Auteur/autrice : Celia Fernandes
Depuis une dizaine d’années, l’APPA soutient L’enfant@l’Hôpital qui fête ses quarante ans d’actions, en 2026, auprès des enfants fragilisés par la maladie ou le handicap. Elle leur propose notamment de s’évader de leur quotidien, souvent difficile, à travers un dispositif original, participatif et voyageur : les Ateliers Kolibri. Rencontre avec Marie-Emmanuelle Soutenet, déléguée générale de l’Association.
Pouvez-vous nous raconter l’origine de L’enfant@l’Hôpital ?
L’Association a été fondée par Anne Dunoyer de Segonzac, qui était très engagée dans le champ de la philanthropie et de la promotion de la lecture, à une époque charnière : celle de l’émergence de l’informatique domestique. Convaincue du potentiel éducatif des nouvelles technologies, elle a initié les premiers ateliers informatiques directement au chevet des enfants hospitalisés. Ce positionnement novateur — utiliser les outils numériques comme vecteurs d’ouverture et d’apprentissage — constitue l’ADN du projet. Au fil des années, l’Association a développé des collaborations culturelles et pédagogiques, puis fait évoluer son modèle vers un dispositif original qui deviendra sa signature : le suivi de voyageurs à travers le monde…
Où intervient l’Association aujourd’hui ?
L’enfant@l’Hôpital est présente aujourd’hui dans près de 60 établissements répartis sur l’ensemble du territoire, qui se répartissent en trois grandes catégories :
- Des services hospitaliers (pédiatrie, hémodialyse, pédopsychiatrie, hospitalisations de longue durée) accueillant des enfants souvent confrontés à des parcours de soins lourds et à un risque d’exclusion sociale et scolaire ;
- Des instituts médico-éducatifs et des structures spécialisées dont la mission est d’accompagner des enfants et adolescents présentant des handicaps cognitifs, moteurs ou associés ;
- Des dispositifs d’inclusion scolaire, type classes ULIS, permettant à des élèves en situation de handicap de suivre une scolarité en milieu ordinaire avec un accompagnement adapté.
Quels que soit le type d’établissements, les enfants concernés partagent souvent une double fragilité: un isolement social et une perte de confiance en eux. L’ambition de l’Association est de leur redonner des repères, de nourrir leur curiosité et de stimuler leurs capacités affectives et cognitives.
Pouvez-vous nous parler des Ateliers Kolibri ?
Il s’agit d’un dispositif pédagogique, au cœur du projet de L’enfant@l’Hôpital, qui se matérialise par l’organisation d’ateliers hebdomadaires au sein des établissements partenaires afin de suivre des voyageurs bénévoles, familles, couples ou aventuriers individuels, sélectionnés par l’Association (entre 15 et 20 chaque année). Engagés dans un projet de voyage d’environ un an, ils choisissent de partager leur expérience avec les enfants à travers 3 grandes étapes :
- Une rencontre préalable entre les voyageurs et les enfants avant le départ ;
- Un suivi hebdomadaire via la plateforme numérique Kolibri, sur laquelle les voyageurs publient un carnet de voyage illustré ;
- Le retour en établissement, à l’issue du périple, pour poursuivre l’échange avec les enfants participants.
Concrètement, chaque voyage est suivi par 4 à 6 groupes d’élèves. Au sein des établissements, les ateliers sont animés par une équipe d’une dizaine de jeunes engagés (services civiques, stagiaires, bénévoles), encadrés par les salariées de l’Association.
Durant une heure, chaque semaine, les enfants découvrent un pays, situent les destinations sur une carte, travaillent sur les fuseaux horaires ou les distances parcourues, participent à des activités culturelles et sensorielles, en lien avec le voyage.
Ces contenus deviennent alors des supports pédagogiques (lecture, géographie, mathématiques, écriture, mémorisation, etc.) qui génèrent de véritables avancées individuelles ou collectives : des enfants qui reprennent goût à la lecture, des adolescents qui s’engagent davantage dans les activités partagées, une amélioration générale de l’attention et de la participation. Au-delà des apprentissages, ces ateliers constituent une respiration dans des contextes souvent marqués par la souffrance et la contrainte médicale.
Comment est utilisé le dispositif au-delà des ateliers ?
