Autres indemnités

Autres indemnités

  • Indemnisation des gardes et astreintes
  • Part complémentaire variable (PCV)
  • Indemnité de fonction pour les chefs de pôle.
  • Indemnité de fonction pour le président de la C.M.E.
  • Primes d’engagement de carrière hospitalière pour les assistants et des praticiens contractuels.
  • Prime d’exercice territorial

L’organisation et l’indemnisation de la permanence des soins est régie par l’arrêté du 30 avril 2003 modifié.
Les praticiens hospitaliers peuvent percevoir une part complémentaire de leur rémunération, variable et subordonnée au respect d’un engagement contractuel. Il s’agit, bien évidemment d’une mesure incitative à la réalisation de contrats d’objectifs et de moyens.

Les responsables de pôle perçoivent une indemnité fixe et une indemnité variable.

Les présidents de CME perçoivent une indemnité fixe.

Textes de référence

Permanence des soins

L’indemnisation des gardes et astreintes fait l’objet des chapitres V et VI (article 13 et suivants) de l’arrêté du 30 avril 2003 modifié, notamment par l’arrêté du 8 novembre 2013.

Arrêté du 30 avril 2003 (Version consolidée au 18 novembre 2013)

6 mars 2013 : Arrêt du Conseil d’État : Le temps de travail additionnel effectué par un praticien hospitalier (PH) au titre de la permanence des soins et avec l’accord de son établissement, ouvre droit à son indemnisation, même en l’absence de contrat d’engagement.
Arrêt n°352404

Part complémentaire variable

Praticiens hospitaliers temps plein

Article D6152-23-1 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010

5° Une indemnité correspondant à une part complémentaire variable de la rémunération mentionnée au 1° de l’articleR.6152-23 et subordonnée au respect d’un engagement contractuel déterminant, dans le respect des dispositions des articlesR.4127-5, R.4127-95, R.4127-97, R.4127-249 et R.4235-18 du présent code, des objectifs de qualité et d’activité mesurés par des indicateurs définis par arrêté.

Praticiens hospitaliers temps partiel

Article R. 6152-220-1 modifié par décret n° 2010- 1141 du 29 septembre 2010

5° Une indemnité correspondant à une part complémentaire variable de la rémunération visée au 1° de l’article R. 6152-220 et subordonnée au respect d’un engagement contractuel déterminant, dans le respect des dispositions des articles R. 4127-5, R. 4127-95, R. 4127-97, R. 4127-249 et R. 4235-18 du présent code, des objectifs de qualité et d’activité mesurés par des indicateurs définis par arrêté.

Les indemnités mentionnées au b du 4° et au 5° du présent article ne peuvent être versées qu’aux praticiens des hôpitaux à temps partiel nommés à titre permanent.

Cliniciens

La PCV fait partie de leur contrat.

Chefs de pôle

Décret n° 2010-656 du 11 juin 2010

relatif aux pôles d’activité clinique ou médico-technique dans les établissements publics de santé :

« Art. R. 6146-7. ? Une indemnité de fonction est versée aux chefs de pôle. Elle est modulée en fonction de la réalisation des objectifs figurant dans le contrat de pôle. Le montant et les modalités de versement de cette indemnité sont fixés par arrêté des ministres chargés de la santé et du budget.

« Cette indemnité n’est pas assujettie aux cotisations du régime de retraite complémentaire institué par le décret n° 70-1277 du 23 décembre 1970 modifié portant création d’un régime de retraites complémentaires des assurances sociales en faveur des agents non titulaires de l’Etat et des collectivités publiques.

Arrêté du 11 juin 2010

fixant le montant et les modalités de versement de l’indemnité de fonction des chefs de pôles

Article 1

L’indemnité prévue à l’article R. 6146-7 du code de la santé publique comprend :

1. Une part fixe mensuelle d’un montant de 200 euros ;

2. Une part variable annuelle d’un montant maximum de 2 400 euros déterminé par le directeur de l’établissement en fonction de la réalisation des objectifs figurant dans le contrat de pôle.

