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Contrats

Arrêt de travail des médecins libéraux : les erreurs qui peuvent retarder votre indemnisation

Un arrêt de travail entraîne une baisse immédiate d’activité et de revenus. Pourtant, de nombreux retards d’indemnisation ne sont pas forcément liés à l’arrêt lui-même, mais à des déclarations tardives ou à des dossiers incomplets.

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Afin de garantir une prise en charge rapide par votre contrat de prévoyance souscrit auprès de l’APPA, voici les principales démarches à effectuer et les points de vigilance à connaître.

1. Déclarer rapidement son arrêt de travail

Premier réflexe : déclarer son arrêt dès qu’il est prescrit. Tout arrêt de travail doit être déclaré dans un délai de trois mois à compter de sa date de début. Au-delà de ce délai, l’arrêt peut être considéré comme ayant débuté à la date de sa déclaration, avec un risque de réduction de la période indemnisable. Même lorsque la durée de l’arrêt paraît limitée ou lorsque la situation médicale semble devoir évoluer rapidement, il est recommandé d’effectuer la déclaration sans attendre.

2. Constituer un dossier complet dès l’ouverture 

Une fois l’arrêt déclaré, la rapidité de traitement dépend directement de la transmission des pièces justificatives. Parmi les documents indispensables figurent notamment :

  • l’arrêt de travail initial et les éventuelles prolongations ;
  • la déclaration fiscale 2035 et/ou la 2042 C PRO ;
  • les décomptes d’indemnités journalières de la sécurité sociale et/ou de la CARMF ;
  • le certificat médical destiné au médecin conseil ;
  • une pièce d’identité ;
  • un relevé d’identité bancaire ;
  • l’attestation d’engagement complétée et signée.

Aucun règlement ne peut intervenir tant que l’ensemble des pièces nécessaires à l’étude du dossier n’a pas été reçu.

3. Bien distinguer les différents organismes intervenant pendant l’arrêt

Un point de vigilance particulier concerne les justificatifs d’indemnités journalières.

  • Pendant les 90 premiers jours d’arrêt, les indemnités journalières sont versées par la Sécurité sociale. Les décomptes correspondants doivent être transmis afin de permettre l’instruction du dossier.
  • À compter du 91e jour d’arrêt, la CARMF prend le relais. Les décomptes de prestations versés par la CARMF deviennent alors indispensables pour poursuivre l’indemnisation.

Cette transition constitue l’une des principales sources de retard dans le traitement des dossiers si les documents ne sont pas transmis au fur et à mesure de l’arrêt.

4. Le certificat médical : une pièce déterminante

Le certificat médical destiné au médecin conseil mérite une attention particulière. Il doit être intégralement renseigné, daté et signé par le médecin traitant. Les réponses doivent être apportées à l’ensemble des questions posées et transmises sous pli confidentiel à l’attention du médecin conseil. Ce document lui permet d’apprécier la situation médicale au regard des garanties du contrat et de vérifier l’absence d’exclusion qui auraient été appliquées lors de la souscription du contrat. 

Un certificat incomplet peut entraîner des demandes complémentaires et retarder la prise en charge de l’arrêt. 

5. Signaler tout changement de situation

Afin d’éviter tout retard ou toute difficulté dans le traitement du dossier, il est important d’informer rapidement votre gestionnaire de :

  • tout changement de coordonnées bancaires ;
  • tout changement d’adresse ;
  • toute reprise d’activité, même partielle ;
  • l’arrêt du versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale ou de la CARMF ;
  • un classement en invalidité ;
  • un départ à la retraite.

Les 5 réflexes à retenir

  1. Déclarer l’arrêt de travail dès sa prescription et au plus tard dans les trois mois.
  2. Constituer un dossier complet dès l’ouverture.
  3. Conserver systématiquement tous les décomptes CPAM et CARMF.
  4. Transmettre les justificatifs au fil de l’eau pendant toute la durée de l’arrêt.
  5. Signaler immédiatement toute évolution de votre situation professionnelle ou administrative.

Rédacteur : Christophe Vérillaud, Responsable Affinitaire chez Bessé