Entièrement développée par l’Association, la plateforme numérique Kolibri centralise les carnets de voyage et propose des fonctionnalités adaptées aux besoins spécifiques des enfants, comme l’adaptation des polices pour les troubles DYS ou la création de mémory personnalisés à partir des photos des voyageurs. Des développements sont actuellement en cours afin de renforcer les usages éducatifs : nouveaux jeux de géographie, amélioration du téléchargement des carnets pour un travail interdisciplinaire en classe ou en service hospitalier, etc. Dans un contexte de généralisation du numérique, l’Association défend un usage collectif et accompagné d’Internet, afin qu’il soit au service d’un projet partagé, favorisant l’échange et la rencontre, à l’inverse d’un usage isolé.
Comment est structurée l’Association ?
L’enfant@l’Hôpital a fait le choix d’une structure légère et agile, qui repose sur 6 postes salariés (environ 4 équivalents TP), une dizaine d’animateurs sur le terrain et un réseau de bénévoles régionaux. Le siège social est toujours situé en région parisienne, mais l’organisation fonctionne de manière décentralisée avec des délégations régionales, notamment à Lille, Rennes ou Aix-en-Provence. Ce modèle garantit un fonctionnement relativement peu coûteux, ce qui permet d’affecter plus de 93 % du budget directement vers les actions menées auprès des enfants.
L’Association ne bénéficie plus aujourd’hui de subventions publiques régulières. Son modèle repose principalement sur le mécénat d’entreprise, le soutien de fondations et des partenariats privés. Certains soutiens sont fléchés vers des ateliers spécifiques, permettant une visibilité concrète de l’impact des contributions. Nous veillons dans tous les cas à construire des partenariats porteurs de sens, basés sur une recherche d’engagement réciproque et pérenne.
C’est le cas du soutien de l’APPA, par exemple ?
Effectivement, nous avons la chance de pouvoir compter sur l’APPA depuis une dizaine d’années, à travers un don annuel qui est fléché vers un atelier spécifique destiné à des enfants en temps de réadaptation dans un hôpital à Montreuil (93).
Concrètement, ce soutien permet de mettre en oeuvre un atelier hebdomadaire auprès de jeunes patients en phase de rééducation avec des contenus pédagogiques adaptés à leurs besoins spécifiques. Ce type de partenariats illustre la volonté de l’Association de construire des collaborations durables, ancrées dans des actions concrètes et directement bénéfiques pour les enfants ; au-delà de l’apport financier, il permet d’inscrire l’action dans le temps long, de sécuriser les ateliers et d’assurer une présence régulière auprès des jeunes concernés.
Quels sont vos grands projets de développement ?
Nous avons deux grands objectifs, actuellement, avec l’Association : le renforcement de l’implantation territoriale, notamment dans le Grand Ouest et le Grand Est ; et de nouveaux développements pour la plateforme Kolibri, afin d’enrichir les outils pédagogiques et d’encourager l’exploitation transversale des contenus par les équipes éducatives.
Au-delà des enfants, les équipes soignantes et éducatives soulignent effectivement l’apport des ateliers, qui constituent à la fois un temps d’observation privilégié et une parenthèse d’ouverture dans des environnements professionnels souvent soumis à de fortes tensions.
Quarante ans après sa création, L’enfant@l’Hôpital continue d’affirmer ses convictions : l’accès à la culture, à la découverte et à l’émerveillement est un levier essentiel de reconstruction, d’apprentissage et de lien social pour les enfants confrontés à la maladie ou au handicap. Nous avons aussi la chance de poursuivre la collaboration avec d’anciens voyageurs, qui deviennent bénévoles ou coordinateurs régionaux, illustrant la dynamique vertueuse et pérenne du dispositif.
Avez-vous un message pour les praticiens qui seraient intéressés par votre projet ?
Au-delà de l’action existante, L’enfant@l’Hôpital souhaite effectivement renforcer le dialogue avec le monde médical car de nombreux praticiens, notamment en fin de carrière ou investis dans des dynamiques associatives, disposent d’une expertise, d’un réseau et d’une capacité d’engagement précieux pour accompagner ce type de projet.
Il existe de nombreux moyens de s’engager et la liste n’est évidemment pas exhaustive : accompagner l’implantation d’un atelier dans un service hospitalier ; faciliter la mise en relation avec des équipes ou des directions hospitalières ; participer à des temps de présentation ou d’échange. Nous sommes pleinement disponibles et intéressés pour rencontrer les équipes médicales sensibles au projet et étudier les modalités d’un partenariat adapté aux contraintes et aux priorités de chaque établissement.
