complémentaire des praticiens exerçant à l’hôpital et à l’université, le mardi 26 mai 2026 à partir de 19h00. Retrouvez le programme complet.
- SIP-SPH (La Société de l’Information Psychiatrique – Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux) : au Palais des Congrès à Saint-Malo du 30 septembre au 2 octobre 2026. Venez assister aux 44èmes journées consacrées aux thérapeutiques en psychiatrie. Plus d’infos.
- CFP (Congrès Français de Psychiatrie) : au palais des Festivals et des Congrès de Strasbourg, du 2 au 5 décembre 2026. Le thème de cette édition sera autour du mot « politique ». En partenariat avec le CFP, l’APPA animera en amont du congrès un webinaire sur les actualités de la Protection Sociale Complémentaire des praticiens exerçant à l’hôpital et à l’université (date à venir). Inscrivez-vous au congrès.
Nous sommes impatients de participer à ces événements et espérons vous y retrouver nombreux pour des échanges enrichissants.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé

