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Successions et donations
| Sommaire | |
| Succession | Cliquez ici |
| Donation | Cliquez ici |
| Droits à la succession | Cliquez ici |
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| Refus ou acceptation | Cliquez ici |
| Calcul des droits | Cliquez ici |
Sources
: La Documentation française
www.service-public.fr
Succession
Une succession est ouverte
après le décès d'une personne.
Prévoir sa succession permet de laisser ses affaires en
ordre et d'éviter que des difficultés ne surviennent
entre les héritiers.
La façon la plus simple de prévoir sa succession
est de faire un testament. C'est un écrit par lequel vous
indiquez le(s) destinataire(s) de vos biens après votre
décès, dans les limites autorisées par la
loi.
Pour pouvoir rédiger un testament
Il faut posséder la capacité juridique de disposer
de ses biens (pouvoir les vendre, les louer..).
En principe, il faut être âgé de plus de 18
ans. Toutefois, les mineurs émancipés peuvent établir
un testament et les mineurs âgés de plus de 16 ans
peuvent disposer de la moitié de leurs biens. Les majeurs
sous tutelle ne peuvent établir de testament.
Il faut de plus être reconnu "sain d'esprit" pour
rédiger un testament valable.
En cas de contestation, c'est au juge de décider si le
testateur était ou non en pleine possession de ses facultés
mentales lors de la rédaction du testament.
Que pouvez-vous léguer?
Vous ne pouvez léguer que les biens vous appartenant en
propre, susceptibles d'être vendus.
Vous ne pouvez pas léguer votre nom, ou un titre honorifique.
Si vous n'avez pas d'enfants,
ni d'ascendants vivants et ni de conjoint successible, vous pouvez
disposer de l'ensemble de vos biens.
Dans le cas contraire, une partie des biens leur revient obligatoirement;
c'est la "réserve".
Vous ne pouvez disposer librement que du reste, appelé
"quotité disponible".
Réserve des enfants
Elle représente:
- la moitié de vos biens si vous laissez un enfant à
votre décès,
- les 2/3 de vos biens si vous laissez deux enfants à votre
décès,
- les 3/4 de vos biens si vous laissez trois enfants ou plus à
votre décès.
Réserve des ascendants
Elle n'intervient que si vous n'avez pas d'enfant.
Elle représente 1/4 de la succession par parent vivant.
Elle représente 1/8 de la succession par grand-parents
vivant (uniquement s'il n'y a plus de parent vivant, ni de frère
ou de soeur du défunt).
Réserve du conjoint
Votre conjoint est un "héritier réservataire"
dès lors qu'il n'existe pas de descendants ou d'ascendants
du défunt et que vous n'êtes ni divorcé, ni
séparé de corps, ni engagé dans une instance
en divorce ou séparation de corps.
La réserve représente les 1/4 des biens.
Comment répartir
la quotité disponible
Vous pouvez:
- faire un legs universel, c'est-à-dire léguer tous
vos biens à une ou plusieurs personnes,
- léguer des biens à titre universel, c'est-à-dire
léguer une partie des biens à une ou plusieurs personnes,
- faire des legs particuliers, c'est-à-dire léguer
un ou plusieurs biens à une ou plusieurs personnes.
Différentes formes de testament
Il existe trois formes de
testaments.
Le testament olographe est le plus courant.
Il est rédigé sur papier libre, daté précisément
et signé de la main du testateur. Il ne doit pas être
tapé à la machine,même en partie. Il ne nécessite
aucune autre formalité particulière.
Il n'occasionne pas de frais, et est facilement révocable.
Le testament olographe présente
plusieurs inconvénients:
- il peut être détruit après le décès
du testateur ou égaré,
- sa validité peut être mise en cause (date absente
ou incomplète...),
- il peut contenir des dispositions contraires au droit.
Aussi est-il préférable de demander conseil à
un professionnel du droit pour sa rédaction, et de le déposer
chez un notaire pour conservation.
Testament authentique
Il est reçu par deux notaires, ou par un notaire assisté
de deux témoins.
Le testateur dicte le testament, et le notaire l'écrit
ou le fait écrire à la main ou mécaniquement.
Le testament est lu au testateur, puis signé par ce dernier
en présence du notaire et des témoins qui le signent
ensuite. La rédaction occasionne des frais.
Testament mystique
D'une procédure complexe, Il est peu utilisé.
Le texte est dactylographié ou écrit à la
main par le testateur ou une autre personne, signé par
le testateur, puis présenté clos et cacheté
devant un notaire en présence de deux témoins.