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Autrices de « Comment les écrans agissent sur nos bébés et nos ados, Ce qu’en dit la science », Dr Nicole Garret-Gloanec et Dr Anne-Sophie Pernel sont pédopsychiatres et adhérentes de l’APPA. Elles se sont intéressées aux effets des écrans sur les plus jeunes, en collectant et en analysant de nombreuses études internationales.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours respectif ?
Anne-Sophie Pemel : Je suis pédopsychiatre, cheffe de service à Angers. J’ai fait mon internat à Nantes où j’ai rencontré Nicole Garret-Gloanec. A côté de mon exercice à l’hôpital, je me suis également investie dans différentes organisations au service de la discipline : j’ai notamment été secrétaire de la Fédération Française de Psychiatrie, et je participe encore aujourd’hui à la Société de l’information psychiatrique et au SPH.
Nicole Garret-Gloanec : Quant à moi, je suis pédopsychiatre honoraire. Mon parcours m’a menée de La Roche-sur-Yon à Saint-Nazaire, puis à Nantes où j’ai terminé ma carrière comme cheffe de service d’un secteur de pédopsychiatrie au sein du CHU. J’ai également été secrétaire générale du SPH à une époque, ainsi que présidente de la Société de l’information psychiatrique et de la Fédération française de psychiatrie. J’ai également eu différentes fonctions au sein de la Haute Autorité de Santé, de la Fédération de spécialité médicale et du Haut Conseil de santé publique. A l’hôpital, j’ai principalement axé mon exercice sur les tout-petits, notamment sur la tranche 0-3 ans à travers des consultations et une unité mère-bébé.
Comment est né ce projet de livre ?
N.G-G. : Dès nos premières collaborations sur les tout-petits, nous avons constaté
l’impact des écrans, d’abord la télévision, puis les autres. Nous nous sommes beaucoup intéressées à cette question. Depuis longtemps, nous voulions faire un article sur l’effet des écrans, mais nous avions d’autres urgences et travaux en commun.
Après le confinement et l’explosion de l’usage des smartphones, nous avons observé que l’impact était différent du fait des usages et du matériel eux-mêmes différents.
Sur quelles sources vous êtes-vous appuyées ?
N.G-G. : Nous avons travaillé sur 250 à 300 articles de la littérature scientifique internationale que nous avons hiérarchisés, en ne gardant que ceux qui avaient un poids relativement important. Nous avons également utilisé l’ensemble des enquêtes disponibles en France (la Fondation Open, l’UNAF, le Conse il National du Livre, etc.) et le Common Sense Média, aux Etats-Unis, qui fait un travail très intéressant avec la participation des adolescents comme ambassadeurs. Les études viennent de partout : principalement du Japon, de la Chine, des États-Unis, mais aussi de l’Europe notamment en Angleterre, et de l’Australie.
Nous disposions donc de beaucoup de données d’enquêtes qui se précisaient et s’affinaient. Les recherches devenaient aussi plus solides en nombre et en méthodologie, pour étudier les différents types d’écrans, les usages, les temps d’écrans et également les covariables…
Qu’est-ce qu’une covariable ?
N.G-G. : Quand vous faites une recherche scientifique, vous devez vous demander si l’effet observé vient de ce que vous étudiez ou de tout ce qu’il y a autour ; autrement dit il n’est pas possible d’établir scientifiquement une relation de cause à effet sans étudier ces covariables.
Ce qui apparait très nettement et depuis longtemps avec les écrans, c’est qu’il y a des covariables que l’on retrouve très fréquemment en santé mentale : les facteurs socio-économiques, les antécédents cliniques, la monoparentalité, et d’autres facteurs de vulnérabilité qui existent et peuvent impacter l’analyse.
Est-ce ainsi l’écran qui produit l’isolement, les troubles du langage, le retard cognitif, l’impulsivité, ou bien ce type de covariables ? Les études intègrent de plus en plus ces éléments, dès le départ, pour pouvoir les neutraliser ensuite sur le plan statistique.
Qu’avez-vous découvert en analysant ces études ?