Article 2

L’indemnité est versée par l’établissement public de santé dans lequel les fonctions de chef de pôle sont exercées. La part fixe est versée mensuellement. La part variable fait l’objet d’un seul versement annuel.

Lorsque prennent fin les fonctions de chef de pôle ou lorsque le praticien démissionne de ses fonctions avant le terme de son mandat, le versement de l’indemnité est suspendu.

Président de CME

Article D6143-37-3

Créé par

Décret n°2009-1762 du 30 décembre 2009 – art. 1

Le temps consacré aux fonctions de président de la commission médicale d’établissement, vice-président du directoire, est comptabilisé dans les obligations de service des praticiens concernés.

Une indemnité de fonction est versée au président de la commission médicale d’établissement, vice-président du directoire. Le montant et les modalités de versement de cette indemnité sont fixés par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale.

Cette indemnité n’est pas assujettie au régime de retraite complémentaire institué par le décret n° 70-1277 du 23 décembre 1970 modifié portant création d’un régime de retraites complémentaires des assurances sociales en faveur des agents non titulaires de l’Etat et des collectivités publiques.

Arrêté du 30 avril 2010

fixant le montant et les modalités de versement de l’indemnité forfaitaire de fonction au président de la commission médicale d’établissement, vice-président du directoire

Par arrêté de la ministre de la santé et des sports et du ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat en date du 30 avril 2010, le montant mensuel de l’indemnité prévue à l’article D. 6143-37-3 du code de la santé publique est fixé à 300 euros bruts.

L’indemnité est versée mensuellement par le directeur de l’établissement public de santé dans lequel les fonctions de président de la commission médicale d’établissement, vice-président du directoire, sont exercées.

Lorsque prennent fin les fonctions de président de la commission médicale d’établissement, vice-président du directoire, ou lorsque le praticien démissionne de ses fonctions avant le terme de son mandat, le versement de l’indemnité est suspendu.

Primes d’engagement de carrière hospitalière

L’Arrêté du 14 mars 2017 prévoit deux types de prime d’engagement de carrière hospitalière, éventuellement cumulables, pour les assistants et les praticiens temps partiel recrutés dans certaines spécialités  fixées par le Centre National de Gestion :

La première, qui concerne l’échelon national, vise les jeunes diplômés en radiologie et en anesthésie-réanimation, qui après leur titularisation comme praticien hospitalier, s’engageront à demeurer pendant trois ans en poste au sein d’un établissement public. Cette prime s’élèvera à 10 000 euros. Les spécialités concernées ont la particularité de présenter un taux de vacance de 20 % et un nombre de postes libres largement supérieur à 250. D’autres disciplines pourraient être concernées dans l’avenir (la liste sera révisée chaque année).

Une seconde prime vise l’échelon local. Elle sera perçue par un praticien s’engageant pendant trois ans dans un établissement et dont la spécialité « est ou risque d’être insuffisante » dans l’hôpital « au sein duquel il exerce ». Ici, d’autres disciplines pourraient donc être concernées, telle la gynécologie. A noter, que le cumul sera possible pour les anesthésistes et les radiologues. Cette seconde prime s’élève à 20 000 euros.

Arrêté du 14 mars 2017

Primes d’exercice territorial

Publié également le 14 mars 2017, un autre arrêté relatif à la prime « d’exercice territorial » que pourront percevoir les médecins d’un établissement acceptant de prêter main forte dans un hôpital du même Groupement hospitalier de territoire, connaissant des difficultés de recrutement. Cette dotation variera entre 250 euros brut pour une demi-journée et 1 000 euros au-delà de quatre demi-journées ou quatre demi-journées sur deux sites différents au moins.

Arrêté du 14 mars 2017 relatif à la prime d’exercice territorial