Le notaire dresse un procès-verbal de la remise. La rédaction
occasionne des frais.
Révocation et annulation
Vous pouvez à tout
moment révoquer ou modifier un testament.
Vous pouvez:
- soit faire un acte de déclaration de changement de volonté
devant notaire; l'acte est reçu par deux notaires, soit
par un notaire assisté de deux témoins,
- soit faire un nouveau testament, annulant le précédent,
quel qu'en soit la forme.
Si vous avez établi un testament olographe et l'avez conservé
chez vous, vous pouvez à tout moment le détruire
(en le déchirant, en le brûlant..).
Vous pouvez également vendre le bien légué.
Révocation judiciaire
Elle est possible:
- si le légataire n'exécute pas les charges imposées
par le testateur,
- en cas "d'ingratitude" du légataire à
l'encontre du testateur (sévices, injures...).
La demande de révocation est examinée par le tribunal
de grande instance du lieu de la succession.
Il est possible de demander
l'annulation d'un testament:
- en cas de non respect des formes (testament olographe tapé
à la machine, absence de date...),
- si le testateur n'était pas sain d'esprit ou était
incapable juridiquement,
- si le bénéficiaire n'a pas le droit de recevoir
de legs (médecin ayant soigné le testateur...).
Annulation de testament
L'assignation en nullité du testament doit être adressée
devant le tribunal de grande instance du lieu de la succession.
Donation
Don manuel
Qu'est-ce qu'un don manuel?
C'est la remise directe de la main à la main d'objets ou
d'argent, éventuellement sous forme de chèque. Il
ne peut pas porter sur des biens immobiliers. Il ne nécessite
pas de formalités particulières, ni de recourir
à un notaire. Toutefois, il est possible d'établir
un écrit, appelé "pacte adjoint", constatant
la remise du bien et pouvant comprendre des conditions.
En principe, la déclaration aux impôts ne constitue
pas une obligation, mais des difficultés peuvent survenir
ensuite (par exemple avec les héritiers du donataire, s'il
décède).
Le don manuel est passible
de droits de donation:
- si vous reconnaissez le don dans un acte enregistré,
par exemple si vous faites enregistrer devant notaire le "pacte
adjoint",
- si vous le déclarez au fisc spontanément, ou suite
à un contrôle.
- s'il est reconnu judiciairement,
- si vous bénéficiez d'une nouvelle donation du
même donateur ou si vous en êtes héritier.
La déclaration devra être faite à votre recette
des impôts.
Donation entre vifs
Par une donation, vous transmettez gratuitement un bien vous appartenant à une autre personne.
Vous pouvez faire des donations:
- à vos enfants ou petits-enfants,
- à votre conjoint,
- à un autre membre de votre famille ou à une personne
étrangère.
Toutefois, la part des biens que vous pouvez donner dépend
de votre situation familiale.
Situation familiale
Si vous n'avez ni ascendant ni descendant, vous pouvez disposer
de la totalité de vos biens sous forme de donations.
Vous ne pouvez disposer que d'une partie de vos biens si vous
avez des ascendants mais pas de descendants.
L'ascendant a droit au quart ou à la moitié de la
succession, selon les cas.
Vous ne pouvez disposer
que d'une partie de vos biens si vous avez des descendants.
La part des biens dont vous pouvez disposer en donation varie
suivant le nombre de vos enfants:
- la moitié s'il y a un enfant,
- le tiers s'il y a deux enfants,
- le quart s'il y a trois enfants ou plus.
Donation au conjoint
Vous avez des descendants.
Vous ne pouvez pas disposer de la totalité de vos biens
en faveur de votre conjoint.
Vous pouvez lui accorder l' usufruit de la totalité de
la succession.
Vous avez des descendants.
Vous pouvez:
- faire une donation en pleine propriété d'un quart
de la succession et, en usufruit, des trois-quarts restants,
- lui donner ce que vous auriez pu donner en pleine propriété
à un étranger, c'est-à-dire, suivant le nombre
de vos enfants, le quart, le tiers ou la moitié de vos
biens.
Formalités
Pour accorder une donation, vous devez vous adresser à
un notaire. Vous aurez des frais à acquitter.
Donation-partage
Qu'est-ce qu'une donation-partage?
Les parents peuvent distribuer et partager leurs biens de leur
vivant entre leurs enfants (vous devez avoir au moins deux enfants).