A-S.P. : En lisant les rapports, nous avons constaté qu’il y avait deux camps opposés concernant l’analyse des effets. D’un côté, ceux qui pensaient que les effets étaient graves et, de l’autre, ceux qui estimaient qu’il n’y avait pas de lien de causalité direct, avec la nécessité d’agir plutôt sur les covariables : permettre un environnement attentionné, ouvert sur l’extérieur, sur la nature et sur la culture, offrir un accompagnement de qualité, une formation, etc. Pour ces derniers, ce ne seraient donc pas forcément les écrans qui posent problème, mais un environnement qui manque à certains jeunes et qui produit les effets observés.
N.G-G. : En lisant les études, nous nous sommes aperçues que beaucoup prenaient en compte les mécanismes des effets avant d’étudier les effets eux-mêmes. Ces mécanismes étaient assez solides et apparaissaient, dans toutes les études, selon trois types principaux…
A-S.P. : Ces trois types sont, premièrement, les interactions : les effets agissent par l’intermédiaire de la réduction des interactions directes. Deuxièmement, le sensoriel : l’impact sur la sensorialité, que ce soit celui de la lumière sur le sommeil dont le déficit est médiateur des troubles anxieux et dépressifs, ceux des stimuli, non filtrés, rapides et intenses sur l’audition et la vision qui peuvent créer une sensorialité atypique telle qu’observée dans les TDAH. Troisièmement, la régulation émotionnelle. Ces trois mécanismes ont été mis en parallèle avec le développement cérébral : lorsqu’on les articule ensemble, on comprend comment ils produisent des effets sur des périodes sensibles du développement, du premier âge à l’âge adulte.
Pourquoi vous êtes-vous concentrées sur les 0-4 ans et les 11-15 ans ?
A-S.P. : Ce sont des moments du développement qui sont très importants.
Chez le tout-petit, l’ensemble de la base du développement se met en place dès le plus jeune âge : le langage, la relation, le cognition, dans l’interaction et l’expérimentation. C’est donc à ce moment-là que nous observons les effets les plus délétères.
L’adolescence est similaire, c’est un moment de remaniement cognitif et cérébral important. C’est à la fois une période riche et un moment de vulnérabilité.
Entre les deux, ce n’est pas là qu’il y a le plus de difficultés : les enfants sont à l’école, donc ils ne sont pas sur les écrans toute la journée !
N.G-G. : Chez les tout-petits, pour compléter, c’est un moment où se produit un développement des aires sensorielles et motrices très important. Cela se fait à travers l’expérimentation de son corps en trois dimensions, dans la relation aux objets et, bien-sûr, aux adultes.
La deuxième période, de 11-13 ans jusqu’à 15 ans environ, correspond à un moment particulier : l’enfant acquiert des compétences mais n’a pas les capacités de les réguler et de les planifier. Dans le développement cérébral, le striatum et l’amygdale, c’est-à-dire les structures liées à l’émotion et à la motivation, elles se développent, mais le cortex préfrontal, impliqué dans la planification et l’inhibition, n’est pas encore mature. Il y a un déséquilibre…
Pourquoi avoir démarré l’étude après la crise sanitaire ?
A-S.P. : Tous les jeunes ont été enfermés chez eux, dont beaucoup devant les écrans, y compris les tous-petits. Les parents télétravaillaient et n’avaient pas toujours le choix que de laisser les enfants devant les écrans. Cela correspond aussi à une période où la technologie s’est beaucoup développée. Les réseaux sociaux existaient déjà, mais ils ont été beaucoup plus utilisés à partir de cette période. Puis il y a eu la légitimation des écrans dans l’environnement scolaire avec les outils dématérialisés, comme Pronote : les écrans sont davantage progressivement entrés dans les écoles et les collèges, ce qui constitue un véritable point de bascule.
Quels sont les impacts des écrans sur la vie des enfants ?
N.G-G. : Les études montrent clairement d’importants retards du langage, mais aussi dans tout ce qui relève du relationnel et du cognitif. A cause des écrans, l’activité physique a également diminué de façon considérable, ainsi que la qualité du sommeil.
A-S.P. : Il y a aussi la question du livre. Le Conseil National du Livre, dans son enquête, constate que les jeunes ne lisent pas un livre sans faire autre chose. Ils ne passent pas plus de quelques minutes sur un livre sans être happés par une notification ou par une autre tâche. Cela témoigne de troubles considérables de l’attention.
Ces mécanismes diffèrent-ils selon les classes d’âges, par exemple entre les tout-petits et les adolescents ?
