
Jadis, on épargnait
surtout pour pouvoir faire face à un coup dur, à
la maladie, la perte de son emploi et... pour les vieux jours
!
La Sécurité sociale (pour le moment) et surtout
l'APPA -grâce à nos cotisations - nous permettent,
dans la plupart des cas, de passer financièrement le cap
de la maladie ou de l'arrêt de travail prolongé,
voire de l'invalidité.
L'institution des caisses de retraite -grâce à nos cotisations et à celles des plus jeunes - nous met, pour nos vieux jours, à l'abri de la misère, mais pas toujours d'une relative précarité... Il est bien clair pourtant que, dans la plupart des cas, les praticiens hospitaliers ne pourront prétendre maintenir, lors de leur retraite, un train de vie convenable sans avoir des revenus complémentaires qu'il leur aura bien fallu prévoir...
Et puis, il faut, dès le début de carrière, se préoccuper d'accéder à la propriété de son logement, et de s'offrir certains plaisirs, d'assouvir certaines passions.
Epargner, c'est donc capitaliser en vue de projets à court ou à long terme, mais aussi d'imprévus, de "coups de coeur"... C'est penser à un complément de retraite, de plus en plus indispensable et évident lorsque l'on sait ce qu'il en est de l'évolution démographique !
Encore faut-il que cette épargne ne fonde pas comme neige au soleil ! Il fait donc aussi investir dans des produits qui permettront que l'épargne se valorise en compensation de l'érosion monétaire ou, mieux, qui puisse rapporter quelques plus-values ou même un complément de revenus.
Mais c'est sans
doute la définition des objectifs que l'on se fixe qui
déterminera les meilleurs choix en termes de placements.
Veut-on épargner pour un achat à court terme ? Pour
accéder à la propriété ? Dans combien
de temps ? En vue de la retraite, excluivement ? Pour transmettre
un capital à ses enfants ? Ou pour un peu tout cela en
même temps ?
Dans chaque cas, il existe des solutions qui privilégient
cet objectif, au détriment peut-être des autres...
Les facteurs de choix seront, bien évidemment, la valorisation de l'épargne (et donc la sécurité du placement), mais aussi, la fiscalité qui lui est appliquée et la disponibilité des fonds au moment où l'on en a besoin (la "liquidité").
Quelques conseils...
En début
de carrière, il est faut d'abord penser à l'achat
d'une habitation principale. Il est préférable de
passer d'abord par une première phase d'épargne.
Le plan épargne-logement (PEL) qui vous oblige à
des versements fixes - à vous de les déterminer
sagement ! - est conçu pour cela. Le compte d'épargne-logement
(CEL), vous permettra d'ajouter un complément d'épargne
(et de droits à prêt) tout en vous donnant un peu
de souplesse (possibilité de faire des retraits si besoins,
et des versements libres quand c'est possible).
Ensuite, ayez recours à l'emprunt. En effet l'emprunt vous
oblige à "épargner" sous forme d'échéances
mensuelles que vous remboursez. Attention tout de même à
ne pas s'engager dans des remboursements au-dessus de ses moyens
!
S'il reste un
surplus, il faut déjà penser à capitaliser
de façon souple, surtout si vous n'êtes pas encore
très fixé sur l'utilisation ultérieure de
votre capital. L'assurance-vie et le PEA permettent de bénéficier
d'avantages fiscaux à condition, toutefois, d'attendre
8 ans avnt de vouloir retrouver le capital. Néanmoins,
il est possible, avec l'assurance-vie, d'avoir des avances - jusqu'à
90% du capital, parfois - sans frais, qu'il faudra rembourser
avant les 8 ans si l'on souhaite conserver les avantages fiscaux.
Le PEA constitue un cadre fiscal intéressant pour investir
dans des fonds communs de placement (FCP) avec des fonds plutôt
dynamiques qui restent peu risqués sur le très long
terme.
Par contre, à
50 ou 55 ans, il faut penser à sécuriser vos avoirs
en arbitrant progressivement vers des fonds sécurisés
(à base d'obligations principalement).
C'est aussi le moment de faire des projections sur les espérances
de retraite en demandant aux caisses (CRAM, Ircantec...) une reconstitution
de carrière. Pensez aux rachats éventuels de points
et tenez compte du service militaire et des enfants... (voir la
rubrique "RETRAITE").
Au moment de la
retraite, vous pourrez, si vous avez choisi une capitalisation
souple, opter soit pour des retraits partiels sur votre capital,
échelonnés pour vous apporter un complémént
de revenus, soit pour une sortie en rente viagère, soit
pour une stratégie de transmission de votre patrimoine.
N.B. Le PERP n'autorise que la sortie en rente viagère.
M.B.
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