La même possibilité est offerte aux grands-parents
au profit de leurs petits-enfants.
Pour être valable, elle doit être faite par acte notarié,
et occasionne des frais de notaire.
Répartition des biens
Vous n'êtes pas obligés de partager l'ensemble de
vos biens. La donation peut ne porter que sur une partie.
Vous pouvez également conserver l' usufruit des biens donnés.
En principe, le partage entre les enfants doit être équilibré,
toutefois les contestations éventuelles sur la valeur des
parts ne sont possibles qu'après le décès
du donateur.
Naissance postérieure
à la donation
Si un enfant naît après le partage, la donation n'est
pas annulée. Lors de la succession, il pourra demander
une réduction des parts des autres cohéritiers pour
rétablir l'équilibre.
Si tout les biens n'ont pas été distribués
lors du partage, il n'y aura pas de réductions de part
s'il est possible de constituer un lot équitable avec les
biens restants.
Donation-partage d'une entreprise
familiale
Les entreprises familiales peuvent faire l'objet d'une donation-partage
et au profit des enfants et descendants, de parents éloignés
ou de personnes étrangères à la famille (personnels
de l'entreprise notamment).
La parents éloignés et personnes étrangères
ne peuvent recevoir que les biens affectés à l'exploitation
de l'entreprise.
Droits à la succession
Droits du conjoint
Le défunt peut déshériter complètement
son conjoint par testament ou donation.
Conditions requises pour
être "héritier réservataire"
Un époux est "héritier réservataire",
c'est-à-dire héritier obligatoire du conjoint défunt,
dès lors:
- qu'il n'existe pas de descendants ou d'ascendants du défunt
et,
- que les époux ne sont ni divorcés ou séparés
de corps ou ni engagés dans une instance de divorce ou
de séparation de corps au jour du décès.
Les droits du conjoint survivant
dépendent:
- du régime matrimonial choisi par le couple,
- et du nombre et de la qualité des héritiers présents
au jour du décès (en l'absence de donation ou de
testament au profit du conjoint)
Droits à la succession
en l'absence de donation ou de testament
En l'absence de testament ou de donation, le conjoint survivant,
ni divorcé, ni séparé de corps par un jugement
définitif, peut hériter en pleine propriété
ou en usufruit.
La part du conjoint survivant sur la succession du défunt
dépend des héritiers présents au jour du
décès.
Répartition en présence
d'enfants ou descendants issus des deux époux
En présence d'enfants ou de descendants issus des deux
époux, le conjoint survivant a le choix entre:
- un quart en propriété (dans ce cas les descendants
se partagent les trois quarts de la propriété),
- ou l' usufruit de la totalité des biens existants (les
descendants recueillent la nue-propriété de ces
mêmes biens).
Droit d'option
En principe, le conjoint survivant peut opter, pour l'un ou l'autre
choix, à tout moment jusqu'au partage de la succession,
sauf si un héritier lui demande par écrit de formuler
son option. Dans ce cas, il a trois mois pour répondre
par écrit.
En l'absence de réponse, il est réputé avoir
opté pour l'usufruit.
Répartition en présence
d'enfant(s) non issu(s) des deux époux
Le conjoint survivant recueille en présence d'enfant(s)
non issu(s) des deux époux le quart de la pleine propriété
des biens.
L(es) enfant(s) recueille(nt) les trois quarts de la propriété.
Règlement d'une succession:
cas des enfants naturels dits adultérins
Depuis le 4 décembre 2001, les enfants naturels dits adultérins,
(dont le père ou la mère étaient mariés
avec une autre personne que le décédé au
moment de sa naissance ou de sa conception) bénéficient
désormais des mêmes droits que les autres enfants.
Action en retranchement
aux enfants naturels simples et adultérins
Depuis le 4 décembre 2001, le droit d'ouvrir une action
en retranchement, dont bénéficie l'enfant issu d'un
précédent mariage, s'étend à l'enfant
naturel simple ou adultérin (c'est à dire non issu
des deux époux). Il s'agit d'une action contre les avantages
matrimoniaux reçus par le conjoint survivant.
Règlement d'une succession:
cas des enfants adoptés
L'enfant qui a fait l'objet d'une adoption plénière
bénéficie également des mêmes droits
qu'un enfant légitime dans la succession de l'adoptant
ou dans la succession d'un membre de sa famille. Il est cependant
exclu dans la succession de sa famille d'origine.