A-S.P. : Ce ne sont pas du tout les mêmes écrans, mais les mécanismes sont finalement assez proches.
Les enfants sont de plus en plus seuls avec les écrans dans leur chambre. Au départ, c’est partagé avec la famille dans le salon, puis progressivement, ce sont d’autres écrans qui sont utilisés différemment et sans aucun accompagnement.
N.G-G. : Il y a aussi une modification du type d’appareil. La télévision en arrière-plan peut être toxique, mais quand elle est dans le salon, un partage avec l’adulte est possible. Avec un smartphone, par définition, on ne partage pas facilement…
Nous observons aussi des étapes-clés : l’exposition à 12 mois, l’entrée à la maternelle avec une augmentation de l’exposition aux écrans, puis le passage au collège, etc. Il y a des modifications de quantité, de durée, mais aussi de type d’utilisations.
Pouvez-vous nous expliquer, en quelques mots, la notion de « technoférence » ?
A-S.P. : Cela désigne l’interruption des interactions sociales causée par l’utilisations des appareils numériques par les parents, qui est un point très important ! Quand l’enfant est devant un écran, il n’est pas en interaction avec son environnement.
Mais il y a aussi le sujet des parents qui sont sur leurs écrans : l’enfant interpelle le parent mais celui-ci n’est pas disponible. Cela a les mêmes effets : c’est un moment où on ne soutient pas l’enfant, on ne s’ajuste pas, on ne l’accompagne pas…
Y a-t-il une relation dose-dépendante dans les classes d’âges étudiées ?
A-S.P. : Pour les tout-petits de moins de quatre ans, il existe une relation dose-dépendante et une relation de cause à effet prouvée. La toxicité est claire et nette, tout le monde l’accepte. Pour les adolescents, c’est plus compliqué. La durée n’est pas suffisante comme critère même si, au-delà de cinq heures, l’ensemble des études suggère fortement une relation dose-dépendante. Il existe un faisceau de preuves relativement important.
Quelle est votre position sur l’interdiction des réseaux sociaux avant un certain âge ?
N.G-G. : La référence à un interdit qui serait extérieur n’empêchera pas certains de le faire quand même, au même titre que l’interdiction de conduire avant un certain âge ou de consommer de l’alcool. Ceci dit, ce type de mesures permettra cependant d’avoir une référence autour du risque, du danger et des limites, même si on y contrevient. On peut espérer que l’interdiction amènera plus de jeunes à utiliser les écrans à meilleur escient.
Cela soutiendra aussi davantage les parents en difficulté pour apporter autre chose ou solliciter de l’aide, peut être même les adolescents qui prennent conscience de leur utilisation excessive.
Et qu’en est-il pour la première cible de votre étude, les 0-4 ans ?
A-S.P. : Pour les tout-petits, c’est déjà interdit. C’est inscrit dans les carnets de santé et les annonces sont très nettes partout : pas d’écran avant 3 ans ! Malheureusement, ce n’est pas toujours respecté.
L’enjeu n’est pas d’interdire pour punir, mais plutôt de faire en sorte que chacun puisse s’approprier le sujet et prendre conscience du danger.
Rédacteur : Gabriel Viry, Directeur de l’agence KIBLIND
Auteur/autrice : Celia Fernandes

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Le Ministère de la santé vient de publier à la fin de l’année 2025 une instruction relative au temps de travail des personnels médicaux hospitaliers. Il s’agit de l’Instruction n° DGOS/SDRH/RH5/2025/170 du 30 décembre 2025 relative au temps de travail des personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques des établissements publics de santé.
L’intention du Ministère est de clarifier la situation juridique du décompte de ce temps de travail au regard de plusieurs décisions du Conseil d’État relatives au respect du plafond maximal de 48 heures hebdomadaires.
En réalité, cette instruction ne modifie aucun texte réglementaire et se contente de rappeler les règles du droit existant. Il ne faut donc pas y attendre un quelconque bouleversement. En particulier, le décompte en demi-journées pour la plupart des disciplines est confirmé. Seule obligation pour l’établissement : la nécessité d’établir une correspondance entre demi-journée et nombre d’heures, sans qu’une règle unique soit préconisée par le Ministère.