En revanche, l'enfant ayant fait l'objet d'une adoption simple bénéficie, d'une part, des droits successoraux dans sa famille d'origine et, d'autre part, ceux de sa famille adoptive. L'adopté et ses héritiers sont ainsi héritiers réservataires dans les deux familles, à l'exception des parents de l'adoptant (c'est-à-dire des grands parents) qui peuvent le déshériter.
Indivision et partage
Indivision
Après un décès, s'il y a plusieurs héritiers,
les biens sont en indivision.
Toute la succession appartient à l'ensemble des cohéritiers
et aucune part n'est déterminée en nature. Seules
les quote-part de chacun (1/4, 1/8, 1/16....) sont fixées.
Les parts de chacun ne sont délimitées que lors
des opérations de partage.
Gestion des biens en indivision
Pendant la période d'indivision, ils sont gérés:
- soit en commun par l'ensemble des indivisaires,
- soit par un gérant, qui peut être une personne
extérieure,
- soit par un administrateur, nommé parmi les indivisaires,
qui se charge de l'exploitation normale des biens (entretien,
impôts, loyers..).
Fixation des règles,
convention d'indivision
Pour fixer les règles de gestion, il est possible de passer
une convention d'indivision (obligatoirement notariée si
elle comprend des immeubles).
Travaux d'entretien
S'il n'y a pas d'administrateur, les travaux doivent être
décidés à l'unanimité.
Toutefois, les travaux d'urgence (réparation de toiture..)
peuvent être décidés par un indivisaire seul,
sur ses fonds propres, moyennant une indemnisation ultérieure.
Cette indemnisation n'est possible que lors du partage.
Indivision forcée
Dans certains cas, l'indivision peut être maintenue par
le tribunal de grande instance, pour protéger les intérêts
des indivisaires.
Ce peut être le cas pour les exploitations agricoles constituant
une unité économique , les locaux d'habitation et
les locaux à usage professionnel (au maximum pour une durée
de cinq ans).
Le partage des biens met
fin à l'indivision.
En l'absence de désaccord, le partage se fait à
l'amiable entre les héritiers.
Un acte notarié est nécessaire si la succession
comprend des biens immobiliers. Les lots sont fixés librement
et peuvent être de valeurs inégale, moyennant le
versement de compensation en argent (appelée soulte).
En cas de désaccord
entre les héritiers
Il peut être procédé à un partage judiciaire.
Le tribunal compétent est le tribunal de grande instance
du lieu d'ouverture de la succession.
Un expert est désigné qui établi des lots,
en principe d'égale valeur, qui sont homologués
par le tribunal, puis tirés au sort entre les héritiers.
Partage judiciaire
S'il est impossible de composer des lots, les biens sont mis en
vente aux enchères (par "licitation") et le produit
de la vente reparti entre les héritiers.
Pour toute information,
adressez-vous:
- à un notaire,
- à la chambre départementale des notaires,
- au greffe du tribunal de grande instance
Refus ou acceptation de la succession
Obligations et droits des
héritiers
Les héritiers sont tenus de s'acquitter des dettes et des
charges de la succession dans la proportion de ce qu'ils en retirent.
Vous pouvez accepter la succession purement et simplement, l'accepter
"sous bénéfice d'inventaire" ou la refuser.
Ces trois possibilités entraînent des conséquences
très différentes quant à l'obligation de
paiement des dettes.
Refuser la succession
Adressez-vous au greffe du tribunal de grande instance du lieu
d'ouverture de la succession.
Faites une déclaration de renonciation inscrite sur un
registre spécial.
L'héritier qui renonce est censé n'avoir jamais
hérité.
Acceptation pure et simple
Elle peut:
- soit se déduire d'un acte qui suppose l'intention d'accepter,
elle est alors tacite,
- soit résulter d'un écrit dans lequel on a pris
le titre ou la qualité d'héritier (acte établi
par un notaire, acte privé ou même simple lettre),
elle est alors dite "expresse".
L'héritier qui accepte
"purement et simplement" acquiert la plénitude
des droits sur les biens successoraux.
Mais il doit personnellement répondre sans limitation de
toutes les dettes du défunt et de toutes les charges de
la succession.
Accepter la succession sous
"bénéfice d'inventaire"
Après avoir pris connaissance de la succession, vous avez
trois mois pour en faire l'inventaire et quarante jours pour délibérer
sur l'acceptation ou la renonciation. Adressez-vous au secrétariat
du greffe du tribunal de grande instance du lieu d'ouverture de
la succession. Vous devez faire une déclaration en personne
ou par un mandataire muni d'un pouvoir.