L’intérêt de cette instruction réside surtout dans ses annexes qui apportent quelques précisions pratiques concernant les modalités d’organisation et de décompte du temps de travail médical effectué en journée, en astreinte et en première partie de soirée ainsi que les règles relatives aux activités d’intérêt général, l’activité libérale intrahospitalière et le cumul d’activités.
Rédacteur : Jacques Trévidic, administrateur de l’APPA
Auteur/autrice : Celia Fernandes

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
Avec le soutien du Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH), de la Société de l’Information Psychiatrique (SIP), du Groupe Hospitalier Havrais (GHH), de l’Institut National du Cancer (INCa) et de l’Institut pour la Recherche en Santé Publique (IReSP), une nouvelle enquête sur le tabagisme et la santé mentale vient d’être lancée dans le cadre du projet AWARE France.
Cette enquête s’adresse aux professionnels de santé mentale et vise à mieux comprendre leurs pratiques, perceptions et besoins concernant la prise en charge du tabagisme, cigarettes traditionnelles, vaping et autres formes de nicotine chez les patients souffrant de troubles mentaux.
Le questionnaire est anonyme, rapide (environ 7 minutes) et ne comporte ni bonnes ni mauvaises réponses. Les données recueillies seront utilisées uniquement à des fins scientifiques et pédagogiques.
Si vous souhaitez y participer, vous pouvez répondre au questionnaire via ce lien.
Votre contribution aidera directement à améliorer les pratiques professionnelles et les stratégies de prévention pour les patients en santé mentale.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Depuis le 18 novembre 2025, l’application “carte Vitale” est accessible à toutes les personnes affiliées à un régime d’assurance maladie (Assurance Maladie, MSA, MGEN ou autres régimes). Gratuite et téléchargeable sur Android (Google Play) et iOS (App Store), elle constitue une alternative dématérialisée à la carte Vitale physique.

Comment activer votre carte Vitale numérique ?
Vous pouvez consulter le tutoriel vidéo de l’Assurance Maladie qui explique comment activer votre carte Vitale numérique selon votre situation (avec ou sans carte d’identité au format carte bancaire.)

Bon à savoir
Vous disposez de 7 jours après le début de l’activation et la saisie de votre numéro de sécurité sociale pour finaliser l’activation de votre application “carte Vitale”.
L’application permet d’effectuer les mêmes démarches que la carte traditionnelle : identification auprès des professionnels de santé, télétransmission des feuilles de soins et remboursement des dépenses de santé.
Deux modes d’activation possibles
1. Activer avec France Identité
Les assurés disposant d’une carte nationale d’identité électronique (CNIe) peuvent activer leur carte Vitale numérique via l’application France Identité.
Pour cela il faut :
- être affilé à un organisme d’assurance maladie ;
- disposer d’un smartphone compatible (Android 10 minimum, iOS 16.6 minimum) ;
- avoir une CNIe valide ;
- avoir au moins 18 ans.
Après avoir téléchargé les applications France Identité et carte Vitale, l’activation est immédiate grâce à la connexion entre les deux services (en moins de deux minutes).
2. Activation sans France Identité
Les assurés ne disposant pas de CNIe peuvent activer l’application grâce à un parcours de vérification par vidéo.
Ils doivent :
- être titulaire d’une pièce d’identité valide (carte d’identité française, titre de séjour, carte d’identité belge, espagnole ou portugaise) ;
- avoir un compte en ligne auprès de leur organisme d’assurance maladie ;
- disposer d’un smartphone compatible ;
- avoir au moins 16 ou 18 ans selon le régime.
L’activation de la carte Vitale numérique prend entre quelques minutes et 48 heures maximum.
Comment utiliser la “carte Vitale” digitale ?
L’application carte Vitale s’utilise dans les mêmes situations que la carte physique : consultation médicale, pharmacie, hospitalisation.
Lors du rendez-vous, l’assuré présente son smartphone au professionnel de santé qui scanne :
- soit le QR code affiché dans l’application ;
- soit via un lecteur NFC en approchant le téléphone.
L’équipe des professionnels étant en développement, il est recommandé de conserver sa carte Vitale physique.
Comment trouver des professionnels de santé utilisant ce dispositif ?
Un affichage signale les professionnels de santé acceptant l’application carte Vitale. Il est aussi possible d’utiliser le filtre dédié dans l’annuaire santé sur le site Ameli afin de trouver un professionnel équipé près de chez vous.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes
Le site de l’APPA vient de remanier l’intégralité des pages consacrées aux différents statuts de médecins, pharmaciens et odontologistes hospitaliers et hospitalo-universitaires ainsi que ceux des étudiants et internes.

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Cette refonte a pour objectif de rendre plus lisible les différents textes législatifs et réglementaires qui vous concernent, avec une mise en page plus claire.
Tous les textes cités font l’objet de liens vers les sources en ligne des textes officiels, disponibles le plus souvent sur Legifrance et mis à jour en temps réel.
Ces informations sont regroupées en 3 grands chapitres :
– les statuts des personnels ;
– Les rémunérations ;
– La permanence des soins à l’hôpital ;
En fonction de la nature des textes parus, les liens seront mis à jour automatiquement s’ils sont sur Légifrance ou ajoutés sur le site de l’APPA s’ils n’y sont pas.
Rédacteur : Dr Jacques Trévidic, administrateur de l’APPA
Auteur/autrice : Celia Fernandes
En tant qu’interne, votre agenda est souvent chargé et votre équilibre de vie peut être mis à rude épreuve. Entre journées à l’hôpital, gardes, révisions et vie personnelle, il n’est pas toujours simple de trouver le bon équilibre alimentaire ou d’assurer un sommeil réparateur. C’est justement pour vous accompagner au quotidien que votre contrat de santé APPA inclut des services de coaching en ligne en nutrition et en sommeil, accessibles facilement via MySantéclair.

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Coaching Nutrition : réapprendre à manger… durablement
L’objectif de ce programme est de vous aider à mieux comprendre votre relation à l’alimentation et à développer des habitudes alimentaires saines et durables sans régime drastique ni privation.
Ce que vous trouverez dans ce service :
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Le sommeil joue un rôle essentiel surtout en médecine pour votre concentration, votre mémoire, votre santé mentale et votre énergie au quotidien. Le coaching sommeil proposé par Santéclair vous aide à mieux comprendre et améliorer la qualité de vos nuits.
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Rédactrice : Anna Pecoraro, Chargée de Marketing chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes

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- une période d’essai gratuite d’au moins 30 jours,
- une garantie « satisfait ou échangé »,
- un suivi illimité de l’appareillage, sans frais supplémentaires,
- des remises sur les piles, accessoires et produits d’entretien.
Les équipements du panier 100 % Santé sont accessibles avec un reste à charge nul.
Optique : bien voir tout en maîtrisant son budget
Le réseau Santéclair permet de bénéficier, auprès des opticiens partenaires, de verres de grandes marques, de montures de qualité et de nombreux avantages financiers : tiers-payant, tarifs préférentiels, au minimum 15 % de remise sur les montures, garanties étendues et solutions 100 % Santé sans reste à charge.
Dentaire : se soigner en toute confiance et au juste prix
Les adhérents APPA ont accès à un large réseau de chirurgiens-dentistes partenaires, avec tarifs préférentiels sur les prothèses et implants, jusqu’à 30 % d’économies sur certains actes d’implantologie, analyse de devis dentaire et accompagnement pour les soins complexes.
Un service d’assistance optionnel : un accompagnement précieux à la retraite
En complément du contrat santé, l’APPA propose un service d’assistance optionnel, opéré par Europ Assistance, destiné à accompagner les adhérents retraités et leurs bénéficiaires en cas d’aléa de santé ou de situation difficile.
Il peut intervenir notamment en cas d’hospitalisation, d’immobilisation, de déplacement, ou de décès d’un bénéficiaire.
Parmi les prestations proposées :
- transport ou rapatriement ;
- organisation du retour à domicile ou de la venue d’un proche ;
- aide à domicile (aide-ménagère) ;
- livraison de médicaments ;
- recherche de professionnels de santé ;
- transport et garde des animaux de compagnie ;
- service d’écoute et d’accueil psychologique.
NOUVEAUTÉ au 1er janvier 2026
Depuis le 1er janvier 2026, en cas d’hospitalisation ambulatoire, une aide-ménagère pourra être mise à disposition à domicile, avec une prise en charge jusqu’à 10 heures, réparties pendant l’immobilisation ou le mois suivant, par interventions de 2 heures minimum.
Souscrire à la complémentaire santé dédiée aux retraités : un accompagnement simple et personnalisé au moment du départ à la retraite.