Coût: gratuit.
L'effet principal de l'acceptation sous bénéfice
d'inventaire est de limiter à la valeur des biens que l'héritier
a recueillis son obligation au paiement des dettes de la succession.
Calcul des droits de succession et de donation
Eléments de calcul
Les droits sont calculés
sur la part nette, après déduction des dettes, que
vous avez recueillie en tant qu'héritier.
Les frais funéraires peuvent être déduits
de l'actif successoral dans la limite de 1 500 EUR (pour les successions
ouvertes depuis le 1er janvier 2003).
La valeur des donations
antérieures consenties depuis moins de dix ans est ajoutée
à celle des biens de la succession.
Depuis juillet 2003, vous pouvez, sous certaines conditions, déduire
de l'actif successoral les dons effectués à des
organismes reconnus d'utilité publique. Attention, vous
ne pourrez bénéficier de la réduction d'impôt
sur le revenu pour ces mêmes dons.
Avant le calcul des droits,
les héritiers (conjoint et enfants) se partagent un abattement
général.
Ensuite, chaque héritier bénéficie d'un abattement
sur sa part d'héritage.
Après déduction des abattements, la part nette de
chaque héritier est taxée d'après un barème.
Sur le montant des droits ainsi calculé, une réduction
de 610 EUR par enfant vivant ou représenté à
partir du 3e enfant est appliquée.
Abattements sur les droits de succession
Abattement général
: 50000 EUR.(en 2004)
Il est paratagé en parts égales entre le conjoint
survivant et les enfants
Conjoint survivant
Si vous êtes le conjoint survivant, vous bénéficiez
d'un abattement de 76 000 EUR sur votre part pour les successions
ouvertes depuis le 1er janvier 2000.
Cet abattement s'élève à 60 979,61 EUR pour
les successions ouvertes entre le 1er janvier et le 31 décembre
1999, et à 50 308,18 EUR pour les successions ouvertes
antérieurement.
Héritier direct
Si vous êtes héritier en ligne directe (enfant, petit-enfant,
parent, grand-parent), vous bénéficiez
d'un abattement de 50 000 EUR sur votre part. (relevé en
2004)
Pour les petits-enfants dont les parents sont décédés,
l'abattement de 50 000 EUR se divise entre eux.
Héritier handicapé
Si vous êtes héritier ou légataire frappé
d'une infirmité physique ou mentale qui vous empêche
de travailler dans des conditions normales de rentabilité,
vous bénéficiez d'un abattement de 46 000 EUR sur
votre part.
Vous êtes le frère
ou la soeur du défunt
Vous bénéficiez d'un abattement de 15 000 EUR, à
condition d'être au moment du décès célibataire,
veuf(ve), divorcé(e), séparé(e) de corps
et âgé(e) de plus de 50 ans ou infirme et que vous
ayez été constamment domicilié(e) avec le
défunt pendant les cinq années précédant
le décès.
Sinon, vous bénéficiez d'un abattement de 1 500
EUR sur votre part.
Personnes liées par
un pacte civil de solidarité (PACS)
Si vous étiez lié au défunt par un pacte
civil de solidarité vous bénéficiez:
- d'un abattement de 46 000 EUR pour les successions antérieures
au 31 décembre 1999,
- d'un abattement de 57 000 EUR pour les successions intervenant
après le 1er janvier 2000.
Autres cas
En l'absence de tout autre abattement, vous bénéficiez
d'un abattement de 1 500 EUR sur chaque part successorale.
Cumul d'abattements
L'abattement pour personne handicapée se cumule avec les
abattements décrits ci-dessus, à l'exception de
l'abattement de 1 500 EUR.
Donations antérieures
Les abattements de 76 000; 60 979,61; 57 000; 50 308,18 et 46
000 EUR sont diminués de ceux dont vous avez bénéficié
à l'occasion de donations antérieures qui vous ont
été faites par le défunt de son vivant et
depuis moins de dix ans.
Abattements sur les droits de donation
Vous bénéficiez
en cas de donation d'un abattement:
- de 76 000 EUR entre époux, depuis le 1er janvier 2000
(contre 60 979,61 EUR du 1er janvier au 31 décembre 1999,
et 50 308,18 EUR auparavant),
- de 50 000 EUR pour les enfants et héritiers handicapés.
(relevé en 2004)
Vous pouvez également bénéficier d'un abattement
spécial.