Les adhérents de l’APPA peuvent compter sur l’accompagnement des équipes de gestion BESSE, reconnues pour leur expertise, leur disponibilité et leur parfaite connaissance des contrats APPA.
Rédacteur : Christophe Vérillaud, Responsable Affinitaire chez Bessé
Auteur/autrice : Celia Fernandes

Le détail de ces dispositions ainsi qu’une Foire aux questions très bien faite est disponible sur le site du Ministère de la Santé.
La possibilité de changer de spécialité médicale en cours de carrière est désormais facilitée par un nouveau dispositif complet permettant d’acquérir un nouveau DES ou une FST (Formation Spécialisée Transversale).
Tous les ans, un certain nombre de places sont réservées par les pouvoirs publics en fonction des besoins de santé publique. Pour les personnels médicaux hospitaliers, les candidats doivent alors déposer un dossier et s’il est retenu, peuvent bénéficier d’un congé de changement de spécialité. Durant ce congé qui couvre la durée de leur formation, ils perçoivent une rémunération égale à 85 % des émoluments qu’ils avaient au moment de leur mise en congé ainsi que l’IESPE.
Ils suivent alors un cursus de formation identique à celui des internes, avec quelques aménagements.
Rédacteur : Dr Jacques Trévidic, administrateur de l’APPA
Auteur/autrice : Celia Fernandes

Coup de Blouse
Créée à l’initiative de l’APPA, Coup de Blouse propose des témoignages, des outils et des contacts utiles pour aider les internes et les praticiens, ainsi que leurs proches, à prévenir une situation à risque de souffrance au travail. Plusieurs ressources concernent les conflits à l’hôpital et les moyens existants pour les résoudre.
Pour en savoir plus, cliquez ici.
À qui s’adresse « Mon Soutien Psy » ?
Le dispositif permet de consulter un psychologue pour un accompagnement psychologique en cas de mal-être léger à modéré (anxiété, stress, tristesse, difficultés alimentaires légères, addictions, modérées), pour les enfants dès 3 ans comme pour les adultes. Les situations graves nécessitant un suivi spécialisé ne sont pas concernées.
Quels signes qui doivent alerter pour consulter ?
Chez les enfants, les signes à surveiller peuvent être des changements d’humeurs, des difficultés à l’école ou à la maison, un isolement, ou des symptômes physiques comme des maux de ventre ou de tête. Pour les adolescents et jeunes adultes, le mal-être peut se manifester par de l’anxiété, un sentiment de tristesse, des troubles alimentaires, des comportements à risque ou des consommations de substances. Chez les adultes, les signes sont souvent l’anxiété, la dépression légère, ou le mésusage de tabac, d’alcool ou de cannabis sans dépendance. Ces signes ne signifient pas toujours qu’un suivi est nécessaire, mais ils indiquent qu’un accompagnement psychologique peut être utile.
Comment accéder au dispositif ?
Vous pouvez passer par votre médecin ou votre sage-femme, qui vérifiera si le dispositif est adapté, ou prendre directement rendez-vous avec un psychologue partenaire. L’annuaire officiel permet de trouver un psychologue remboursé par l’Assurance Maladie près de chez vous et de filtrer selon l’âge ou le type de soins.
Comment se déroule le suivi ?
Le suivi commence par une séance d’évaluation, qui permet au psychologue de comprendre la situation et de proposer un nombre adapté de séances de suivi, jusqu’à 11 séances maximum. Ces séances peuvent se dérouler en présentiel ou par téléconsultation, selon l’accord avec le psychologue. Vous pouvez changer de psychologue ou arrêter le suivi si nécessaire. Le dispositif rembourse 12 séances par an, y compris l’entretien initial, pour permettre un suivi structuré tout en évitant une surcharge.
Coûts et remboursements
Chaque séance coûte 50€, dont 60% est remboursée par l’Assurance Maladie. Le reste peut être pris en charge par votre contrat santé APPA. Dans certains cas, vous n’avancez aucun frais : si vous êtes bénéficiaire de la Complémentaire santé solidaire, de l’aide médicale d’Etat, en ADL, enceinte de plus de 6 mois, ou victime d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle. Ce dispositif permet donc un accompagnement psychologique accessible et sécurisé pour améliorer le bien-être mental sans que le coût soit un obstacle.
Rédactrice : Célia Fernandes, Assistante Marketing chez Bessé