Abattement spécial
sur donation
Les donations consenties par les grands-parents à leurs
petits-enfants depuis le 1er janvier 2003 bénéficient
d'un abattement de 30 000 EUR sur la part de chacun des petits-enfants
Cet abattement s'élevait à 15 000 EUR pour celles
consenties entre le 1er avril 1996 et le 31 décembre 2002.
Si les petits-enfants sont
déjà décédés, les donations
consenties aux arrières petits-enfants bénéficient
du même abattement.
Cet abattement est déterminé en tenant compte de
toutes les donations antérieures intervenues entre un même
grand-parent et un même petit-enfant, sauf celles consenties
depuis plus de 10 ans.
Personnes liées par
un pacte civil de solidarité (PACS)
Vous bénéficiez d'un abattement de 57 000 EUR sur
les donations effectuées en cas de donation par la personne
avec qui vous avez contracté un PACS.
Toutefois, le PACS doit avoir été conclu depuis
au moins deux ans.
Dans le cas contraire, vous ne bénéficiez d'aucun
abattement.
Cumul d'abattements
L'abattement spécial sur donations aux petits-enfants se cumule avec les abattements de 46 000 EUR pour héritier direct (si les enfants du donateur sont déjà décédés) et pour héritier handicapé.
Donations antérieures
Ces abattements sont diminués de ceux dont vous avez bénéficié
à l'occasion de donations antérieures qui vous ont
été faites par le donataire de son vivant et depuis
moins de dix ans.
Réduction des droits de donation
Donations (donations simples
ou donations partage) en pleine propriété
Pour les donations consenties en pleine propriété
entre le 25 septembre 2003 et le 30 juin 2005, le taux de la réduction
des droits de donation est fixé à 50% quel que soit
l'âge du donateur.
Les taux étaient de 50% pour les donateurs âgés
de moins de 65 ans, et de 30 % entre 65 et 75 ans, avant le 25
septembre 2003.
Autres donations
Pour les donations consenties en usufruit ou en "nue-propriété"
(le donateur conservant le droit d'usage du bien), les taux de
réduction s'élèvent depuis le 01/01/2004
:
- à 50% si le donateur est âgé de moins de
65 ans et 30% s'il est âgé de 65 à 75 ans
(usufruit),
- à 30% si le donateur est âgé de moins de
65 ans et 10% s'il est âgé de 65 à 75 ans
(nue-propriété).
Barème
Succession ou donation en
ligne directe, fraction de part nette taxable
Moins de 7 600 EUR Taux: 5%.
Entre 7 600 EUR et 11 400 EUR Taux: 10%.
Entre 11 400 EUR et 15 000 EUR Taux: 15%.
Entre 15 000 EUR et 520 000 EUR Taux: 20%.
Succession ou donation entre
époux, fraction de part nette taxable
Moins de 7 600 EUR Taux: 5%.
Entre 7 600 EUR et 15 000 EUR Taux: 10%.
Entre 15 000 EUR et 30 000 EUR Taux: 15%.
Entre 30 000 EUR et 520 000 EUR Taux: 20%.
Succession ou donation en
ligne directe ou entre époux, fraction de part nette taxable
Entre 520 000 EUR et 850 000 EUR Taux: 30%.
Entre 850 000 EUR et 1 700 000 EUR Taux: 35%.
Supérieure à 1 700 000 EUR Taux: 40%.
Succession ou donation entre
frères et soeurs, fraction de part nette taxable
Inférieure à 23 000 EUR Taux: 35%.
Supérieure à 23 000 EUR Taux: 45%.
Succession ou donation entre
personnes liées par un PACS, fraction de part nette taxable
Inférieure à 15 000 EUR Taux: 40 %
Supérieure à 15 000 EUR Taux: 50 %
Toutefois, en cas de donation, si le PACS a été
conclu depuis moins de deux ans, le taux s'élève
Succession entre parents
jusqu'au quatrième degré inclus
Taux: 55%.
Succession entre parents au-delà du quatrième degré
ou entre personnes non parentes
Taux: 60%.
Exonération des droits de succession et de donation :
Victimes d'acte terroriste
Victimes de guerre Victimes du Sida
Victimes de la maladie de Creutzfeld-Jakob
Par ailleurs certains legs et dons sont exonérés
de droits de succession et de donation
Pour toute information,
adressez-vous:
- à la recette des impôts du domicile du défunt,
- à un notaire,
- à la chambre départementale des notaires.
ou consultez le site du Service Public :
http://www.service-public.fr
Sources
: La Documentation française
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